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Actes des 7èmes Assises Nationales de l'ALCS 2007 Problématique du dépistage de l'infection à VIH dans les pays à faible prévalence Fès, 25, 26 et 27 mai 2007

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  • 1. 1 Brochure.indd 1 10/11/08 16:29:51
  • 2. 2 3 Sance dOuverture Discours de la prsidente de lALCS Discours de Monsieur le Ministre de la Sant Discours de Monsieur ladministrateur national du programme ONUSIDA, Maroc Intervention de Monsieur Pierre Berg, prsident de Sidaction, France Hommage au Dr Arnaud Marty-Lavauzelle Pr Hakima Himmich, Prsidente de lALCS Confrence sur Ethique et VIH , Matre Alain Molla - Avocat et ancien membre du Conseil National du sida, France Brochure.indd 2-3 10/11/08 16:29:51
  • 3. 4 5 Discours de la prsidente de lALCS Je tiens tout dabord remercier Monsieur le Ministre de la Sant de nous honorer de sa prsence malgr son agenda trs charg. Sa prsence parmi nous est le tmoin des relations de confiance entre son Ministre et notre association. Je tiens galement remercier Monsieur le Wali et Monsieur le Maire pour leur prcieux soutien dans lorganisation de ces assises. A la veille de ses 20 annes dexistence, lALCS, premire association de lutte contre le sida dans la rgion Maghreb-Moyen-orient, tient ses VIImes assises nationales dans la ville historique de Fs Le thme retenu par le conseil national de lALCS,pourcesassisesest: Problmatique de llargissement des indications du dpistage de linfection VIH, dans les pays faible prvalence . Cette thmatique qui fait partie des proccupations du Ministre de la Sant a domin la dernire confrence internationale de Toronto, a fait lobjet de nouvelles recommandations des CDC dAtlanta, va bientt faire lobjet de nouvelles recommandations de lOMS dont nous entretiendra, Madame Carla Makhlouf Obermeyer, qui a largement contribu leur laboration. Lintrt pour cette question vient du fait que, lorsquil nest pas impos comme un outil de rpression, le dpistage est un lment important de la chane de prvention. Le dpistage est aussi et surtout le point dentre au traitement. Or, alors que les mdicaments commencent tre disponibles dans les pays du Sud, comme cest le cas dans notre pays, de nombreuses personnes nen bnficient pas parce quelles ne savent pas quelles sont sropositives. Nous aurions pu nous contenter dattendre la publication des recommandations de lOMS mais celles-ci concernent essentiellement les pays forte prvalence de linfection VIH. Par ailleurs la problmatique de llargissement des indications des tests dite du consentement implicite comportent des risques de drives que nous tenions discuter avec les spcialistes de la question nationaux, de lOMS, de lONUSIDA et des associations avec qui nous partageons la mme thique: AIDES, Sidaction, Sida Info Service, Act Up, que je remercie davoir fait le dplacement pour partager avec nous ces assises. Il est tout fait naturel que lALCS, qui a t pionnire dans ce domaine comme dans beaucoupdautres,aussibiendansnotrepays que dans notre rgion, prenne linitiative de ce colloque, qui je lespre dbouchera sur des recommandations, valables aussi bien dans notre pays que chez nos voisins Mauritaniens, Algriens et Tunisiens que je remercie dtre parmi nous et qui sont reprsents par les membres du programme AMEDIS savoir: lAssociation de Protection contre le Sida, dOran, lassociation Tunisienne de lutte contre les MST et le Sida, Espoir et Vie de Mauritanie. Une attention particulire sera accorde llargissement des indications des tests dans les centres de soins, loptimisation de lusage des tests rapides, au fonctionnement desCIDAGMobiles,unmomentoplusieurs associations vont en acqurir et la pratique des tests dans les centres pnitenciers. Ces thmes seront traits par dimminents experts nationaux et internationaux. Les associations partenaires de lALCS et ou associations thmatiques, nous font lamiti dtre parmi nous. Il sagit de Sida Entreprises, AMSED, Soleil, la Ligue des IST/ sida et lOPALS. Ces assises, qui sont un moment important de la vie de notre association, runissent deux cent cinquante volontaires, dont plusieurs personnes vivant avec le VIH. Ces volontaires constituent notre principale richesse. Les assises runissent aussi des salaris qui nont mnag aucun effort pour le succs de ces assises et que je tiens remercier. Discours de Monsieur le Ministre de la Sant Je voudrais vous exprimer lhonneur qui mest fait aujourdhui dtre parmi vous, non seulement dans cette ville, dont la beaut nous charme chaque visite, mais surtout de participer cette rencontre visant la discussion de situations auxquelles nous confronte le sida, ce flau touchant le monde dans sa totalit, depuis plusieurs annes dj. Je voudrais fliciter ma collgue, le professeur Himmich, tout dabord pour le choix des sujets que vous tes sur le point dtudier, ensuite pour le fait quelle soit devenue lune des spcialistes les plus reconnus. En ralit, jai longuement pens la manire par laquelle jintroduirais ces assises : devais-je vous parler de ces chiffres effrayants: quarante millions de malades, quinze millions denfants orphelins? Devais-je vous entretenir de la problmatique de la fminisation de la maladie et de ses consquences dangereuses pour les enfants et pour lavenir de lhumanit ? Jai choisi de vous entretenir de faits et vous faire part de quelques observations. Notre pays sest engag, depuis plus de dix ans dans la bataille contre cette maladie grce, tout dabord au soutien de Sa Majest Le Roi, illustr par son discours New York en 2000 et par lintrt que porte Sa Majest le Roi aux personnes vivant avec le VIH. Brochure.indd 4-5 10/11/08 16:29:51
  • 4. 6 7 Cette bataille est aussi mene grce lengagement de la socit civile et enfin grce un programme public financ en collaboration avec le Fond Mondial pour la lutte contre le sida. Il est aussi essentiel de rappeler que nous travaillons ensemble depuis maintenant cinq ans pour venir bout des tabous en matire de prvention. Le ministre, en sassociant au groupe de travail charg de cette question, a pu accomplir un bien modeste travail. En effet, si le ministre supervise politiquement ce projet,dontladirectionincombeaujourdhuiau Dr Chawki, un groupe, compos dlments de la socit civile, des reprsentant de lOMS et des autres agences des Nations Unies, des ministres de lEnseignement, de la Justice, de lIntrieur et de la Jeunesse, uvre galement dans ce cadre. Cette assemble a ralis un important travail de sensibilisation pour la prvention. Nous avons souvent discut ensemble des diffrents outils de prvention notre disposition : labstinence et la fidlit au sacrement du mariage, lorsquils sont possibles, et dans les cas contraires, je nai personnellement aucune honte vous dire, que le prservatif est actuellement lunique moyen existant pour la prvention contre cette maladie. Cettemaladieaforclesavoirdeschercheurs, sest impos au monde sans quon ne lui ait trouvnivaccinprventif,nitraitementdfinitif. Par consquent, les travaux actuellement en cours au niveau pidmiologique comme au niveau thrapeutique restent lacunaires et trs chers. Jamais dans lhistoire de la mdecine, de tels fonds furent levs pour combattre une maladie tant elle a t juge dangereuse. La socit civile elle-mme sest engage dans son ensemble et a cr un fond spcifique pour la lutte contre le sida, le Fond Mondial de Lutte contre le Sida, le Malaria et la Tuberculose. Un mme lan solidaire cest dire que la dangerosit de ce mal outrepasse les frontires, appelle la prudence et nous impose de discuter, sans honte et avec sincrit, de tous les moyens de prvention auxquels doivent adhrer les familles, la socit civile et lensemble des organismes mdicaux concerns par ce flau, lchelle nationale et internationale. Et ce fond a jusqu maintenant dpens sept milliards de dollars dans 160 pays, ce qui atteste, une fois de plus, de limportance et de la menace que reprsente cette maladie. Plusieurs autres organismes existent, dont celui de Bill Gates, qui a consacr la lutte contrecettemaladieundemi-milliardpourcinq ans ; linitiative du prsident Bush, qui a prvu quinze milliards pour quinze ans, lUNITAID de Jacques Chirac qui sattache fournir aux malades des traitements de seconde ligne, surtout aux enfants, ce programme innovant qui regroupe plus de quarante pays, est financ par une taxe sur les billets davion. La richesse mondiale croissant de 2000 milliards de dollars chaque anne, le financement de tels projets est donc un faux problme. Et je ne parle pas des actions menes par les tats titre individuel : mme les pays africains qui ont longtemps reni la maladie y consacrent aujourdhui sept milliards de dollars. Malgr ces chiffres effrayants, ces milliers de dollars qui pourraient tout aussi bien servir la construction davions ou darmes nuclaires, la science na pas perc tous les secrets de cette maladie et na su trouver ni un vaccin efficace ni un traitement qui permettrait den gurir. De plus, ces fonds exorbitants restent insuffisants. Seulement une femme sur dix en Afrique a accs aux mdicaments, et un enfant sur dix. Dans la ralit, les spcialistes affirment, et madame Himmich me corrigera sil le faut, quil faudrait vingt deux milliards de dollars pour combattre la maladie. Cest une catastrophe humaine qui doit tre prise comme telle : une image et des chiffres catastrophiques, un avenir trouble malgr les efforts de tous. Nous finanons et continuerons de financer de pareils rencontres, soutenant les efforts jumels de la socit civile marocaine et de nos partenaires : le Fond Mondial, ESTHER, dont nous profitons aujourdhui au niveau national, lONUSIDA, lUNICEF, les aides franaises, la GTZ, et la Coopration Technique Belge. Accrotre sans cesse nos efforts arrtera la

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