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dialogues France Télécom, partenaire pour des territoires innovants numéro 56 juillet-août 2011 Fondation : 20 années de soutien à la cause de l’autisme, page 5. Aménagement du territoire : un réseau très haut débit en Languedoc Roussillon, page 6. Rencontres des acteurs publics, page 7. Dossier : réseaux sociaux, la citoyenneté numérique en question, page 9. Santé : le CHR de Metz-Thionville, une solution “full orange” pour améliorer les services aux patients et aux professionnels, page 14. Interview de Didier Marie, Président du Conseil général de Seine-Maritime, et de Valérie Fourneyron, Maire de Rouen, pages 3 et 4. Le Conseil général de Seine-Maritime et la ville de Rouen jouent la convergence “Des TIC accessibles à tous” Entretien avec Valérie Devay, adjointe au Maire de Châtillon, page 12.

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Page 1: Fondation : 20 années de soutien à la cause de …...les réseaux, la téléphonie ou le pilotage de projets images. Les solutions apportées par Orange Business Services en matière

dialoguesFrance Télécom, partenaire pour des territoires innovants

numéro 56 juillet-août 2011 Fondation : 20 années de soutien à la cause de l’autisme, page 5. Aménagement du territoire : un réseau très haut débit en Languedoc Roussillon, page 6. Rencontres des acteurs publics, page 7. Dossier : réseaux sociaux, la citoyenneté numérique en question, page 9. Santé : le CHR de Metz-Thionville, une solution “full orange” pour améliorer les services aux patients et aux professionnels, page 14.

Interview de Didier Marie, Président du Conseil général de Seine-Maritime, et de Valérie Fourneyron, Maire de Rouen, pages 3 et 4.

Le Conseil général de Seine-Maritime et la ville de Rouen jouent la convergence

“Des TIC accessibles à tous”Entretien avec Valérie Devay, adjointe au Maire de Châtillon, page 12.

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actualitésactualités

Stéphane Pintre, Président du SNDGCT et DGS d’Antibes et Bruno Janet, Directeur des relations avec les Collectivités Locales Groupe de France Télécom Orange

Orange, partenaire des cadres territoriauxLe 21 mai, à Menton, lors de la Conférence nationale des Présidents du Syndicat National des Directeurs Généraux des Collectivités Territoriales (SNDGCT), Bruno Janet, Directeur des collectivités locales Groupe de France Télécom Orange a signé le protocole de partenariat 2011 avec Stéphane Pintre, Président du SNDGCT et DGS d’Antibes.Le SNDGCT, créé en 1948 est une organisation professionnelle qui regroupe les dirigeants territoriaux des collectivités. Il compte à ce jour 4 000 adhérents de l’ensemble des collectivités (villes, départements…).Le protocole de partenariat prévoit une participation de France Télécom Orange à des congrès et forums régionaux du Syndicat et des échanges d’informations sur l’évolution des usages du numérique au service des collectivités locales. À cette occasion, Bruno Janet a également présenté l’engagement du Groupe dans le déploiement du Très Haut Débit dans les territoires et la montée en débit dans les zones non encore éligibles à la fibre.

One Concept, le 1er design concept d’Orange

Acteur engagé du design numérique en Europe, Orange présente “One Concept”, l'objet communicant de demain, dans deux expositions consacrées à l’innovation technologique.

Les amateurs d’automobiles affectionnent les concepts car, ces véhicules conçus par des designers qui présentent un futur possible et se nourrissent des produits de demain. Les aficionados des technologies numériques vont adorer l’objet communicant One Concept ! Imaginé par l’équipe Design et User Experience du groupe Orange, associée à des cher-cheurs de recherche et développement, l’objet One concept est une source d’inspiration pour les nouveaux services Orange, le cœur de la vie numérique du foyer de demain. Inter-face entre le monde physique et digital, One Concept se compose de 4 cubes et d’un com-biné, qui possédent chacun une fonction spécifique autonome (Internet, musique, domo-tique, audiovisuel, communication …) et peuvent se combiner aux autres pour générer des services enrichis et décuplés. Premier concept design d’Orange, ces cubes étaient présentés au Lieu du Design à Paris, dans le cadre de l’exposition “Objet(s) du numérique – design d’un nouveau monde industriel”, soutenue par Orange jusqu’à fin juillet 2011. Cette manifestation a donné l’occasion de mieux saisir les enjeux du design numérique, au moment où l’arrivée de nouvelles technologies offre l’opportunité d’inventer un nouveau monde économique, énergétique et écologique. L’objet One Concept était aussi présent, aux côtés d’autres projets et innovations technolo-

giques à l’exposition “Hello Demain”, qui s’est déroulée du 23 au 26 juin au Parc des expositions de la Villette, offrant

une promenade à travers les innovations qui changent notre vie, dans la sphère privée comme dans l’espace public, dans la ville et la maison numériques de demain.

Pour en savoir plus : www.hellodemain.fr

Le Conseil général de Seine-Maritime et la ville de Rouen jouent la convergence

Quels sont les enjeux de la demande de convergence des systèmes de communication entre le Conseil général et la ville de Rouen ? Didier Marie : Le département de Seine-Maritime compte 250 sites et 111 collèges, soit au total près de 4 500 agents utilisateurs de téléphonie et d’Internet, dont 850 en déplacement permanent. Le premier enjeu était d’optimiser et d’améliorer nos modes de communication internes et externes. Avec cet appel d’offres, nous souhaitions aussi être innovants et anticiper les futurs usages des TIC, comme la dématérialisation et l’e-administration. L’idée était de mettre en place les infrastructures permettant de faire face aux évolutions, avec une qualité de service maximum et une parfaite

maîtrise des coûts. Nous voulions enfin disposer d’outils à la fois simples d’utilisation et complètement sécurisés, fiables et performants et d’un système qui garantisse des débits et des disponibilités 24 h sur 24, 7 jours sur 7.

La démarche a-t-elle été compliquée à mettre en place ?D. M. : L’appel d’offres que nous avons lancé avait la particularité d’être en groupement de commande. Ce qui est très particulier dans le cadre d’un dialogue compétitif et assez rare en matière d’appel d’offres public. La mise au point du cahier des charges était donc un peu complexe. Il a ensuite fallu faire le travail de rapprochement avec la ville de Rouen, avec laquelle nous avons déjà des partenariats dans beaucoup de domaines, qui avait

engagé, de son côté, la même démarche.

Le fait d’avoir un seul fournisseur n’est pas gênant pour des collectivités comme les vôtres ?D. M. : Au contraire, en matière de communications, cela simplifie les choses. Les agents qui sont en déplacement vont par exemple disposer d’un numéro unique, que ce soit sur leur fixe ou sur leur portable et vont pouvoir bénéficier de la visio-conférence. Les outils sont plus facilement utilisables quand il n’y a qu’un opérateur que quand il y en a plusieurs. L’opérateur unique garantit à la fois la simplicité, la souplesse d’utilisation et la sécurité.

Qu’est-ce qui vous a le plus séduit dans l’offre d’Orange ?D. M. : C’est d’abord le fait d’avoir un interlocuteur unique qui nous apporte une réponse sur l’ensemble des modes de communication avec une offre simple d’utilisation, sécurisée, performante et économique. C’est aussi d’avoir des possibilités de développement

Montpellier modernise et sécurise son système d’information

Régulièrement citée en exemple pour ses réalisations dans les domaines liés au numé-rique, la ville de Montpellier a confié à Orange Business Services l’équipement de son nou-vel hôtel de ville, dont elle souhaite faire un lieu d’innovation technologique. Le projet concernait la mise en place d’une solution complète voix-données-images intégrant les installations existantes dans les 250 sites de la ville. Un véritable challenge pour lequel il a fallu mobiliser des compétences liées à des domaines aussi différents que l’informatique, les réseaux, la téléphonie ou le pilotage de projets images. Les solutions apportées par Orange Business Services en matière de ToIP (téléphonie sur Internet), d’outils col-laboratifs (visio conférence, centre d’appel), de messageries unifiées, de couverture Wifi, de réseaux LAN ou de consolidation du sys-tème d’information, ainsi que l’homogénéité de l’offre et la facilité d’administration de l’ensemble, ont permis de faire du déména-gement des services de la ville une réussite exemplaire !

Le Conseil général de Seine-Maritime et la ville de Rouen se sont constitués en groupement de commande pour lancer un appel d’offres à lot unique fixe/mobile/data. Remporté par Orange, cet appel d’offres constitue une première en France. Explications de Didier Marie, Président du Conseil général de Seine-Maritime et de Valérie Fourneyron, Maire de Rouen.

importantes car il est primordial d’avoir la capacité nécessaire pour mettre en œuvre de nouveaux usages. Le télétravail, la téléconférence, la mutualisation en ligne, sont autant d’applications que nous allons désormais pouvoir développer.

L’opérateur unique garantit à la fois la simplicité, la souplesse d’utilisation et la sécurité.

Didier Marie, Président du Conseil général de Seine-Maritime

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Valérie Fourneyron, qu’est-ce que ce nouveau système vous apporte dans votre quotidien ?Valérie Fourneyron : La mairie

actualités

de Rouen a décidé l’évolution de ses outils de messagerie, la mise en place d’outils de partage d’agenda et surtout la mise à disposition plus large du wifi dans les locaux d’accueil du public et dans les maisons de quartiers. Les collaborateurs de la mairie sont en effet de plus en plus mobiles. Ce nouveau système nous permet donc d’accroître les usages de ces outils collaboratifs et d’optimiser nos systèmes de communication. Sans compter que le développement de la téléphonie sur IP et la mise en place de solution d’accueil téléphonique vont conforter la qualité d’accueil des usagers et faciliter la mise en œuvre d’Allo Rouen, nouveau service municipal à destination

Chiffres-clés

et partager les savoir-faire et l’expérience de chacun pour mieux maîtriser le bon déroulement des procédures liées à ce marché.La convergence des technologies et l’aspect précurseur de la démarche proposée par le département ont fortement incité la Ville à s’engager. Mais comme je vous le disais, l’attractivité de ce marché ne se limite pas à l’intérêt technique qu’il présente pour nos équipes. Les technologies mises en œuvre vont permettre d’améliorer les conditions d’accueil des publics, faciliter les évolutions de systèmes de communications et prendre en compte les nouveaux besoins de mobilité pour tous les publics.

RuraliTIC, 6e édition c’est parti !La 6e édition de RuraliTIC, les Universités d’été des territoires numériques, se tiendront à Aurillac les 31 août et 1er septembre. 700 participants sont attendus cette année. Pendant deux jours, les élus et experts territoriaux, nationaux et européens se donnent rendez-vous pour défendre la place des territoires, notamment ruraux, dans la révolution numérique en marche. Très Haut Débit, accès à Internet pour tous, e-éducation, e-santé, e-tourisme, télétravail, économie numérique… toutes les opportunités

de développement local qu’offrent les technologies numériques seront présentées et contribueront à nourrir la réflexion et l’action des élus et experts territoriaux.Nouveauté 2011, un parcours et un programme dédiés aux PME – TPE permettront aux entreprises d’approfondir leur connaissance des technologies numériques afin de les intégrer pleinement dans leurs stratégies de vente, de communication et de gestion.Comme chaque année, 10 territoires particulièrement innovants seront distingués par les Trophées Européens de l’Innovation Territoriale. Pour la seconde année, le trophée Paroles d’élus RuraliTIC sera remis à la collectivité ayant mis en place le projet TIC le plus innovant.

Pour en savoir plus : www.ruralitic.org

53 %

des internautes

utilisent Internet pour des

démarches administratives

Source : Insee 2010

60 % des villes petites et moyennes possèdent un compte TwitterSource : étude Epiceum- mai 2011

fondation

Pourquoi la Fondation Orange s’est-elle investie autour de l’autisme ? Quels ont été les fruits de son action ?Mireille Le Van : Le rôle d’une fondation est de valoriser des causes sur lesquelles la société doit se mobiliser. Très rapidement, en écho au métier de l’entreprise, l’action de la Fondation Orange a été centrée sur l’aide aux personnes rencontrant des difficultés de communication, en particulier du fait de l’autisme. Avec le recul, je mesure combien ce choix a été judicieux. Car l’autisme était à l’époque une problématique beaucoup moins reconnue qu’elle ne l’est aujourd’hui. La France reste cependant à la traîne par rapport à ses voisins européens : en termes d’accueil, de scolarisation, beaucoup de familles attendent encore des solutions. Mais le mécénat Orange a permis, et j’en suis fière, de mettre en lumière le vécu de ces familles, avec plus de 1 700 projets associatifs soutenus et de belles avancées : la reconnaissance de l’autisme comme handicap en 1995, 2005 et le premier plan “autisme” du gouvernement...

Quelles personnes vous ont le plus marqué au cours de ces 20 années de combat ?M. L V : Parmi une multitude de rencontres, je retiens le formidable esprit d’ouverture et d’humanisme de Thomas Bourgeron, chercheur de l’Institut Pasteur, qui a su, avec notre soutien, démontrer l’origine génétique de l’autisme et déculpabiliser les parents. Me revient aussi en mémoire l’énergie hors du commun de Geneviève Despret, une maman emblématique des militants de la cause de l’autisme qui, en créant l’association Les Amis d’Arthur, décide de faire d’un drame personnel une occasion de faire avancer une cause collective et

Ce nouveau système nous permet d’accroître les usages de ces outils collaboratifs.

des Rouennais.La convergence des services et l’accueil unique, intégrés à ce marché, vont réduire le nombre d’interlocuteurs pour la ville avec un guichet unique pour l’ensemble des services Orange. Ce dispositif va faciliter le suivi des demandes d’interventions et permettre de réduire le nombre de factures opérateurs.

Pourquoi avoir décidé de constituer un groupement de commande avec le Département ?V. F. : Le groupement de commande permet une mutualisation des coûts et des compétences. La Ville peut désormais bénéficier des prix accordés au département

20 années de soutien à la cause de l’autismeCréée en 1987, engagée dès 1991 dans la lutte contre l’isolement des personnes autistes, la Fondation Orange n’a depuis lors pas cessé de soutenir l’avancée de cette cause sur tous les fronts, celui des malades, de leurs proches, des structures d’accueil et de la recherche. Gros plan sur une belle aventure humaine.Mireille Le Van, directrice déléguée au Mécénat et à la Solidarité d’Orange et secrétaire générale de la Fondation Orange.

« Structurer le temps et l’espace »« L’association a ouvert un foyer d’accueil médicalisé destiné à 28 adultes autistes et structuré en petites unités de vie séparées. La Fondation Orange nous soutient fidèlement depuis le démarrage en 2008. Loin de l’idée dominante que les personnes autistes ne sont pas aptes à travailler, notre projet a consisté à valoriser leur utilité sociale par des activités porteuses de sens autour d’une ferme préservant les végétaux et races domestiques spéci-fiques du Berry. Planter, récolter, transformer, consommer sa production contribue à struc-turer le temps et l’espace pour les personnes souffrant d'autisme. La Fondation Orange nous a suivi sur ce terrain, en finançant notamment la construction d’une serre profession-nelle. À moyen terme, nous projetons de créer une ferme pédagogique et une auberge. Mais La Chataigneraie est d’ores et déjà un lieu ouvert : les familles des environs peuvent utiliser notre aire de pique-nique et de jeux et observer les premiers animaux de la ferme ! »

Jacques Martin, président de l’association Sésame Autisme Cher

2010, un appel à projets auprès des salariés d’Orange pour aider des associations dans lesquelles ils sont bénévoles. Il s’agit de promouvoir la démarche du volontariat, problématique pour beaucoup de petites associations. Mais aussi de soutenir des actions de solidarité de proximité favorisant l’accès au sport, à la culture, à l’éducation et à l’insertion économique. Plus de 300 projets ont été déposés et nous en soutenons une centaine en 2011 autour de la création de lien social. À la clé, des avancées modestes mais concrètes. Ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières !

d’aider les autres. J’ai enfin en tête un salarié bénévole d’Orange, Olivier Girault : depuis 7 ans, il consacre un après-midi par semaine à apprendre la musique à un jeune autiste.

Quelles sont les autres causes pour lesquelles la Fondation se mobilise ?M. L V : Nous avons lancé, en octobre

La Fondation Orange a été centrée sur l’aide aux personnes rencontrant des difficultés de communication.

Valérie Fourneyron, Maire de Rouen

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La Région Languedoc-Roussillon a mis en place le réseau R3LR. Quelle était l’architecture prévue au départ et quelles ont été les grandes évolutions de celle-ci jusqu’à aujourd’hui ?Christian Bourquin : Depuis 1993, la Région offre à la communauté de la recherche et aux universités un réseau dédié et sécurisé pour l’accès à l’Internet : R3LR. Il est la continuité de RENATER, le Réseau national de télécommunications pour la technologie, l’enseignement et la recherche. Son évolution est liée au développement des usages des TIC. De nouveaux usages ont pu être ainsi développés : formation à distance des enseignants ou interventions de professionnels lors de visioconférences, télémédecine,

Un réseau régional très haut débit en Languedoc-RoussillonLe Languedoc-Roussillon est l'une des régions les plus attractives du Sud de la France. Avec un important boom démographique et l’arrivée de 30 000 nouveaux habitants par an, elle est au 13e rang des régions européennes pour sa croissance démographique. L’économie de la connaissance est en plein développement avec un important potentiel de “matière grise”. Dans ce laboratoire du 21e siècle, les projets novateurs ne manquent pas pour développer les réseaux et les usages.Le point avec Christian Bourquin, président du Conseil Régional du Languedoc-Roussillon.

développement des usages et des applications dans le domaine de la recherche…

Quels sont les enjeux d’un tel équipement pour la région et pourquoi investir sur le THD ?C. B. : R3LR équipe plus de 300 sites : collèges, lycées, universités, hôpitaux, cliniques, centres de recherche et d’enseignement supérieur… L’économie de la connaissance est une chance de développement pour notre région ! Notre rôle est de créer les conditions de son développement. En investissant sur le très haut débit, nous dotons le Languedoc-Roussillon des infrastructures nécessaires. Les chercheurs et les enseignants doivent pouvoir avoir accès à tout moment à des bases de données, des bibliothèques, des moyens de calcul et de stockage… C’est cette politique qui permet le déploiement des Espaces Numériques de Travail (ENT) pour tous les enseignants et les élèves des collèges et lycées et l’équipement gratuit des 32 000 élèves de seconde de LoRdi, l’ordinateur portable à contenu pédagogique.

Comment la Région envisage le déploiement du THD pour les particuliers ?C. B. : Nous finaliserons en septembre le Schéma Directeur d’Aménagement Numérique en partenariat avec les Départements de l’Aude, du Gard, de l’Hérault, de la Lozère et des Pyrénées-Orientales. Le très haut débit permettra un nouvel aménagement du territoire et une meilleure compétitivité à l’horizon 2025-2030. Nous ne pourrons agir efficacement qu’en garantissant au niveau régional une vraie cohérence de l’ensemble des initiatives.

C’est toute l’ambiguïté du programme national très haut débit qui là encore, comme pour le haut débit, s’appuie sur les collectivités pour pallier la défaillance des acteurs privés dans les zones non rentables. Notre rôle est central et nous entendons bien l’assumer pour la cohésion régionale.

Christian Bourquin, Président du Conseil Régional du Languedoc-Roussillon 6 7

>>> Le ministère de la justice remporte une Victoire dans la catégorie “simplification” pour la fonction publique d’État pour le dispositif autour de l’aide aux femmes en très grand danger (voir Dialogues n°55).

rencontres des acteurs publics

Améliorer les services rendus aux citoyens – et c’est ce qu’attendent de nous l’État et les collectivités comme tous les acteurs économiques de ce pays – cela signifie pour un opérateur comme Orange, assurer la couverture du territoire, apporter les débits nécessaires et garantir une qualité de service irréprochable. C’est ce que nous avons fait avec le haut débit et la téléphonie mobile, c’est ce que nous faisons avec la fibre et le très haut débit et ce que nous ferons, très prochainement, avec les mobiles de quatrième génération.

Moderniser c’est également innover. Notre groupe accorde une importance considérable à l’innovation, comme ont pu s’en rendre compte des dizaines de milliers de visiteurs lors de l’exposition Hello Demain, illustration concrète de notre vocation de coach numérique. Or, l’innovation s’élargit aujourd’hui à de nouveaux domaines d’application où convergent préoccupations sociétales, environnementales et économiques, au cœur des processus de transformation de l’État, des collectivités et du secteur hospitalier…

Réduire le poids des démarches administratives, moderniser l’accueil des patients dans les hôpitaux, agir avec plus d’efficacité… telles sont quelques unes des avancées permises par les TIC. La dématérialisation des procédures administratives, le travail en réseau que le déploiement du très haut débit stimulera et encouragera, le

développement de l’Internet des objets qui permettra la remontée simultanée d’informations pertinentes auprès des services et des citoyens, dans tous les domaines de gestion d’une collectivité, le déploiement des solutions NFC grâce auxquelles, depuis un téléphone mobile, la plupart des opérations de la vie quotidienne d’un citoyen seront simplifiées, sont autant de chantiers auxquels Orange contribue pleinement. Ils participent d’une réelle modernisation de nos économies mais également du fonctionnement de l’État, des Collectivités et de l’Hôpital.

Ainsi, les questions de santé occupent désormais une très grande place dans les politiques publiques, comme dans les débats économiques et sociaux. Orange, depuis plus de 10 ans, a acquis une grande expérience en ce domaine, en contribuant à l’émergence de solutions d’e-santé. Meilleure maîtrise des dépenses de santé, accompagnement du vieillissement de la population, prise en charge des maladies chroniques… Autant d’enjeux de la réforme du système de santé dans notre pays ! Le numérique y joue un rôle majeur. Il facilite les pratiques quotidiennes des professionnels : organisation en réseaux de soins, dossier médical informatisé et partagé, archivage numérique d’imagerie médicale, lien ville-hôpital, travail nomade, suivi médicalisé à domicile, sites web d’informations médicales…

Présent sur chacun de ces chantiers, Orange accompagne la modernisation de l’État, des collectivités et de l’hôpital. Parce que nos sociétés vivent des mutations culturelles et comportementales considérables, parce que de nouvelles solidarités se construisent grâce à l’innovation, aux réseaux intelligents, aux progrès des moyens de déplacement mais également grâce à de nouvelles gouvernances, Orange, une nouvelle fois a été fier de soutenir ces Rencontres, lieu de débats et de propositions.

Les rencontres des acteurs publics Le déploiement des technologies de l’information et de la communica-tion joue un rôle majeur dans les évolutions des fonctions publiques de l’État, hospitalières et territoriales, vers plus de simplification et d’effi-cacité. Dorénavant familières au plus grand nombre, ces technologies permettent de fluidifier la relation entre l’usager, les services publics et l’administration, entre le citoyen et les services gérés par les collectivités tout comme entre le patient et l’hôpital. Bruno Janet, Directeur des relations avec les collectivités locales Groupe, explique les engagements de France Télécom Orange.

Présent sur chacun de ces chantiers, Orange accompagne la modernisation de l’État, des collectivités et de l’hôpital.

Le très haut débit permettra un nouvel aménagement du territoire et une meilleure compétitivité à l’horizon 2025-2030.

aménagement du territoire

Le THD au service de la recherche et de l’enseignementResponsable des systèmes d’infor-mation de la station océanologique de Banyuls, Michel Groc constate que le THD a permis d’accroître encore le rayonnement du centre de recherche.« Le fait d’être connecté au réseau régio-nal THD permet à nos chercheurs de se connecter à des centres de calcul importants, comme ceux de l’Université Pierre et Marie Curie de Perpignan, dont nous dépendons. Passer de 8 à 100 Mb était également indispensable pour mener à bien la fédération des trois sta-tions marines rattachées à l’Université et qui se trouvent à Roscoff, Villefranche-sur-mer et ici, à Banyuls. Les quelques 500 chercheurs qui y travaillent peuvent désormais échanger des fichiers de très grandes tailles et partager leurs bases de données. Au niveau enseignement, nous sommes maintenant en mesure de mettre nos outils de médiation scienti-fique au service des lycées et des éta-blissements d’enseignement supérieur. »

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Jean-Marc Ayrault, Député-Maire de Nantes reçoit la Victoire des Acteurs publics dans la catégorie Innovation des mains de Bruno Janet, Directeur des relations avec les collectivités locales Groupe France Télécom Orange.

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Natacha Bouchart, Maire de Calais

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dossier

Réseaux sociaux, la citoyenneté numérique en question

Réseaux sociaux et collectivités territoriales, une communication encore à inventerSi les collectivités territoriales sont désormais convaincues de la nécessité d’affirmer leur présence sur les réseaux sociaux, elles peinent encore à trouver la bonne formule. Dominique Cardon, sociologue au Laboratoire Sense d’Orange Labs, en explique les raisons.

Les réseaux sociaux sont-ils adaptés à la communication des entreprises et des collectivités territoriales ?Dominique Cardon : Les utilisateurs de réseaux sociaux peuvent être classés selon deux familles. La première est celle qui les utilise pour converser. Dans ce cas, chacun parle à un public relativement restreint qu’il a choisi et qu’il connaît dans la vie “réelle”. L’échange devient alors une sorte de continuation d’une conversation interrompue par l’éloignement. La deuxième concerne des groupes dont les membres partagent un intérêt ou une passion et derrière laquelle l’individu affiche ses compétences plus que son quotidien. Les entreprises et les collectivités éprouvent encore des difficultés à trouver leur place dans l’une ou l’autre de ces sphères. Une entité, entreprise, association ou collectivité, n’a pas la capacité à créer des rapports individualisés avec ses publics. Il est possible d’être ami avec sa ville ou avec le théâtre que l’on fréquente. Mais la signification est alors bien différente de celle que l’on donne de ses amis sur Facebook par exemple.

Dans ces conditions, quelles sont les stratégies de communication des entreprises ou collectivités présentes sur les réseaux sociaux ? D. C. : Les entreprises et les collectivités sont de plus en plus présentes sur les réseaux sociaux. La question est de savoir quelle place elles peuvent prendre dans la conversation des individus. On cite souvent en exemple Coca-Cola ou Nutella, mais ce sont des marques qui possèdent une identité tellement forte qu’elles peuvent être assimilées à une personne familière. On peut dire la même chose d’un théâtre ou d’une bibliothèque. Pour une collectivité, la difficulté

Aujourd’hui, plus de 16 millions d’internautes français fréquentent au moins un réseau social. Pour les collectivités territoriales, la

question n’est donc plus de savoir s’il faut investir les espaces ouverts par le web 2.0 mais comment le faire, alors que l’essence même de ces réseaux est d’échapper au réflexe de la verticalité propre aux organisations. La citoyenneté numérique implique donc une remise en question des habitudes, de l’organisation de la communication, des circuits de validation. Une révolution en marche !

est surtout liée au fait que ses publics sont très différents et qu’il est difficile de converser avec une entité globale et abstraite. Ce qui implique d’adapter ses discours à ceux à qui ils s’adressent. Quelles recommandations feriez-vous à une entreprise ou à une collectivité qui souhaiterait être présente sur un réseau social ? D. C. : La première étape consiste à bien définir sa présence sur le web social. Chaque collectivité doit choisir les bons réseaux en fonction de ses publics et de son propre projet sans chercher l’exhaustivité. Il faut ensuite mettre en place une politique de communication précise et adaptée à l’univers du réseau social sur lequel on intervient. Il est également indispensable d’édicter des règles internes : qui s’exprime, quand, comment... La principale difficulté reste cependant la chaîne de validation. Les réseaux sociaux sont le royaume de l’immédiateté et de la spontanéité. Ce qui s’accorde mal avec le contrôle du discours, indispensable lorsqu’on parle au nom d’une communauté, que ce soit une

commune, une entreprise ou une association. D’une manière générale, il apparaît que la communication sur les réseaux sociaux est encore largement à inventer autant en ce qui concerne les collectivités territoriales que les entreprises.

Les entreprises et les collectivités sont de plus en plus présentes sur les réseaux sociaux.

Comment comptez-vous vous appuyer sur les nouvelles technologies pour mieux aborder la perspective de Calais comme base arrière des J.O. 2012 ?Natacha Bouchart : Si Calais est base arrière des J.O., elle l’est pour l’accueil des athlètes mais surtout des touristes qui arriveront en masse pour assister à cet évènement international. Ce public est avant tout mobile et à l’affût d’informations qu’il reçoit notamment par le biais de téléphone portable. Dans la perspective d’accompagner ce flux de voyageurs en transit dans la ville, ces technologies favorisent la visite de Calais et de ses principaux monuments durant leur séjour.

Quelles sont vos attentes de ce chantier de flashcodes/ guide vocal dans le domaine du tourisme que vous lancez ?N. B. : Il est trop tôt pour évoquer un premier bilan mais d’ores et déjà nous remarquons l’adhésion des professionnels du tourisme dont, entre autres, les restaurateurs et les hôteliers. Grâce à cette nouvelle technologie, nous espérons répondre aux attentes des Calaisiens mais aussi des touristes dont évidemment les Français mais également les Anglais, les Belges, les Néerlandais et bien d’autres. Calais bénéficie d’une situation géographique exceptionnelle que les nouvelles technologies nous permettent de mettre en avant. De plus, la combinaison flashcode/guide vocal nous donne la possibilité de toucher l’ensemble de la population. Le but est de ne pas exclure les utilisateurs potentiels ne disposant pas de smartphones mais au contraire d’encourager

chacune et chacun à appréhender à son rythme les nouvelles technologies de la communication.

Quels sont les nouveaux usages, au-delà des flashcodes, que vous souhaitez privilégier sur votre territoire ?N. B. : Outre les nombreux services et formulaires en ligne déjà disponibles sur le site internet de la ville, nous souhaitons développer d’autres outils dans le futur, notamment la géolocalisation. Grâce à la position GPS, les individus pourront obtenir des informations plus précises, par exemple à quelle distance ils se situent d’un bâtiment. De plus, dans le futur, nous réfléchissons afin de mettre en place des bornes interactives pour renseigner le mieux possible les voyageurs. Toutefois, il est important d’analyser la durabilité de ces nouvelles technologies et de les développer en fonction de la capacité de la population à se les approprier. Il ne s’agit pas de suivre toutes les technologies mais de s’orienter vers un développement raisonné et

durable de ces nouveaux outils d’information et de communication afin que chacun, Calaisiens ou touristes, puissent en bénéficier.

Qu’est ce que les nouvelles technologies ont changé dans votre façon de gérer la Ville ? Qu’est ce qu’elles ont apporté aux citoyens ?N. B. : Les nouvelles technologies proposent une façon innovante d’informer la population et permettent de toucher un public supplémentaire qui aurait peut-être échappé aux circuits traditionnels de communication (publications papier, affichage, presse…). D’autre part, ces informations, de par leur réactivité et la simplification de leur mise en œuvre, permettent de coller à l’actualité, voire d’être modifiées en fonction des évènements. De plus en plus de personnes sont mobiles et demandent qu’une information brève et rapide leur parvienne. S’engager sur ces nouvelles initiatives à Calais nous permet donc de répondre à ces nouveaux besoins et de prouver que la ville sait vivre avec son temps.

Grâce à cette nouvelle technologie, nous espérons répondre aux attentes des Calaisiens mais aussi des touristes.

Calais au rythme des flashcodes pour les J.O. de 2012

rencontres des acteurs publics

Natacha Bouchart, Maire de Calais, a misé sur les nouvelles techno logies pour améliorer l’offre de la ville en matière d’information à destination des touristes qui transiteront sur son territoire notamment à l’occasion des J.O. de Londres. Une initiative présentée aux Victoires des acteurs publics.

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dossier dossier

Cadres territoriaux : le boom des réseaux spécialisésLes réseaux sociaux destinés aux cadres de la fonction publique territoriale fleurissent

sur Internet. Ils cultivent pourtant le paradoxe de s’adresser à une communauté dont le statut limite la prise de parole. Utilisateur expérimenté de ces réseaux, Vincent Pacoret, Directeur général des services (DGS) de la commune de Balme de Sillingy et de la communauté de communes de Fier et Usses (74), en souligne les intérêts et les limites.

Échanges et débats au programme du nouveau site web 2.0 du LouvreLe musée du Louvre vient de créer un site web 2.0 communautaire et participatif : la “Communauté Louvre”.

La solidarité entre voisins en applicationOrange soutient l’opération “48 h Voisins Solidaires” en développant une application mobile spécifique.

Quels réseaux sociaux utilisez-vous ?Vincent Pacoret : J’utilise essentiellement trois réseaux : territorial.fr, Cyber-Collectivités et Viadeo. Je suis venu sur Viadeo il y a quelques années pour développer mon réseau professionnel et me faire de nouveaux contacts en vue de saisir une éventuelle opportunité professionnelle. Je précise cependant que ce ne sont pas ces réseaux qui m’ont permis de trouver mon poste actuel. À l’époque, iI y a cinq ou six ans, les réseaux sociaux destinés aux professionnels étaient encore balbutiants. On y trouvait surtout des profils issus du secteur privé. La présence d’agents territoriaux y était encore marginale. Nous y sommes aujourd’hui un peu plus nombreux.

À part le développement de vos contacts professionnels, que cherchez-vous sur ces réseaux ? V. P. : Je recherche essentiellement de l’information sur les questions de management et de ressources humaines. J’y suis aussi beaucoup allé dernièrement pour lire les commentaires déposés suite à la réforme des collectivités territoriales votée au mois de décembre. Cela m’a aidé à me forger une opinion. Ces réseaux viennent en complément de la presse spécialisée. Nous sommes un secteur très bien pourvu en revues et magazines. Ces supports permettent de disposer d’articles de fond, alors que les réseaux contiennent pour l’essentiel des témoignages personnels. Pour moi, ils viennent en complément en permettant de creuser un peu plus certaines questions et d’affiner sa propre réflexion.

Vous arrive-t-il d’y intervenir ou d’y faire de l’échange d’expérience ?V. P. : Il m’est arrivé de donner mon opinion, mais j’avoue que je ne les ai pas encore utilisés pour partager des expériences. Cela est sans doute lié au fait que les réseaux sociaux spécialisés à destination des collectivités sont encore récents. Certains ont moins d’un an. Ils ne

sont donc pas encore très riches en contenus. Les questions juridiques sont par exemple très bien traitées par la presse professionnelle. Ce n’est donc pas sur les réseaux sociaux que je vais chercher ce type d’informations pour l’instant.

Pensez-vous pourtant qu’ils sont appelés à se développer ?V. P. : Leur développement va, à mon sens, se heurter au devoir de réserve lié au statut de fonctionnaire. La libre parole ne nous est pas permise, même sur Internet. Ce qui limite un peu les choses. Par ailleurs, la fonction publique est encore dans une culture d’asso ciations, de rencontres, de conférences, d’ateliers… C’est quelque chose que je regrette un peu. Il serait certainement possible d’échanger plus par Internet, tout en respectant notre devoir de réserve. Enfin, les fonctionnaires territoriaux sont naturellement prudents, car s’ils ont en projet de changer de collectivité, ils ne vont pas s’épancher au sujet de leurs difficultés sur le net. C’est la limite de l’exercice.

Conçue et réalisée dans le cadre d’un partenariat d’innovation entre le musée du Louvre et Orange Business Service, la “Communauté Louvre” s’adresse aux internautes qui partagent un intérêt personnel ou professionnel avec le musée et ses collections.

Un espace de partageAvec cette plateforme, le Louvre souhaite favoriser les échanges et rencontres autour de l’histoire de l’art. Les différents publics sont en effet au cœur de la démarche. Le site leur

est dédié et leur appartient. Sa vocation est d’accueillir l’expression du regard porté sur les œuvres d’art. Les fonctionnalités participatives du site permettent en effet de créer et de publier des contenus, d’enrichir les notices des 1 700 œuvres du Louvre, de débattre, d’échanger des informations ou de partager des ressources documentaires.« Notre souhait c’est de partager les collections du musée, qui sont la propriété de tous, avec nos publics, de permettre à ces publics de s’exprimer à propos des œuvres et d’apporter un discours peut être différent

du discours officiel ou scientifique que le Louvre à l’habitude de proposer », précise Agnès Alfandari, chef du service multimédia du Louvre. Le partenariat avec Orange Business Service permet ainsi au Louvre de vérifier la pertinence des outils 2.0 pour remplir ses missions d’éducation, de diffusion du savoir et d’évaluer leur adéquation par rapport aux attentes de ses publics.

Pour en savoir plus : communaute.louvre.fr

Considérant que la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) consiste notamment à favoriser le lien social et à permettre au plus grand nombre de mieux communiquer pour mieux vivre ensemble, France Télécom Orange a soutenu les 48 h Voisins Solidaires, qui se sont déroulées les 29 et 30 avril dernier. À cette occasion, le Groupe a développé une application spécifique (http://www.voisinssolidairesmobile.fr) qui permet de se déclarer voisin

solidaire, d’identifier les voisins solidaires, de proposer ses services ou de simplement soutenir l’opération.

Solidarité de proximitéLes 48 h Voisins Solidaires s’inscrivent dans la continuité de la Fête des voisins, qui rassemble plus de 6,5 millions de participants chaque année. Avec cette initiative, l’association Voisins Solidaires invite à multiplier les occasions d’entraide naturelle et spontanée en sensibilisant les Français à la solidarité de proximité. Il s’agit de rendre de petits services : accompagner la dame du troisième pour faire ses courses, se faire aider pour bricoler, aller à la pharmacie pour une voisine… Pour Atanase Périfan, créateur de la Fête des voisins et président de Voisins Solidaires, être voisin solidaire « c’est un état d’esprit : être ouvert, avoir le petit geste qui facilitera la vie de votre voisin et la vôtre le moment venu. ça ne prend pas de temps, ça ne coûte pas cher ! »Jean-Paul Delevoye, président du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE), parraine également l'opération : « Je soutiens les initiatives comme celles de Voisins solidaires, ou l’action d’Alexandre Jardin “Lire et faire lire” qui tentent par la proximité entre les citoyens de faire renaître l’envie de “vivre-ensemble”.» Les boutiques Orange de Paris se sont également associées à l’opération en diffusant l’information sur l’opération et les moyens de la soutenir.

Pour en savoir plus : www.voisinssolidaires.fr

Ces réseaux viennent en complément de la presse spécialisée en permettant de creuser un peu plus certaines questions et d’affiner sa propre réflexion.

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Collectivités et réseaux sociaux : un mariage heureux ?

De plus en plus de collectivités ayant choisi de développer une stratégie digitale autour des réseaux sociaux figurent sur parolesdelus.com. Quels en sont les exemples les plus significatifs et quel bilan en font-elles ?Franck Confino : Beaucoup de collectivités n’ont pas eu de véritable stratégie digitale au début. Elles ont subi les réseaux sociaux. Souvent, elles n’osent pas croire qu’on peut être “fan” de sa ville et vouloir la suivre. Mais aimer l’institution, pour l’internaute, c’est d’abord revendiquer son territoire. Par exemple, la Grande-Motte compte 4 800 fans pour 8 200 habitants, alors que la page Facebook (FB) avait été créée par un particulier. Elle est aujourd’hui co-administrée par la collectivité, qui a compris le besoin de proximité exprimé par les habitants.Maîtriser son réseau évite les quiproquos que les pages non officielles peuvent entraîner, notamment en période élec-torale. Ce peut être un outil de gestion de crise formidable car très réactif. Je n’ai pas un seul exemple de dérapage !

Rive de Gier témoigne dans parolesdelus.com de sa page Facebook. Pensez vous que FB soit un média qui puisse s’adapter à une petite commune telle que celle-ci ?F. C. : Justement, les petites villes sont particulièrement intéressantes : à Loctudy, en Bretagne, il y a 4 100 habitants et 800 fans. Elles sont présentes sur Facebook, mais aussi Twitter, Dailymotion… Depuis un an, les villes s’y met-tent vraiment, mais on ne peut pas dire qu’il y ait de rapport entre la taille de la ville et la stratégie digitale. Avec les réseaux sociaux, la collectivité va chercher l’audience là où elle est. Un post d’adolescent au lancement de sa page FB résume bien les choses : “Rive de Gier est sur internet, c’est trop cool !” En fait la ville est sur Internet depuis plusieurs années via son site web institutionnel. Mais les jeunes ne vont pas sur ces supports. Pour eux, Internet c’est Facebook. Partout, les équipes de communication se réjouissent d’enfin toucher les jeunes puisque avec les réseaux le dialogue n’est plus vertical mais horizontal.

Paroles d’élus est aujourd’hui l’un des dispositifs 2.0 au service des collectivités parmi les plus dynamiques. Quel est votre regard sur ce dispositif ?F. C. : C’est un benchmark de bonnes pratiques, on le voit aux nombreux témoignages. Ce portail est exemplaire ; en s’appuyant sur les réseaux sociaux, les collectivités interagissent et échangent. Le site est en effet relié à de nombreux autres réseaux sociaux (de Twitter à Netvibes en passant par Facebook ou Dailymotion) dont il exploite tout le poten-tiel (plus de 3 500 fans sur Facebook, près de 500 followers sur Twitter et plus de 62 500 vues sur Dailymotion) et il est développé en open source. C’est une très bonne passerelle pour s’inspirer des bonnes idées de la mairie voisine !

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sur Facebook et sur Twitter

La nouveauté

Les habitants s’impliquent véritablement dans ces modes de communication qui sortent les collectivités de leur “tour d’ivoire” et les rendent plus proches des individus. En adhérant au mouvement, les collectivités touchent de nouvelles cibles et gardent la maîtrise de leur communication. Et si vous ne vous lancez pas dans les réseaux sociaux, ils vous rattraperont d’une façon ou d’une autre. Mieux vaut donc en être l'initiateur.C’est le credo de Franck Confino,directeur-fondateur d’Adverbia, expert en réseaux sociaux à destination des collectivités.

tendances

Des TIC accessibles à tousL’accord “Pratiques d’accessibilité TIC”, dévoilé par l’Afnor en avril, a mis en évidence les difficultés liées à l’accessibilité de tous aux outils et usages numériques. Dans ce domaine, la mise en place d’une politique opérationnelle constitue un réel défi pour les entreprises, comme pour les collectivités. Certaines se sont pourtant déjà résolument engagées dans cette voie. C’est ce qu’explique Valérie Devay, adjointe au Maire de Châtillon (92) , chargée des Seniors et du Handicap.

Quelles sont selon vous les attentes et les difficultés des populations handicapées ou souffrant de déficience?Valérie Devay : D’une manière générale,

les problèmes majeurs auxquels sont confrontées les personnes handicapées sont liés aux déplacements, intra urbains notamment. À cet effet, à Châtillon, nous menons une politique volontariste pour améliorer l’accessibilité dans les rues

avec l’abaissement des trottoirs, les marquages spécifiques des emplacements réservés et pour faciliter l’accès de tous à tous les bâtiments communaux. Nous accordons également une grande importance à l’accès à l’information notamment en proposant des formations à l’informatique et en facilitant l’utilisation d’Internet.

Quelles sont les actions que vous avez mises en place pour améliorer l’accessibilité (notamment aux TIC) chez ces personnes dans une ville comme Châtillon?V. D. : L’accessibilité de nos infrastructures numériques se décline en plusieurs projets qui sont soit déjà réalisés, comme une version du site internet destinée aux malvoyants, soit en développement, comme la compatibilité des contenus avec les lecteurs d’écran intégrés aux systèmes d’exploitation, l’ajout de sous-titres aux documents vidéos,

L’accessibilité, un enjeu essentiel pour OrangeLes explications de François René Germain, directeur de l'Accessibilité du Groupe France Telecom Orange.

« Orange s’est toujours occupé de ses clients handicapés, mais a récemment changé d’approche en réduisant fortement la concep-tion de produits purement dédiés, stigmatisant et peu nombreux, au profit d’une intégration systématique de l’accessibilité an amont de la conception de l’ensemble des offres grand-public. La simplicité d’usage et de parcours

client, l’ergonomie améliorée ainsi que les tech-nologies d’avant-garde, bénéficient finalement à tous nos clients, dans l’objectif de décloison-ner le handicap, en élargissant ainsi le marché aux personnes âgées ayant des déficiences. Cette démarche de “Conception pour tous” permet aussi d’intéresser toute la chaine de valeur – industriels, équipementiers, marke-

teurs et distributeurs – et donc d’offrir l’accès à nos clients handicapés et âgés à l’ensemble de nos offres fixe, mobile et Internet mais aussi convergentes. Un dispositif complet a été bâti autour d’un catalogue “Offres Autonomie”, de 220 boutiques labellisées ou dédiées, ainsi que d’un Numéro vert et d’une rubrique Autonomie sur Orange.fr. »

l’accès à une aide par téléphone et par courriel ou encore la simplification des procédures administratives en ligne.Notre objectif est de nous approcher au plus près des standards et de ne restreindre aucune fonctionnalité à un type de terminal, d’opérateur ou de système d’exploitation. Pour y arriver, nous nous appuyons sur des technologies “open source” afin de ne pas dépendre d’un seul canal de distribution et d’ainsi, tenir nos obligations de continuité, d’adaptabilité et d’égalité de services. Quels que soient les choix ou besoins techniques de l’usager, il est nécessaire d’offrir une même qualité de fonctionnement. La Ville, dans la mesure du possible, met également des ordinateurs à disposition des associations qui en font la demande.

Qu’attendez-vous d’une telle norme? Quels en sont les enjeux?V. D. : Chacun de nos projets respecte les recom mandations du Référentiel Général d’Accès pour les Administrations, qui sont pour nous les critères légaux en termes d’accessibilité. Suivre ce référentiel n’est qu’un premier pas pour l’administration et l’apparition d’une nouvelle norme ne peut être que positive si celle-ci prend en compte l’évolution rapide des technologies de l’information, notamment la diversité croissante des terminaux à disposition des usagers.

Nous accordons une grande importance à l’accès à l’information.

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La Martinique confie à Orange l’audit sécurité de son système d’information de santé Le Groupement de Coopération Sanitaire - Système d’Information de Santé (GCS-SIS) de Martinique assure la coordination des soins et des services de quinze établissements de santé, publics et privés. Responsable de la mise en œuvre de l’Espace Numérique Régional de Santé (ENRS), il vient de confier à Orange Business Services un audit de sécurité de son système d’information.Pour le GCS-SIS, les enjeux majeurs de cet audit sont la sécurisation de son système d’information, la définition d’une politique régionale de sécurité et le conseil auprès de ses adhérents. Positionné dans ce cadre sur des problématiques d’expertise et de conseil, Orange, qui mène ce projet depuis la définition de la méthodologie jusqu’à la mise au point des règles et procédures, mobilise les moyens nécessaires afin d’apporter une réponse cohérente aux attentes du Groupement en terme de sécurité des systèmes d’information.

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CHR de Metz-Thionville : une solution “full orange” pour améliorer les services aux patients et aux professionnels

santé usages

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Versailles en direct dans une salle de classe !

Site Express Pro : une solution de création de site Web pour les petites structures

Dans le cadre du Plan Hôpital 2012, le CHR de Metz-Thionville – 2005 lits, 5500 agents, 620 000 jours d’hospitalisation par an, 400 millions d’euros de budget annuel – entreprend en 2012 la réhabilitation d’une partie des 25 bâtiments le composant et la construction d’un nouvel hôpital fondamentalement tourné vers le numérique.

Un appel d’offres completC’est dans ce contexte, que l’établissement a lancé un appel d’offres portant sur quatre lots : le LAN (Local Areas Network – Réseau local) et la téléphonie mobile, les services aux patients, la mise en place d’une unité SAMU (infrastructures téléphoniques, sécurisation des données, logiciel de régulation) et d’un service de maintenance du système informatique.Remporté par Orange Business Services en février dernier, ce marché va apporter une réelle valeur ajoutée au CHR, notamment en termes de services aux patients comme au personnel. Le programme comprend en effet le déploiement de plus de 6 500 postes téléphoniques et de 850 bornes wifi, la mise en place d’un système de protection du travailleur isolé, le remplacement de la solution téléphonie du SAMU et de son logiciel de régulation ainsi que l’intégration de 300 terminaux multimédias et de 500 TVIP (télévision utilisant le protocole Internet).

L’hôpital de demainDéveloppée avec Cisco, la solution choisie pour les réseaux et la téléphonie va également permettre au CHR de devenir un point relais santé du programme Netacad, qui dispensera de la formation aux équipes de l’hôpital. Orange et Cisco ont par ailleurs prévu de mettre en place le programme de suivi énergétique “Energy Wise” destiné à réduire la consommation électrique de l’établissement.Au-delà d’une simple opération de rénovation et construction d’un hôpital, le projet développé par Orange au CHR de Metz-Thionville

va donc permettre à la fois d’augmenter la productivité et l’efficacité des soins, de réaliser des économies et d’apporter des services, au personnel comme aux patients, tout en conservant la dimension humaine indispensable à ce type d’activité. L’hôpital du XXIe sera “full Orange”…

Orange vient de remporter le marché de la refonte des réseaux, de la téléphonie, des infrastructures du SAMU et des services aux patients du Centre Hospitalier Régional de Metz-Thionville.

Depuis quelques semaines, les élèves de 170 classes réparties dans des établissements scolaires des Yvelines, de l’Oise, du Nord-Pas-de-Calais et de la Marne testent un nouveau dispositif de visite interactive des jardins et du château de Versailles. En se connectant à une plateforme collaborative en ligne depuis leur salle de classe, les élèves et leur professeur sont à même de suivre collectivement, via un tableau numérique interactif ou un vidéoprojecteur, une visite animée par un conférencier des Musées Nationaux présent au château.

Dans le cadre d’un dispositif associant éducation, culture et Très Haut Débit, le château de Versailles propose à des enfants scolari-sés, la découverte de son patrimoine architectural et de ses jardins d’une manière à la fois collaborative, ludique et interactive.

Alors que 87% des consommateurs surfent sur le Web avant de choisir un fournisseur, 2,5 millions d’entreprises employant entre 0 et 5 salariés n’ont pas de site Internet ! Avec l’offre “Site Express Pro” d’Orange il leur suffit désormais de quelques clics pour disposer de leur propre site. Les petites collectivités peuvent aussi en profiter et s’offrir une réelle présence sur la toile. Jérémy Bordas et Jean-Michel Mallet, de Its-fluide-process, l’ont testée… et adoptée !

Filmés par des webcams pendant toute la durée de la séance, le conférencier et la classe échangent sur un programme varié (la construction du château, les jardins, la journée du Roi…).

Comme s’ils y étaient !Le conférencier, qui pilote des caméras installées dans les lieux importants du domaine de Versailles, peut également enrichir et compléter sa présentation par des extraits vidéo et musicaux. Initiée par Versailles en 2010 avec le soutien

du ministère de la Culture, cette innovation technique inédite est rendue possible grâce à un système de visiophonie développé par la société Anotherworld et mis en place par Orange. Déployée en collaboration avec les rectorats partenaires, cette expérimentation constitue une première pédagogique pour un établissement culturel. Elle ouvre des perspectives dans différents domaines – tourisme, culture, médecine… – mais aussi pour la recherche de solutions permettant de faciliter l’accès à la culture et au patrimoine aux personnes à mobilité réduite et aux publics éloignés des musées.

« Its-fluide-process est une PME de sept personnes, basée à Orléans et spécialisée dans la soudure aluminium. En début d’année, alors que l’activité fléchissait, nous avons réfléchi aux moyens à mettre en œuvre pour trouver de nouveaux clients. L’idée du site s’est imposée suite à la démarche commerciale d’Orange qui nous a proposé “Site Express Pro”, une solution, développée avec NordNet, qui permet aux entreprises de créer et de mettre en ligne rapidement un site web. »

« Nous avons été séduits par cette offre dont le coût n’est que de cinq euros par mois, après une première année gratuite, et qui intègre un nom de domaine propre à l’entreprise. »

Testé et approuvé« La mise en œuvre est simple et rapide. Il suffit de se connecter au site www.site-express-pro.fr pour accéder à la création d’un site de cinq pages grâce à un outil que même les néophytes manipulent

sans difficultés. Il ne nous a ainsi fallu que quelques heures pour aboutir à un résultat satisfaisant. S’il est encore un peu tôt pour porter un jugement sur l’efficacité commerciale de notre présence sur le Web, car notre site est en place depuis moins de deux mois, nous avons déjà été contacté par un client potentiel qui nous a connu grâce à Internet. Cela nous semble de bon augure ! »

www.site-express-pro.fr

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dialogues – Trimestriel – France Télécom, Direction des Relations avec les Collectivités Locales. 6, place d’Alleray, 75505 Paris Cedex 15 – www.orange.com/collectiviteslocales. Directeur de la publication : Bruno Janet. Rédactrice en chef : Delphine Balleyguier, [email protected]. Comité de rédaction : Jean Barré, Patrice Carré, Karine Dana, Muriel Faucher, Pascal Giordano, Frédérique Limido-Milesi, Quentin Loiseleur, Monique Mai, Julie Paolini, Emmanuelle Pierga, Catherine Rene, Émilie Richer, Philippe Rouleau, Lauranne Voyenne Callon. Rédaction, maquette et coordination : 55, rue d’Amsterdam, 75008 Paris. Tél. : 01 53 32 57 75. Rédacteurs en chef délégués : Marion Peyruseigt, Etienne Dubois, Diane Danna. Rédaction : Pierre Fraudeau, Emmanuelle Gautier, Delphine Santini, Pascal Giordano. Crédits photos : Philippe Bauduin, Fotolia, David Orzech, Sébastien Calvet pour Acteurs publics, médiathèque France Télécom Orange. Tirage : 52 200 exemplaires. Dépôt légal : juillet 2011.

© David Orzech

vu par

Vous dites sur votre blog que “la fracture numérique est d’abord entre les élus locaux et les usages du numérique”. Quelles observations vous ont amené à ce constat ?P. Luciani-Boyer : On constate que, souvent, les citoyens se sont mieux appropriés les outils

numériques que les élus qui les représentent.À cela, plusieurs raisons : les usages de l’ordinateur fixe ne correspondaient pas à leurs besoins “d’hommes de terrain”.Aujourd’hui, nous avons une nouvelle donne : les outils numériques permettent la mobilité (smartphones ou tablettes). Les élus ont tendance à ne regarder le numérique que sous l’angle des infrastructures et du développement numérique, or il concerne aussi bien l’éducation, la santé et toute la société !

Quelles sont les bonnes pratiques en matière de TIC à mettre en place d’urgence – et facilement – dans les collectivités ?P.L-B. : Je pense qu’il est primordial de reconstruire du dialogue entre élus et administrés. Et, ainsi, les tablettes numériques que nous avons inaugurées en conseil municipal à Saint-Maur-des-Fossés permettent

cette réactivité essentielle dans les échanges entre les élus et citoyens.Avec les outils en mobilité, sur le terrain, on peut répondre presque en temps réel aux sollicitations puisque nous disposons d’outils qui recréent ce lien de proximité que nous avions perdu avec les voies officielles classiques, trop complexes pour le citoyen. Le numérique est un outil formidable pour réapprendre à se parler et réduire les délais entre administration et citoyen.

Quels sont les enjeux d’une telle prise de conscience ?P.L-B. : Même si le fait d’utiliser ces tablettes relève d’une conscience “green”, honnêtement, c’est plutôt la curiosité, liée à la nouveauté, qui l’a emporté chez les élus. Le retour sur investissement de ces tablettes est estimé entre 25 et 30 000 euros par an. Autant d’économie en papier, en frais postaux tout en garantissant un confort dans la vie des élus… Ils ont aussi appris ce que ces outils leur ouvraient dans leur possibilité d’élus comme la remontée et la descente des informations. Cela a donc renforcé la conviction que les élus ont de leur rôle auprès des citoyens : celui d’être un relais efficace à l’écoute des besoins de ses administrés.

Très engagée en faveur du numérique, Pascale Luciani-Boyer, maire-adjointe en charge des TIC de Saint Maur-des-Fossés (94) explique ce que ces outils peuvent offrir.

Le numérique rend aux élus leur premier rôle :

celui d’acteur local