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Download Ces PME belges qui surperforment - ey.?4 EY Ces PME belges qui surperforment Les entreprises surperformantes belges (ESP) Qui sont-elles ? Comment font-elles ? Population tudie PME

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  • Ces PME belges qui surperforment : Qui sont-elles ? Comment font-elles ?2015

  • EY | Ces PME belges qui surperforment2

  • EY | Ces PME belges qui surperforment 3

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    05

    Pourquoi sintresser aux entreprises surperformantes ?

    Quest-ce quune entreprise surperformante ?

    Sommaire

    Qui sont ces entreprises surperformantes ?

    Comment font les entreprises pour surperformer ?

    Mot de lUWE

  • EY | Ces PME belges qui surperforment4

    Les entreprises surperformantes belges (ESP)Qui sont-elles ? Comment font-elles ?Population tudie

    PME belges employant entre 20 et 100 ETP en 2004. Seules les SA, SPRL et SC actives dans le secteur marchand non financier, soit 7.682 PME.

    Critres utiliss pour dterminer la surperformance

    Priode : 2004 2013

    Augmentation de la valeur ajoute de minimum 5%, soit une croissance globale moyenne de 55%

    Ratio moyen Rsultat courant aprs impts sur Valeur ajoute (RC/VA) est > 10%

    Augmentation nette dETP sur la priode

    Trois groupes identifis

    Les entreprises surperformantes (514, soit 6,7% de la population)

    Les entreprises sousperformantes (1.141, soit 14,9%)

    Les autres = le groupe de contrle (6.027, soit 78,4%)

  • EY | Ces PME belges qui surperforment 5

    Executive Summary

    Qui sont-elles ?

    Valeur ajoute : X 3 pour les ESP et X 1,3 pour le groupe de contrle.

    Personnel : X 2,3 pour les ESP et X 1,2 pour le groupe de contrle.

    Ratio RC/VA : 20% en moyenne pour les ESP et 10% pour le groupe de contrle.

    Les ESP sont prsentes dans tous les secteurs mais en plus forte proportion dans les secteurs ayant connu une forte croissance (activits avec haut degr dexpertise et de qualification) ou secteur avec forte possibilit de diffrenciation.

    Les ESP sont prsentes dans toutes les provinces mais leur prsence dpend plus du secteur (+/- forte prsence de certains secteurs dans certaines rgions).

    Il y a proportionnellement plus dESP avec actionnariat tranger.

    Au cours de la crise (2008-2013), les ESP sont devenues encore plus performantes et les moins performantes encore moins performantes.

    Une bonne capitalisation de dpart est manifestement gage de succs et de surperformance.

    La surperformance est vertueuse : dgage des rsultats donc permet daugmenter les fonds propres donc permet aux ESP dinvestir plus (les ESP ont augment leurs investissements de 130% sur la priode contre une baisse de 3% pour le groupe de contrle).

    Le personnel des ESP est mieux pay et est plus productif.

    Comment font-elles ? (quels sont les attributs des ESP?)

    Processus pluriel et collectif.

    Connaissance approfondie de lentreprise et de son environnement.

    Capacit dvelopper une vision davenir.

    Accepter dtre challeng.

    Internationalisation.

    Capacit ragir instantanment aux opportunits et aux menaces.

    Diffrenciation (cration dune proposition de valeur unique sur le march).

    Professionnalisation de la gestion et appel lexpertise.

    Gouvernance.

  • EY | Ces PME belges qui surperforment6

    Pourquoi sintresser aux entreprises surperformantes ?01

  • EY | Ces PME belges qui surperforment 7

    La Belgique est une terre de petites et moyennes entreprises (PME). Celles-ci reprsentent 98% des socits actives dans notre pays, gnrent prs dun tiers de la richesse nationale et occupent un salari sur deux. Elles constituent galement le principal vecteur de dynamisme conomique. Leur contribution la croissance du produit intrieur brut dpasse de loin leur poids relatif. Les PME sont le vritable gant de notre conomie, mais un gant bien fragile certains gards, tant elles ont t secoues par les remous de ces dix dernires annes. Aprs leuphorie globale de la fin des annes 1990, elles ont d faire face au passage lre numrique, la concurrence des pays bas salaires et la dsindustrialisation qui sen est suivie - ou encore la crise financire. Et ce, pour ne citer que quelques tendances majeures. De nombreux secteurs dactivit ont connu un ralentissement, dautres sont carrment menacs de disparatre ou du moins, den tre rduits leur portion congrue. A cela sajoute un accs toujours difficile au financement, avec pour consquence, entre autres, des investissements insuffisants, hypothquant leur croissance et leur comptitivit future.

    De ce tableau en demi-teinte merge un genre particulier de PME, affichant une forme blouissante et surperformant largement les autres entreprises. Nous les retrouvons dans tous les secteurs et dans toutes les rgions de notre pays. En dix ans, ces championnes ont plus que tripl leur niveau de valeur ajoute. A titre comparatif, le produit intrieur brut (PIB) a augment de 32,5%, en terme nominal. Sur la mme priode, la PME surperformante a cr en moyenne 48 postes quivalents temps-plein (une augmentation de 134%), soit treize fois plus que les autres PME du pays. La surperformance nest pas un tat identifi un moment prcis, mais sinscrit plutt dans une dynamique, un cercle vertueux, stendant sur plusieurs annes. Les entreprises surperformantes sont en moyenne mieux finances, plus solides et plus rentables. Elles investissent plus et renforcent leur position de march.

    A ce titre, elles forment lun des principaux moteurs de la croissance conomique.

    Seule ombre au tableau : ces high-performers sont encore trop peu nombreuses. Elles ne reprsentent aujourdhui, au sein de la population, quune PME sur quinze. Cest peu dire que leur multiplication constitue lun des enjeux majeurs de ces prochaines annes. Il y va tout simplement de la comptitivit de notre tissu conomique. Mais une question fondamentale se pose : toute entreprise est-elle en mesure datteindre la surperformance ? Ou bien nest-ce laffaire que dun nombre limit dlues, au profil bien particulier ?

    EY soutient de longue date le monde des PME en Belgique, que ce soit au travers de sa clientle tendue de PME ou au travers dinitiatives encourageant lentrepreneuriat de croissance telles que le concours de lEntreprise de lAnne ou de lEntreprise Prometteuse de lAnne. Au fil du temps, nous avons acquis la conviction qu condition de disposer de certains fondamentaux, toute entreprise pourrait rejoindre le cercle ferm de la surperformance. Mais quelle est la recette ? Et quels sont les pralables ?

    Afin de rpondre ces questions, nous avons ralis une tude mlant analyses statistiques et observations de terrain. Dans un premier temps, nous avons tent de comprendre qui taient ces entreprises surperformantes et, bien entendu, ce qui les distingue du reste de la population. En complment, nous nous sommes ensuite entretenus avec certains de leurs dirigeants, afin de comprendre la manire dont sest construite la dynamique de surperformance.

    Nous vous livrons, dans les pages qui suivent, un aperu des rponses recueillies mais aussi un ensemble de pistes et balises afin que chacun puisse faire voluer son entreprise vers la surperformance.

    Philippe Pire Associ, EY Responsable Wallonie

  • EY | Ces PME belges qui surperforment8

    Quest-ce quune entreprise surperformante ?02

  • EY | Ces PME belges qui surperforment 9

    La performance des entreprises est un thme on ne peut plus actuel de la politique conomique. Il est largement dbattu dans la littrature acadmique et donne lieu des interprtations diverses, voire divergentes.

    Dun point de vue qualitatif, la performance dune entreprise peut svaluer selon de multiples critres. Cela peut aller de la satisfaction des clients au positionnement de march, en passant par la qualit dun produit ou encore par lefficience dun systme de production. Dun point de vue quantitatif, la performance se mesure essentiellement par la capacit de lentreprise crer durablement de la valeur, et ceci trois niveaux distincts :

    1. Celui des propritaires de lentreprise, les actionnaires (shareholders), pour qui laugmentation de la valeur des fonds propres donc de leur patrimoine - et la distribution de dividendes primeront. Cette vision est frquemment associe aux socits cotes en bourse et sinscrit plutt dans le court terme. Nos PME belges interagissent cependant avec une multitude dagents, dont elles doivent tenir compte.

    2. Celui des parties prenantes (stakeholders), savoir les acteurs directement affects par les dcisions et les activits de lentreprise, commencer par le personnel, les fournisseurs, les clients, les cranciers ou autres partenaires commerciaux. Ces contreparties rcolteront directement ou indirectement les fruits de la surperformance de lentreprise via un effet de levier plus ou moins important selon la nature de leur lien.

    3. Enfin, celui de lconomie et de la Socit dans leur ensemble. Les entreprises surperformantes se fondent dans un tissu conomique et exercent un impact significatif sur leur environnement via notamment la cration de dbouchs, laction sociale et environnementale ou encore la contribution au budget de lEtat via les impts et les taxes. De plus, certaines dentre elles font rayonner le pays ltranger et participent au solde positif de la balance commerciale.

    A partir de l, il est possible de dcliner la performance de lentreprise en divers indicateurs quantitatifs. Dans le cadre de la prsente tude, nous avons retenu les indicateurs permettant de faire le lien tant avec les actionnaires que les parties prenantes ou lconomie dans son ensemble.

    La croissance reprsente lvidence une dimension incontestable de la performance. Mais aux mesures classiques de ce phnomne (chiffre daffaires, personnel ou total de lactif), nous avons prfr la valeur ajoute. Cet indicateur possde lavantage dtre disponible pour toutes les entreprises dposant des comptes (quils soient complets ou abrgs) tout en intgrant les trois niveaux dcrits plu