neuroendocrinologie des comportaments fondamentaux

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ACADMIE DE PARIS UNIVERSIT REN DESCARTES FACULT DE MEDECINE COCHIN PORT-ROYAL

Chaires de Psycophysiologie, Physiologie, Maladies Endocriniennes et mtaboliques

ENSEIGNEMENT DE NEUROENDOCRINOLOGIE Directeurs : Prof. A. Soulairac et Prof. S. Poenaru

NEUROENDOCRINOLOGIE DES COMPORTAMENTS FONDAMENTAUX

COURS des Professeurs Andr Soulairac et Sylvain Poenaru Anne Universitaire: 1980-1981-1982-1983 _____________________________ Rdig par le Docteur Michele Iovino1

A monsieur le professeur Andr Soulairac (1913-1994) pionner de la neuroendocrinologie, qui avec ses tudes de psycophysiologie, de neuroanatomie, de neurophysiologie et de neuroendocrinologie, a pos des pierres milliaires dans le domaine des neurosciences.

A monsieur le professeur Sylvain Poenaru (1934-1997) pre, frre et amis, qui ma ouvert avec ses connaissances culturelles et scientifiques les portes de la neuroendocrinologie, ma prenne reconnaissance.

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NEUROENDOCRINOLOGIE DU COMPORTEMENT INSTINCTIF DEFENSE , DU COMPORTEMENT CONDITION ET AFFECTIVE.

DE

Gnralit Le systme nerveuse (SN) est une structure de prendre et de transmettre une information. Dans le SN existent deux lments dinformation : 1) lments spcifiques (rponse bien prcise, par exemple : le soleil, le chaleur etc., qui sont des messages dtermins) ; 2) lments non- spcifiques. Les structures spcifiques sont activs des structures non-spcifiques La stimulation provoque, trs vite, lactivation des structures spcifiques. La stimulation de la cortex va se form par la formation rticulaire, de neurone en neurone jusqu la cortex (pour activation on entend la facilitation ou linhibition dun mcanisme ; il y a aussi des neuromdiateurs dinhibition). La formation thalamique : 1) sensation sensorielle ; 2) noyau dinformation ; 3) structure rticulaire tlencphalique ou thalamus diffus. Les informations qui provient du tlencphale arrivent au niveau de la cortex. Lactivation de la formation rticulaire tlencphalique est locale, la focalisation (sur des information), qui est active par la formation rticulaire msencphalique, est diffuse. Les catcholamines interviennent dans la stimulation diffuse (amphtamines). Lactylcholine (Ach) dans la vigilance locale. Latropine (anticholinergique) provoque une inhibition de la focalisation, mais respecte la vigilance diffuse (vigilance = niveau de veille). Vigilance Affective - Circuit de Papez Hippocampe fornix corps mamillaires faisceau mamillo-thalamique de Viq dAzir thalamus gyrus limbique hippocampe. Ce circuit est li avec des autres systmes de vigilance. Le souvenir dune motion dtermine la mme perturbation de lmotion passe. La participation de lamygdale lmotion reprsente la rponse viscrale. Lhippocampe et lamygdale reprsentent deux structures qui rglent la rponse affective. Lhippocampe et les corps mamillaires rgulent la mmoire. Tous les fats pas trs importants mais qui se sont produits ensemble une grande motion sont mmoriss.3

Des choses plus importantes mais qui ne saccompagnent pas des motions ne sont pas mmorises. Linformation lorsque arrives au msencphale perd sa spcificit, par exemple lodorat quand arrive lhippocampe a perdu lodeur. Le comportement Le comportement doit tre considre comme un dialogue de lorganisme avec son environnement, un dialogue qui senrichit tout au longue de lontogense. Le comportement est lensemble des ractions dun individu ou tre vivent qui dpendent par un stimulus. La raction est secondaire un reflex ; celle-ci peut tre simple, locale, gnrale ou complexe. La raction ncessite dtre reu, dtre transformer en message, le message vient dpouill et classifi grce aux synapses et aux neuromdiateurs, enfin on a leffectuation de lordre. la base du comportement il y a le reflex . Nous avons le reflex instinctive de dfense, de lalimentation et de la reproduction. Il y a le reflex acquis : la rponse acquis dpend du milieu intrieur et extrieur (sensation). La sensation reprsente pour Pavlov le 1re systme de signalisation de la ralit. Le langage articul reprsente le 2me systme de signalisation. Ces stimulus sont capts des rcepteurs. La capacit du SN englober ces stimulus dpend de lhereditariet, de lontogense. Le stockage pour le 1re et 2me systme de signalisation est reprsent par lACTH, les monoamines et lADH, mais surtout les monoamines sont impliques. Le rle principal du comportement est la rgulation des processus qui supposent la conscience et la vigilance. En ralit on peut entendre le comportement comme un dialogue permanente de lorganisme. -Schma de base du comportement Sensitive Rcepteur

/ \ Sensorielle intgration centrale

Entr --------------------------------------------------------------o intgration mdullaire

effecteur (sortie)

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Effecteurs : (a) muscle squelettique ; (b) muscle lisse ; (c) muscle cardiaque ; (d) glande exocrine ; (e) glande endocrine. Les neurohormones au niveau de lintgration centrale et des effecteurs ont un rle trs important : ils sont permissives.

Motivation Le comportement motiv (sexuel, maternel, agressif-dfensif et alimentaire) dpend dun tat de motivation du cerveau qui dtermine la rponse. Donc le dterminisme dun tat dpend de la motivation. Le terme de motivation voque deux notions troitement complmentaires : celle de moteur, cest--dire celle de la production et de la conversion endogne dune nergie plus ou moins spcifique ncessaire au dclenchement et lentretien dune squence comportementale ; celle du motif daction qui englobe la fois les processus par lesquels une action motivante (de nature apptitive ou aversive) est progressivement confre tel stimulus ou telle situation initialement neutre, et ceux grce auxquels cette action (avec le vertus dincitation qui sy rattachent) pourra ensuite tre value par rfrence aux traces laisses par les expriences passes. Dans le dterminisme dun tat de motivation un moment donn de lontogense, il faut prendre en considration deux aspects complmentaires : 1) modifications du milieu intrieur (glycmie, osmolalit, taux des hormones sexuelles, temprature, etc.) qui induisent un veil comportementale plus ou moins spcifique. Ces fluctuations sont dtectes en particulier par des neurones hypothalamiques ; en effet lhypothalamus joue un rle essentiel dans la gense de lveil comportementale et dans ladaptation du comportement ltat physiologique prsent de lorganisme. 2) Rpertoire mnsique : par rfrence ce rpertoire que tel stimulus ou telle situation acquirent leurs vertus dincitation, et partant dans ladaptation du comportement lexprience passe de lindividu. Ici intervient le systme limbique qui joue un rle important dans la constitution du rpertoire mnsique. Lhypothalamus participes la ractivit motionnel et social. Pratiquement, nous avons deux comportement de motivation : par une information sensorielle et par lexprience passe. Le comportement dpend du rpertoire mnsique et du milieu intrieur, qui interviennent toujours de faon combine. Le comportement alimentaire, sexuel et maternel reprsentent lexpression dun veil comportemental, dun besoin biologique cr par des conditions nergtiques, osmotiques ou endocriniennes particuliers du milieu intrieur. Dans toutes ces conditions cest donc tel ou tel paramtre de ltat physiologique prsent qui joue un rle prpondrant dans le dterminisme de lactivit comportementale. Mais il est5

bien vident que les rfrences lexprience passe ne sont pas absentes de ces comportements : tout au long de lontogense des nuances individuelles viennent moduler les conduites strotypes et cest en particulier le systme limbique qui permette le dveloppement de ces aspects, qui traduisent la personnalit psychosociologique de lindividu. En dautres termes, dans le cas de comportements tels que le comportement alimentaire ou sexuel, le systme limbique module, en leur confrant une dimension historique et une certaine personnalit, des conduits dont le dclenchement et la nature dpendent pour lessentiel de mcanismes hypothalamiques et msencphaliques, eux-mmes mis en jeu par des facteurs du milieu intrieur. La probabilit quune information sensorielle donne dclenche une certaine rponse comportementale est dtermine par les proprits motivantes qui sont confrs cette information dune parte en fonction des paramtres du milieu intrieur, dautre part par rfrence aux traces laisses par lexprience passe de lorganisme. Le comportement de dfense et dagression sont des ractions complexes, qui se basent sur un fonde motive. Lattache est une motivation avec des motions peu importants. La dfense est une motivation accompagn de manifestations motives viscromotrices et somatomotrices intenses. Bases physiologiques de la motivation Olds et coll. (1958) ont dmontr que lorsque un animal est mis dans un compartiment ou se trouve un pdale qui est en rapport avec des lectrodes implants dans diverses structures crbrales, lanimal a des comportement trs diffrent selon le lieu dimplantation de llectrode active, cest--dire selon la structure nerveuse qui fait lobjet de la stimulation. Pour certaines points intracrbraux, lanimal se autostimule de faon presque continue ; pour dautres, au contraire, il vite de toucher au levier de stimulation. Donc : AUTOSTIMULATION systme de rcompense. NON-STIMULATION systme de punition. Lensemble de ces donnes conduit la conclusion que : 1) certaines points intracrbraux font partie dun systme dont lactivation entrane des consquences que lanimal recherches, de plaisir. Ce systme de rcompense se trouve au long du faisceau mdian du thelencphale et au niveau du msencphale ; 2) autres points intracrbraux font partie dun systme dont lactivation entrane des consquences que lanimal cherches viter, daversion, de dplaisir. Ce systme de punition se trouve dans les structures periventriculaires, au niveau du thalamus, de lhypothalamus, du msencphale et au-dessus du lemnisque mdian. Le comportement de dfense est un comportement polisynaptique :6