biarritz mag 228

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BIarritz Mag du mois de Mai

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  • BIARRITZ magazine I MAI 2013 I N228 3

    4 LA TRIBUNE Au sujet des casetas

    7 ZAPPING

    8 LACTUALIT8 Dans la magie du FAR 9 Rendez-vous aux jardins 10 LE DOSSIER10 Les visages de la fte

    18 LA VILLE18 Le Budget 201320 Rnovation des Halles de Biarritz25 Rencontre Quatre filles dans le vent27 Mmoire Autour des Halles, le Bar Jean

    28 LA VIE ASSOCIATIVE28 AGIR les Donneurs de voix

    32 LAGENDA LAtabal en mai, La Nuit des muses

    38 LA VIE DES CONSEILS DE QUARTIER

    39 LEXPRESSION DES GROUPES POLITIQUES

    42 LE CARNET

    MAI 2013 N228Directeur de la publication : Michel VeunacDirectrice de la communication : Claire RipertRdactrice en chef : Anne-Marie GalSecrtaire de rdaction : Sophie VivTextes en basque: Eneko GorriParticipation rdactionnelle : D. Yustde, S. Viv, E. Gorri, A. Rode, C. ComarlotMise en page et photogravure : AlterGrafCration et couverture. Pages 20 et 21 : Marie-Cline HondelatteImpression : FrontreRgie publicitaire : Supports Promotion (05 59 52 30 81)Couverture : Noah Chorny, Drunken Master au Festival des arts de la rue, retouche Profilkolor

    La Mairie de Biarritz agit pour la gestion durable des forts: ce papier est fabriqu partir de fibres de bois certifies en provenance de forts gres selon les principes de dveloppement durable.

    7 LE ZAPPING Le Ballet de Pkin

    10 LE DOSSIER Les visages de la fte

    32 lAGENDARaies manta

    8 LACTUALIT Dans la magie du FAR

    25 LA VILLE Quatre filles dans le vent

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    4 BIARRITZ magazine I MAI 2013 I N228

    Jai pris, aprs beaucoup dhsitation et de consulta-tions, la dcision de ne pas autoriser, cette anne, la principale fte populaire de Biarritz, savoir les Casetas.Bien sr, il y a eu de la surprise, des protestations, mais au fond peu de polmique et plutt de la comprhension, si jen crois les nombreux tmoignages crits et parls que jai reus. Le drame vcu, lan dernier, avec laccident

    mortel dune jeune fille, nous a tous touchs durement et a conduit beaucoup dentre nous rflchir sur les risques encourus.Je sais bien quil sagit de la fin dune belle histoire, conduite par des hommes et des femmes qui ont donn beaucoup deux-mmes pour la russite de cette fte. Je sais le rle de Tonio Macazaga et des tablissements de nuit, le Caveau, le Play Boy et dautres, de Gracie Carvalho (Biarritz-Animation), dric Marchais (Biarritz vnement) des quelques restaurants de qua-lit qui ont accept de jouer le jeu, je noublie pas les Associations qui, a un moment

    ou un autre, ont apport leur contribution cette belle fte Biarrote.Ma dcision personnelle, lie la responsabilit propre du Maire en matire dordre, de scurit, de police, ne signifie absolument pas le refus de la fte. Celle-ci correspond un besoin fort de nos concitoyens, jeunes et moins jeunes, rsidents et visiteurs, voisins de la Cte Basque et invits et cela peut-tre plus encore, par temps de crise. La fte est un lment essentiel de lchange intergnrationnel, de lquilibre social, du bonheur personnel, de la convi-vialit et mme du respect de lautre. Beaucoup de ftes importantes auxquelles nous tenons, existent encore dans notre ville, ftes de quartier Beaurivage, Saint-Charles, La Ngresse, au Port-Vieux, ftes associatives au Parc Gramont, au Phare, Aguilera, au Port des Pcheurs, Fte de la Musique, les Ocanes et jen passe.

    Non, la raison de mon choix, difficile et peut-tre trop tardif, est principalement lvolution considrable de la Fte des Casetas et les dangers qui en rsultent. Dabord laccrois-sement du nombre des participants, qui a t limit rgle-mentairement ces dernires annes 6 000 et qui atteint, en ralit, rgulirement prs de 9 000 personnes dans les moments les plus chauds de la soire, entre 23heures et 2heures du matin.Pourquoi ce dpassement malgr des moyens de contrle importants, Police municipale (17 agents), Scurit prive (13 agents), patrouilles de CRS (12 agents) ? Tout simple-ment parce que le site est incontrlable. Le blocage par les CRS, Boulevard du Prince de Galles, est efficace, mais les gens rentraient lanne dernire, par les plages ( mare basse), par les cheminements de la Cte des Basques, par une pression insupportable aux contrles toujours satu-rs. Les fouilles indispensables concernant les couteaux, les armes et les boissons alcoolises ne facilitaient pas les choses. Les moyens mis en uvre par la Ville, ceux venant de la Police nationale, ne sont plus suffisants pour faire face une mare humaine, venant de plus en plus loin, pour participer la fte, entre copains, par transports privs ou publics. Jai mme reu, il y a quelques jours, une demande sur la date de ces ftes, par une jeune fille dsireuse den-terrer sa vie de clibataire, sur la Cte des Basques.Il faut ajouter ce souci majeur du nombre, celui de lalcool. Et pourtant linterdiction de lalcool est respecte dans les 10 bars de la fte. Mais la population prsente est de plus en plus jeune et introduit des boissons, achetes dans les grandes surfaces, stockes dans les rochers, puis mlanges avec des euphorisants ou des drogues et consommes sur place. Certains penseront que jexagre, mais cest hlas la vrit. On retrouve ces excs dans la ville, principalement en son centre. Et les commentaires faits par les services hospitaliers ou la police de nuit, tmoignent de ces dviations inquitantes. Jai confirm, lan dernier par des arrts municipaux, concernant lensemble de la commune, linterdiction, toute lanne, de consommer de lalcool, sur le domaine public et en particulier sur la voirie. La constatation la plus pnible est que cette alcoolisation qui nest pas nouvelle frappe des personnes de plus en plus jeunes, que nous avons le devoir de protger contre elles-mmes.

    ... largument le plus important, le plus dcisif, justifiant mon

    refus, est le caractre trs

    dangereux du site de la Cte

    des Basques ...

    AU SUJET des casetas

    la tribune i sarhitza

  • BIARRITZ magazine I MAI 2013 I N228 5

    Jajoute que la date des Casetas, cette anne, concidait avec la fin des examens des lyces, risquant ainsi de dve-lopper encore la frquentation de la fte, surtout par beau temps, ce qui est probable cette priode de lt.Mais, au-del de tout a, largument le plus important, le plus dcisif, justifiant mon refus, est le caractre trs dan-gereux du site de la Cte des Basques, avec ses murets et escaliers, avec les blocs de bton qui longent la Cte. Voir des jeunes plus ou moins assurs, marcher sur les murets, avec le danger de se fracasser sur les rochers, en bas, voir des concentrations de population danser, se bousculer un verre la main, ne peut que mettre en vidence les risques dun site contraint, impossible contrler, sauf multi-plier les moyens policiers, ce qui est contraire lide mme de la fte.

    Initialement, les Casetas rassemblaient les Biarrots et leurs Amis, elles taient une fte de quartier, o chacun retrou-vait les siens, ses amis scolaires, tudiants, associatifs, ses connaissances, celles et ceux de sa gnration, o les plus gs venaient se promener, dner pendant le dbut de la soire, dans un climat tranquille, de joie et de convivia-lit. Peu peu les Casetas sont devenues de petites ftes de Dax ou de Bayonne, mais dans un site, certes lun des plus beaux de la Cte Basque, mais totalement inadapt. Dans ces conditions, le devoir du Maire, sa responsabilit personnelle, est de prendre les mesures ncessaires pour assurer la scurit et la tranquillit de tous et dinterdire lvnement, au cas o aucune solution satisfaisante ne serait trouve.La question du juste quilibre entre la tranquillit de la Ville et la vie nocturne, entre le got de la fte, le plaisir de samuser ensemble et le souci de profiter pleinement de son repos, de ses vacances, de ses moments de dtente, est de plus en plus aigue, avec lvolution dmographique de la ville, marque par un accroissement des rsidences secon-daires qui atteignent aujourdhui 43 % de nos 25 400 loge-ments et une augmentation de lge de la population qui comporte dsormais 40 % de plus de 60 ans. Depuis que je suis maire, je sens se dvelopper cette incomprhension, cette rsistance dune partie des rsidents biarrots, devant lanimation de la Ville, sa vie nocturne, ses ftes populaires.Et pourtant, une station touristique se doit daccueillir ses visiteurs et de leur fournir loffre festive, culturelle, spor-tive quils souhaitent. Nous nous sommes efforcs, dans des diffrents domaines, dlargir en quantit et en qualit les spectacles culturels, les animations de rue, les Festivals de toute nature, les comptitions sportives, les ftes popu-laires tout au long de lanne.Mais nous devons aussi accepter les jeunes, les attirer, trou-ver la bonne mesure par rapport une culture, un mode de vie, des attentes, souvent rejets par les gnrations plus anciennes, mais qui portent leur part dinnovation, dvolutions futures, de dynamisme social, culturel, sinon de dveloppement conomique.Le choix fait par la Municipalit dun accompagnement de linsertion des jeunes dans la vie active, pour leur loge-ment, pour leur emploi, est essentiel mme sil est encore insuffisant. Mais cette obligation de penser aux jeunes sapplique aussi leurs ftes, leurs concerts, leur vie de groupe. LAtabal ou le Big Festival, lAssosalai et beaucoup dautres initiatives publiques ou prives, ont pour objet dapporter une rponse cette demande et ils le font avec

    un succs incontestable. Les Casetas font aussi partie de cette reconnaissance que les jeunes rclament et je mesure la dception de beaucoup dentre eux lannonce de leur disparition.

    Il est indispensable, dans cet esprit, dimaginer des ftes locales supplmentaires, faisant une vraie place aux jeunes, condition quelles soient