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  • Le 24 juin 1939 — N° 26 DIX PAGES Le numéro fr. 0,40

    Editeur responsable : H. VAN MECKEREN, 33. rue Royale, Ostende

    Publicité Ostende et côte belge : 40, Bd. Van Iseghem, Ostende. Tel. 714.44

    Publicité intérieur du pays et étranger : Agence Havas, 13, Bd A. Max. Bruxelles Agence Havas, 62, rue de Richelieu, Paris Agence Havas, Brettenham House, Lancaster

    place, London

    JOURNAL D' 05TEnDE ET DU LITTORAL HEBDOMADAIRE HEUTPE ET iriDEPEriDAriT,PARAI55AnT LE SAMEDI

    Abonnements :

    Belgique : un an 20 fr., 6 mois fr. 12,50

    Etranger : un an, 35 frs,- six mois, 20 frs.

    Publicité : Dernier délai pour la réception vendredi midi."

    8J:I cria i

    IL FAUT REAGIR ! UHE REFORME INDISPENSABLE

    INITIATIVE PRIVEE D'ABORD 1 Nous voici au seuil de la route grande saison. Que nous réservera-1-

    elle ? Question qu'on trouve sur toutes les lèvres et à laquelle i l est bien malaisé de répondre. Une chose qu'on peut aff i rmer c'est qu'elle ne dé- cevra personne, n'ayant rien promis.

    Elle n'avait rien à promette, la pauvre ! Ne traîne-t-elle pas, der- rière elle, le boulet de la situation internationale toujours angoissante, de diff icultés intérieures sans cesse renouvelées, et d'un appétit fiscal insatiable. Les revenus de ceux que nous souhaitons voir à Ostende sont férocement amputés de 35 à 40 % . Que reste-t- i l dès lors pour mener en vil légiature une vie quelque peu luxueuse, une vie plus en rapport avec les possibilités fastueuses de la Reine des Plages, qu'avec ce qui reste de leurs ressources écornées.

    Sans compter qu'à ces restrictions, hélas nécessaires, viennent s'ajouter, pour les mêmes raisons toujours, la compression budgétaire des finances communales.

    Etendue mollement sur les bords de la mer, une ville comme le nôtre aurait bien tor t de compter uniquement sur ses charmes, très réels, pour att irer vers elle les « happy few ». Si de nos jours on est fr iand d'espace, d'air pur, de soleil et de l iberté, encore faut- i l que viennent s'ajouter à ces avantages naturels des attractions d'un autre ordre sur lesquelles on aurait tor t de lésiner. La Reine des Plages doit se parer d'appâts art i f iciels, ce seront les fêtes et attractions, où la mondanité et , ma foi aussi, le snobisme pourront se donner libre cours. I l faut à la foule que nous souhaitons, manifestations hippiques, mondaines et spor- tives, rallyes, concerts, expositions, le tout du meilleur aloi et dotées d'une organisation impeccable et de prix importants.

    Ce sont là, me direz-vous, dépenses importantes, à rendement i n - certain, si pas problématique ! Et cependant, existe-t- i l , un autre moyen de garder à notre vil le son « standing ». Trouvera-Non autre chose pour qu'elle continue à bril ler d'un éclat incomparable et à émerger du lot des plages, ne disons pas concurrentes mais voisines, qui toutes font un ef for t remarquable, tant au point de vue publicitaire que budgétaire ?

    I l faudrait qu'Ostende puisse disposer de DEUX MILLIONS, nous disons bien: deux mill ions par an, pour son budget des fêtes et publicité qui se chif fre actuellement à Fr. 1.500.000 seulement.

    C'est un chi f f re imposant certes, mais qui ne dépasse pas nos pos- sibilités. I l y a moyen de réunir cette somme et bien de la manière sui- vante:

    Y affecter, tout d'abord, le produit de la taxe de séjour, qu'on pourrait appeler d'un nom moins rébarbatif,-, le produit net de la différence de prix pratiquée en été par la Régie sur les tari fs de gax et d'électr ici té, plus un droit f ixe de 1000 fr . au m : sur la partie des terrasses faisant em- prise sur la voie publique. (Sait-on qu'une pompe à essence, ne prenant qu'une place inf ime sur un t rot to i r , paie un droi t f ixe de 1000 fr. ?) .

    Nous avons le sentiment que ces sommes auxquelles devraient s'ajou- ter évidemment une participation importante de fa Vi l le et , peut-être des Casinos suff iraient à rendre à notre vil le son ancienne splendeur.

    I l est bien évident qu'à la gestion de ces fonds devraient participer les représentants qualifiés de ceux qui ont non seulement un intérêt primordial o leur répartit ion judicieuse, mais qui y ont contribué pour la plus large part.

    Nous estimons que le comité actuel des fêtes est bien composé à cet égard, i l lui manque toutefois, pour accomplir intégralement sa tâché, trois choses: 1. le droit de discuter la publici té générale et de soupeser la valeur et l 'opportunité de sa répartit ion ; 2 . Un homme appointé in - dépendant, ayant des relations et sachant écrire, qui coordonnerait toute l 'act ion; 3. Des fonds suffisants.

    Cela aboutirait à une refonte complète du système. Nous, pensons que pareille réforme ne serait pas pour effrayer nos édiles, soucieux avant tout du bien général, p lutôt que de la satisfaction platonique de gérer exclusivement par eux-mêmes, des affaires aussi complexes auxquelles la plupart d'entre eux ne sont pas préparés.

    Ostende-Plage nous a fourni un exemple probant de la supériorité indiscutable de l ' init iat ive privée sur le lent rouage administrat i f . Oh, nous savons ! On ergotera sur des chiffres, sur le rendement absolu des installations de bains avant et après. I l n'en est pas moins vrai que l'ef- for t d'Ostende-Plage, tant aux points de vue bains que tennis, permet d'augurer le renouveau d'Ostende, contrecarré malheureusement par les circonstances économiques adverses, et dont nos héritiers très proches, ou nous mêmes, avec un léger retardement, serons les heureux bénéficiaires.

    I I est évidemment trop tard cette' année, pour mettre la question sur le tapis, mais i l faudrait admettre dès à présent, qu ' i l y a quelque chose à faire et que. la question toute entière mérite un examen attent i f .

    I l faut que notre Vi l le reconquière dans les toutes premières années son rang, i l n'y a aucun ef for t , si ardu soi t - i l , qui ne mérite d'être soutenu, aucune init iat ive qui ne doive être encouragée.

    L'extension d'Ostende, c'est bien, encore faut - i l qu'elle ne s'anémie pas en gonflant sa périphérie. au détr iment du cœur de la ci té, qui bat au rythme du succès dé la saison balnéaire .

    CASINO IMPERIAL Boulevard Van Iseghem, O S T E N D E

    MHUMUHtHUUV

    TOUS LES JOURS de 4 à 6 heures

    liir-Conrrrl avec

    J. AWOUTERS et son orchest re

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    \ O S 4 IIIKOMU1 I * POLITIQUES Nous avons été heureux d'apprendre, de divers côtés, que nos chroniques politiques

    sont tombées dans le goût du Public.

    Rédigées par des personnalités averties, à l'esprit pondéré, elles ont permis à nos lecteurs de se faire une opinion sur les sujets divers qui font l'objet des controverses de notre vie communale et nationale.

    Le tourbillon cyclique de la grande saison est là. Nous avons pensé que cette période d'activité intense se prêtait plus à l'action qu'aux échanges d'idées. Nous croyons donc bien faire en interrompant, pour les mois de juillet et août les chroniques politiques.

    Nous remettrons " ça " avec le premier numéro de septembre. \vvvvv*v\vv%\*>*v*vvvvvvvvv\^*vvvv*vv*vvv*vvvvvvvv\vvv*^

    Ces «Jtromacgue c a t n e l a c g u e £ « . «Btvemcgue l«l»é«*uie

    L'enseignement libre SAGES PAROLES Il nous plaît infiniment de pou-

    voir constater, dans la dernière chronique catholique de la saison estivale, le grand succès de l'en- seignement libre, dans notre ville.

    Samedi, c'était S. E. le ministre Marck qui rendait visite à l'école professionnelle et industrielle libre de la rue des Deniers, pour y con- stater, non seulement, sa prospé- rité, qui se traduit par une popu- lation de plus de 700 élèves dirigés par un corps professoral composé d'une élite de quarante profes- seurs, mais aussi son efficience, qui lui vaudra probablement la faveur de pouvoir délivrer des diplômes d'étude supérieure de motoriste comme elle en délivre déjà d'ingé- nieur technique.

    L'hommage que M. Marck rendit à cette occasion au R. M. Maes, 1'éminent directeur de cette école fut acclamé d'enthousiasme par les nombreuses personnalités présea- tes.

    Au moment oii cette solennité s'accomplissait, on entamait les travaux de construction d'une nouvelle annexe au Collège Notre Dame, qui s'élèvera dans une par- tie des jardins de l'orphelinat St. Vincent Février, à l'ouest de la vil- le, ce qui facilitera la fréquentation par les nombreux enfants qui ha- bitçnt dans ces parages.

    A l'effet de renseigner nos lec- teurs avons-nous cru bien faire de rendre visite au sympathique Prin- cipal du Collège Notre Dame, aussi accueillant pour les journalistes que pour les élèves et leurs parents.

    — Eh bien, M. le Principal, vous voilà encore une fois en pleine bâ- tisse, avec la même bonne humeur que lors des constructions et amé- nagements des deux complexes qui forment déjà une imposante sur- face pouv votre enseignement moyen libre.

    — Que voulez-vous, notre mis- sion est de servir et nous servons volontiers une population qui nous est si sympathique et une jeunesse qui nous est si dévouée. D'ailleurs, il le faut bien : noblesse oblige, et la noblesse de la science ne peut que nous inciter, comme ce fut la mission de l'Eglise depuis Pierre, à en faire bénéficier tous ceux qui s'adressent à nous.

    — Et ils deviennent de plus en plus nombreux, M.