dossier bilan lift with fing 2013

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  • Lift with Fing conference

    Dossier bilan

    1516 octobre 2013 Marseille, FranceVilla Mditerrane, Marseille

    www.liftconference.com/lift-france-13

  • Avec 1250 participants aux confrences et 1800 visiteurs aux expositions, les 7 vnements de Lift with Fing auront dpass le cap des 3000 participants. Nous souhaitons vous remercier de votre participation et de votre soutien. Cette 5me dition la Villa Mditerrane aura rencontr un plein succs !

  • Zoom sur ...

    Lift ConferenceQuand linnovation, la crativit, les technologies se rencontrent avec la socit

    mini On/OffLe Forum dAction Modernits nous invite produire autrement le bien commun

    Questions Numriques Un atelier de prospective pour traiter les questions qui marqueront les prochaines annes

    Lift JeunesseParce que les dfis de demain seront ceux de la jeunesse daujourdhui

    Carrefour des possibles10 projets pour mettre en lumire des usages innovants

    Lift Experience760m2 dexposition pour fabriquer autrement nos quotidiens

    Mur de la TentationLartiste Clara Feder nous interroge : Saurez-vous rsister la tentation ?

    A propos de la Fing

    A propos de Lift

    Contact

    Partenaires

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    Le teaser

    Les photos

    Les vidos

    Vivre la passion des fondus de Lift Experience !

    Partager lambiance dune dition et dun cadre exceptionnels

    Revivre Lift comme si vous y tiez !

    > Voir ou revoir le teaser

    > Retrouvez les photos

    > Retrouvez les vidos

    Zoom sur ...

    http://www.reseaufing.org/pg/groups/40689/questions-numeriques/https://www.youtube.com/watch?v=kH6RoPgyS7Qhttp://www.reseaufing.org/pg/groups/40689/questions-numeriques/http://www.flickr.com/photos/fondationinternetnouvellegeneration/sets/http://www.reseaufing.org/pg/groups/40689/questions-numeriques/http://videos.liftconference.com/tag/lift+france+2013

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    1. Mais qui sont les makers ?

    2. Vers un nouvel cosystme artisanal ?

    3. Industrie et nouveaux bricoleurs : faire ensemble ?

    4. Biologisation de la technologie : le code dune chaise est-il une chaise ?

    5. Pour comprendre lhomme, rien ne vaut un robot !

    6. Diffuser la culture makers au monde extrieur

    7. La participation, un levier ?

    > Retrouvez les comptes-rendus des interventions de Lift Confrence sur Internetactu.net

    Peut-on rpondre nos crises conomique, cologique et sociale en changeant la manire dont nous concevons et produisons nos objets ? Dautres techniques de conception et de fabrication... Une autre gestion du cycle de vie des produits... Un nouveau rle pour les consommateurs... De nouveaux modles dinnovation... Une autre vision de ce qui doit tre produit, quand, par qui et pour quoi faire...

    Sous limpulsion de mouvements tels que ceux des Fab Labs, du cradle to cradle, de la consommation collaborative, du matriel open source, de la fabrication additive, de la conception agile et la production flexible, quelque chose est en train de changer dans lindustrie.Telle tait lambition de Lift Confrence qui runit ceux qui imaginent ces transformations et ceux qui en font une ralit.

    Lift Confrence Produire Autrement!

    http://www.internetactu.net/tag/liftfrance13/http://www.internetactu.net/tag/liftfrance13/http://www.internetactu.net/tag/liftfrance13/

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    1. Mais qui sont les makers ?RMi sussAn

    Paru le 23 OctObre 2013 sur le blOg internetactu.net

    Les makers taient au cur des questionnements de la 5e dition de Lift France, qui sest tenu Marseille les 15 et 16 octobre 2013, sur le thme Produire autrement.

    Ds louverture, Daniel Kaplan, dlgu gnral de la Fondation internet nouvelle gnration (Fing), a pos une problmatique qui dpasse de loin les enjeux industriels. Dans les annes 2000, a-t-il expliqu, Neil Gershenfeld, le promoteur des Fab Labs, travaillait sur lide trs futuriste selon laquelle lensemble de notre environnement allait se transformer en ordinateur. Paralllement, il crait un cours au MIT, dans lequel il rassemblait des machines pilotes par ordinateur afin de crer des objets en trois dimensions. Quel rapport entre ces deux projets ? Sagirait-il des deux faces dune mme mdaille ? Cette dition de Lift a ainsi tent de faire le pont entre des considrations sur les nouvelles pratiques des makers et des domaines plus larges, comme la robotique ou lintelligence artificielle.

    Au cur du sujet, la nouvelle dfinition dun objet. Celui-ci commence aujourdhui comme objet numrique derrire un cran. Puis, une fois fabriqu, il mane de lui une aura numrique en raison de multiples connexions quil peut tablir avec son environnement. De fait, les objets appartiennent dsormais de plein droit lconomie numrique.Peut-on dire quils ont chang de nature ? Quen dduire sur lavenir de notre industrie, de nos conomies ?

    Une nouvelle typologie des objets

    Un premier clairage sur ces question est venu de Vronique Routin (@veroniqueroutin) et Fabien Eychenne (@fabieneychenne), responsables du programme ReFaire de la Fing, qui ont entrepris de visiter les communauts varies de makers de part le monde et dchanger avec elles (voir leur prsentation).

    Mais quest-ce au juste quun maker ? Un bricolo du dimanche ? Un amateur ? Un militant ? Quelles sont ses motivations? Cest ce que le tandem sest attach comprendre.

    Lors de leurs explorations des diffrents FabLabs, ils ont t surpris de voir quel point les pratiques du numrique sincarnaient aujourdhui dans le monde physique. Cest probablement le changement rcent le plus remarquable selon eux, car le DIY (Do it yourself, faites-le vous-mmes) ne date pas dhier. Ctait dj une pratique rpandue dans le mouvement punk, lorsque les musiciens se sont empars du magntophone quatre pistes pour court- circuiter les studios denregistrement des majors. Et bien sr, il y a larchtypal garage de Steve Jobs et Steve Wozniak... Mais linternet introduit une nouvelle dimension, qui fait passer le champ du DIY des cultures alternatives une vritable remise en question de nos pratiques industrielles.

    A ce type de fabrication rcent correspond plusieurs types de nouveaux objets, comme lavaient voqu Fabien Eychenne et Vronique Routin dans nos pages. Il y a par exemple les objets ego : ceux que chacun fabrique dans son coin, pour son plaisir propre. Puis, les objets

    http://www.internetactu.net/2013/10/23/mais-qui-sont-les-makers/http://www.internetactu.net/2013/10/23/mais-qui-sont-les-makers/http://www.internetactu.net/2013/10/23/mais-qui-sont-les-makers/

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    terminer, que chacun est libre de personnaliser sa guise. Ensuite il y a les objets ouverts, ceux qui appartiennent la catgorie de lopen hardware. Les objets communauts suscitent autour deux un groupe dindividus qui svertuent les faire vivre et voluer. Par exemple, Chris Anderson, lun des saints patrons des Makers et ex-rdacteur en chef de la revue Wired, a dcid de suivre les traces de son grand-pre qui avait mis au point un systme darrosage des jardins en 1943. Il a runi autour de lui une petite communaut dsireuse dautomatiser ce type dengin, en recourant des outils open source. Il y a aussi les objets boucls, qui intgrent les paramtres ncessaires leur recyclage en fin de vie, ainsi que le promeut le mouvement cradle to cradle. Enfin, il existe aussi des objets gnrateurs, qui servent fabriquer dautres artefacts, les imprimantes 3D comme la Makerbot en tant lillustration parfaite.

    Interrogs sur leurs motivations, les makers veulent avant tout cesser de jouer les consommateurs passifs. Ils souhaitent tre des acteurs au sein du systme. Sy joint une conception trs exigeante de la proprit dun objet : On ne possde pas rellement quelque chose si on ne peut pas louvrir.

    Les makers sont motivs galement par des enjeux cologiques : ils sont intresss par la rparation et le recyclage.

    De la fabrication la commercialisation

    Cette nouvelle forme dindustrialisation implique la multiplication de nouveaux acteurs et services. Lquipe du groupe de travail ReFaire a cr ainsi un jeu de cartes permettant de mieux visualiser la naissance et le dveloppement de ces nouveaux objets au sein de lconomie en train dclore. Parmi ces objets, on trouve bien videmment, la Makerbot, fameuse imprimante 3D low cost. Celle-ci est dabord ne sous la forme dun fork (un projet driv, dans le jargon de lopen source) avec la RepRap, qui tait

    avant tout une imprimante auto-rplicatrice. Les crateurs de Makerbot ne se sont pas intresss cette dernire fonction, mais se sont servis des plans de la RepRap pour crer une machine peu onreuse et accessible tous. Ds lorigine, la fabrication des premiers modles sest effectue grce au financement participatif.

    Limprimante a t mise au point dans un garage de Brooklyn, puis ses spcifications (logicielles et matrielles) ont t places en open hardware et open source. Elle a alors t vendue en kit, chacun pouvant mettre jour sa machine selon ses dsirs. Surtout, les crateurs de la Makerbot ont dvelopp autour de leur invention une communaut de partage des objets crs partir delle : thingiverse. Lors dune ultime tape, Makerbot a t rachete par une grosse socit, Stratasys, et les sources de la dernire version de limprimante 3D ont t fermes. Ce qui videmment na pas t sans faire grincer quelques dents.

    On trouve dans lhistoire de la Makerbot tous les ingrdients et toutes les valeurs de cette nouvelle industrie des objets : crowdfunding, open source, communaut... Mais galement le rapport ambigu avec lconomie plus traditionnelle. Le monde des makers peut-il vivre en harmonie avec celui des grandes entreprises ?

    Le fait est quun nombre important de groupes industriels, sans pour autant adopter la stratgie com