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  • SOMMAIRERoute Circuit d'HatiBP 13233 - Delmastl. : (509) 37.41.08.38 courriel : secretariathaiti@yahoo.fr

    Directeur de la publicationRv. Pre Ducange SYLVAIN

    Directeur DBLNRv. Pre Pierre Ernest BAZILE

    Comit de RdactionRv. Pre Ducange SYLVAIN

    Rv. Pre Pierre Ernest BAZILE

    Rv. Pre Lamarck FVRIER

    Fr. Hubert MSIDOR

    Rene HRAUX

    PhotographieService de communication du Comit Mixte

    Abb Josevelt CADET

    Sr. Bernadette MONVILUS

    CorrecteurRv. Pre Jean Loubens ROSEAU

    Graphisme et Maquette Emmanuel NAAR

    DITORIAL

    4 Recteur MajeurLe Don Boscoducateur

    6 Ti koze sou lavi nou

    10 P. Harold Bernard

    16 Interview avec Daniel Rouzier sur E-Power

    26 Propositions pourune vie meilleure28 Nos dfunts29 Nouvelles de

    la Famille

    31 Rions un peu

    19 Coin de Salesiannit: Morand Wirth21 50 ans de vie religieuse :Sr Mariangela

    & Sr Carmen

    24 JMJ Rio 2013

    Bien chers amis, Comme Don Bosco ducateur, offrons aux jeunes l'vangile de la joie travers la pdagogie de la bont. Telle fut linvita-tion qui nous a t faite par le Recteur Ma-jeur P. Pascual Chvez travers ltrenne de cette anne. Toute sa vie, Don Bosco, notre Fondateur, sest vertu donner aux jeunes pauvres et abandonns une formation ducative qui leur permettait de recouvrer la dignit dans une socit un peu comme la ntre caractre dexclu-sion sociale. Son principal objectif, que nous poursui-vons encore aujourdhui, est daider le jeune devenir un bon chrtien et un hon-nte citoyen. Former le chrtien consiste en premier lieu lui annoncer la Parole de Dieu, qui contient les vrits croire et pratiquer. Mais la Parole de Dieu adapte lintelligence des enfants et des adoles-cents est le catchisme. Former lhomme et le citoyen, c'est tout mettre en uvre : ses projets et ses actions, pour duquer les jeunes aux valeurs et en mme temps mettre les autorits en face de leurs res-ponsabilits.

    Cependant son principal dsir est de conduire les jeunes au Seigneur. Sa mthodologie est celle du bonheur : Je veux vous enseigner une mthode de vie chrtienne qui puisse vous rendre joyeux et contents. Je veux vous montrer quels sont les vrais amusements et les vrais plai-sirs, de sorte que vous puissiez dire avec le saint prophte David : "Servons le Sei-gneur dans une sainte allgresse. Servite Domino in laetitia " (GP 5s).

    la suite de Don Bosco, lcole salsienne existe pour rpondre aux besoins concrets des jeunes surtout les plus ncessiteux. Elle sinsre dans un projet global ddu-cation, de promotion humaine, de prven-tion de la dlinquance. Notre vision du-cative et culturelle base sur les valeurs

    vangliques aide construire lhomme hatien partir de lintrieur en insistant, non seulement sur lacquisition dun en-semble de connaissances, mais aussi sur lapprentissage et le vcu dun ensemble de valeurs de base telles : la maturation de la conscience, le dveloppement de la libert responsable, la capacit de rela-tion, de solidarit et de communication, la reconnaissance de la dignit de la per-sonne, lhabilitation aux responsabilits historiques, fondes sur le sens de la jus-tice et de la paix en vue du bien commun

    Dans ce numro du Bulletin Don Bosco Lakay Nou (DBLN), vous sera offert un long reportage sur la 3me dition de Bosco Culture, grand concours artis-tique et culturel qui aide les jeunes de nos coles et de nos centres dcouvrir leurs talents. Hati est pauvre matriellement, mais riche en diversit culturelle. Ldu-cation salsienne tient en compte tous les aspects de la personne du jeune afin de laider russir dans la vie pour russir sa vie.

    Salsiens, membres de la famille sal-sienne, collaborateurs, noublions pas que notre objectif premier dans luvre de lducation cest de contribuer la crois-sance intgrale de lenfant et du jeune, non seulement en insistant sur la qua-lit de lducation scolaire, mais aussi en favorisant sa socialisation dans un pays qui a besoin dhommes et de femmes capables de sinvestir dans son dvelop-pement durable et de viser lternit. De prs ou de loin, je pense toujours vous. Mon seul et unique dsir,cest de vous voir heureux dans le temps et dans lternit (Don Bosco).

    11 DOSSIER SPCIAL :3me DITION BOSCO CULTURE

    Pre Ducange Sylvain, sdbSuprieur Provincial

  • 4 | DON BOSCO LAKAY NOU | MAI-AOT 2013 MAI-AOT 2013 | DON BOSCO LAKAY NOU | 5

    Jai pouss une charrette | Un jour ou l'on touf-fait, je me promenais dans Turin en compagnie de mon trs fidle Don Rua et dun autre Salsien, quand mon regard sattarda soudain sur une scne qui me remplit le cur dune profonde tristesse : un jeune garon, qui devait avoir douze ans, essayait de tirer une charrette pleine de briques sur un chemin caillouteux tout accident. Ctait un apprenti maon, petit et frle, qui, incapable de faire bouger ce poids dpas-sant ses forces, pleurait dsesprment. Je me suis dtach des deux Salsiens et jai couru vers ce pauvre garon, un parmi tant dautres qui, dans le Turin dalors senrichissait de nombreux beaux immeubles, grandissaient sous lautorit de patrons inhumains, coups de baffes et de jurons. Touch par les larmes qui coulaient sur son visage, je me suis approch du garon, lui ai souri avec un petit signe damiti et lai aid pousser sa charge jusquau chantier. Tout le monde stonnait en voyant arriver en ce lieu un prtre en soutane noire ; le jeune garon, au contraire, avait compris au vol que je laimais vraiment bien puisque je suis all sa rencontre pour laider concrtement.

    Jaime rappeler ce fait, un parmi tant dautres, car je le consi-dre comme le symbole de mon grand amour pour les jeunes.

    Non pas un amour en paroles, mais un amour qui parle tout droit au cur. Jtais certain dune chose : le chemin qui mne au cur est celui qui convainc le plus et balaye toute rsistance et tout doute possible.

    Un soir mmorable | Je me rappelle avec motion, comme si ctait aujourdhui, le soir du 26 janvier 1854. Aprs les prires, javais runi dans mon humble petite chambre quatre jeunes (gs de 16 20 ans) qui taient avec moi depuis un moment. Jallais leur proposer un essai dexercice pratique de la charit envers le prochain . Je ne pouvais pas me compromettre davantage. Si je leur avais manifest mon intention de fonder une congrgation religieuse, je naurais pas atteint mon but. Ctait une poque o diffrents groupes de religieux et de religieuses avaient t supprims dun simple trait de plume. Il tait plus prudent de demander sils voulaient rester avec moi pour maider travailler parmi les jeunes. Je suivais lexemple de Jsus qui avait seulement dit ses premiers disciples : "Venez et voyez". partir de ce pre-mier soir-l, nous nous sommes appels salsiens pour la premire fois. Et, le regard fix sur saint Franois de Sales, le champion de la bont et de la douceur vanglique, nous avons commenc. Dix-huit ans auparavant, la veille de mon

    ordination sacerdotale, javais crit dans mes rsolutions : La charit et la douceur de saint Franois de Sales me gui-deront en toutes choses . Dans mon cur, ce soir-l, naissait la Congrgation salsienne ; elle serait dfinitivement approu-ve vingt ans aprs seulement ! Un chemin long et difficile mattendait, un vrai chemin de croix, je te prie de me croire tel point que, des annes plus tard, javouais : Si javais su plus tt que fonder une socit religieuse cotait tant de souffrances, de fatigues, doppositions, de contradictions, je naurais sans doute pas eu le courage de matteler cette tche .

    Un cur 360 | Lexercice pratique de la charit que javais propos au petit groupe ne reposait sur rien. Ctait un tmoignage que je menais depuis de nombreuses annes. Ce ntait pas une de mes ides fixes . Ctait une proposition pour les jeunes. Plus tard, quelquun la dfinirait charit pas-torale . Le Systme Prventif ntait pas simplement le sys-tme de la bont mais la bont rige en systme . Ce nest pas moi qui ai dit cette dernire phrase ; cest un Salsien qui la crite, un Salsien que jai connu enfant et qui se confes-sait rgulirement moi durant les dernires annes de ma vie. La base tait lamour de Dieu rvl par Jsus. Jaimais les jeunes parce que je savais que Dieu les aimait. Je ntais jamais indiffrent devant aucun garon ; je cherchais donc les meilleurs moyens pour leur faire du bien et les rapprocher toujours plus du Seigneur.

    Avec lexprience acquise pendant tant dannes, jtais tou-jours plus convaincu que je ne pouvais pas marrter lenfant que javais devant moi mais que je devais voir en lui lhomme de demain. Je devais travailler dans une perspective davenir. Voil pourquoi je le prparais tre capable de renoncements et de sacrifices pour atteindre des idaux levs et nobles ; je ne me contentais pas simplement dun strict ncessaire tri-qu mais jexigeais le meilleur de chacun. Ne serait-ce que parce que javais une confiance inbranlable en ses potentiali-ts. Et lesprance mhabitait toujours ; voil pourquoi jencou-rageais mes collaborateurs : Peut-tre vous semblera-t-il que pour certains jeunes vos fatigues et la sueur de votre front sont peine perdue. Cest peut-tre vrai pour le moment, mais ce ne sera pas toujours le cas, pas mme pour ceux qui vous paraissent les plus indociles. Les gestes daffection que vous leur aurez tmoigns leur resteront toujours gravs dans la mmoire et dans le cur. Viendra le temps o le bon grain germera, donnera ses fleurs et produira ses fruits .

    Durant les dernires annes de ma vie, je me sentais r-compens en voyant comment javais russi former une quipe de Salsiens trs diffrents entre eux, mais unis par la mme passion ducative et en harmonie avec elle. Ainsi, javais su mettre en valeur lenthousiasme ardent et vivace dun Cagliero, la fidlit inoxydable dun Don Rua, laffabilit

    dun Francesia, la force journalistique dun Bonetti, le calme dsarmant dun Alasonatti, la fidlit inbranlable dun Buz-zetti, le gnie intellectuel dun Cerutti, lesprit de

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