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  • Collection guides marabout

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  • Du même auteur chez Marabout :

    — Mon enfant face à la drogue (MS 192) — Comment acquérir une super-mémoire (GM 91) — Guide anti-stress (GM 121)

    © 1992, Marabout, Alleur (Belgique).

    Toute reproduction d'un extrait quelconque de ce livre par quelque procédé que ce soit, et notamment par photocopie ou microfilm, est interdite sans autorisation écrite de l'éditeur.

  • D J. RENAUD

    Train ing cerveau

    MARABOUT

  • SOMMAIRE

    Les principes de base 19

    Les domaines du training 37 La volonté 43 La mémoire 87 La résolution de problèmes 139 Le contrôle de soi 179 Gérer le stress 217 Etre créatif 267 Rester jeune ... . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 295

  • INTRODUCTION

    Chaque semaine, ou presque, les magazines spécialisés publient des travaux de savants du monde entier qui apportent des nouvelles toujours plus fascinantes sur la manière dont fonctionne le cerveau. D'ores et déjà, beaucoup de ces connaissances sont mises en pratique au bénéfice de personnes qui ont subi des lésions céré- brales. Normalement, beaucoup de ce que nous pou- vons faire : parler et comprendre la parole, mouvoir nos membres pour marcher, écrire, jouer d'un instru- ment de musique... dépend de zones bien précises du cerveau. Lorsqu'une de ces zones est détruite, par exemple par une hémorragie cérébrale, par l'ablation d'une tumeur cérébrale, la fonction qui dépendait de cette zone est brutalement supprimée. Or grâce aux techniques toujours perfectionnées de rééducation, dans de nombreux cas le patient récupère sa fonction. Qu'a-t-on fait? On a fait travailler une autre région du cerveau, et on lui a appris à faire ce qu'elle ne faisait pas auparavant, à remplacer la partie défaillante! Cela montre bien que lorsqu'on le lui demande — et qu'on

  • le fait travailler pour cela —, le cerveau peut donner beaucoup plus que ce qu'il donne dans le train-train quotidien. Nous avons tous un cheval de course du plus haut niveau, et nous l'utilisons pour tirer la charrette pour aller au marché ! N'adoptons pas pour autant des idées de paranos en nous disant que nous allons deve- nir des «superman»; ce n'est pas, de toute façon, un but souhaitable. Mais l'objectif, sachant ce dont nous disposons, est d'obtenir de ce merveilleux outil de faire bien ce que nous avons à faire, sans trop nous fatiguer. Parfois même, sans y penser ! Cela peut commencer par ce qu'on appelle cruellement : « la discipline d'hygiène de vie », c'est-à-dire la gymnastique, la surveillance dié- tétique, les règles de sommeil... Tout cela nous fait mieux vivre, nous le savons, mais, parfois, quel enfer! Eh bien, justement, nous pouvons le faire automa- tiquement, sans y penser; et même, comme c'est le déclenchement qui est le plus pénible, et que, ce déclenchement, le cerveau peut le faire tout seul, nous pouvons découvrir du plaisir à nos séances d'aérobic, à une nourriture saine, à la dégustation d'une eau bien fraîche! Et cette recherche d'une efficacité facile s'ap- plique tout autant, et aussi aisément, à nos performan- ces mentales : une mémoire d'éléphant, cela s'acquiert aussi facilement qu'un bon coup de raquette, que l'art de faire vibrer des cordes de guitare, ou de réussir un soufflé. Et cela s'acquiert à tout âge. Trouver «des trucs», le moyen d'agir sur une vis sans tournevis, ou de vendre des chaussures démodées, c'est-à-dire être un créatif, cela ne s'improvise pas toujours, mais cela s'apprend. L'idée vient alors «toute seule», oui, mais en fait le cerveau bien exercé s'est arrangé pour la faire venir.

  • Le discours qu'on se tient

    Les conditions de vie nous semblent, pratiquement à tous, beaucoup plus difficiles aujourd'hui qu'elles n'étaient autrefois, pour nos parents par exemple. Il est inutile de s'étendre sur cette constatation, parfaitement justifiée, mais il est nécessaire de regarder en face ce qu'il en résulte. C'est la morosité, l'agressivité à fleur de peau, une fatigue endémique, et le sentiment de plus en plus lancinant qu'il faut lutter, lutter, tout sim- plement pour vivre. On ne peut plus se contenter de vivre, tout simplement, de faire son travail, tout sim- plement (et si possible avec plaisir — mais est-ce possi- ble?), de profiter de ses loisirs, tout simplement. Alors on se répète à tout instant : « Il FAUT que je fasse ceci, ou cela », « Il FAUT que je m'y mette... » On vit sous une contrainte permanente, car on sait que si on lâche un instant, on sera écrasé. Cela évoque le passage d'un livre pédagogique longtemps cité dans les milieux d'éducateurs, qui rapportait la question d'une petite fille à son institutrice pendant la récréation : « Madame, est-ce qu'il faut jouer? » Et on en arrive à se demander si des amants se retrouvant enfin seuls ne se disent pas : « Il FAUT qu'on ait du plaisir! » Alors, pour réussir — réussir à vivre, tout simplement —, on fait tout en force, on en arrive même à respirer, si j'ose dire, à la force du poignet — des fois qu'on ne le fasse pas bien, comme aurait dit Coluche. Et, évidemment, on dresse ainsi les enfants: «Tu DOIS faire tes devoirs, tu DOIS apprendre tes leçons, tu DOIS aller en classe », comme si on ne s'amusait pas en classe ! Avec les choses pas- sionnantes que raconte le maître, et plus tard les profs, avec toutes ces questions qui ne sont autres — sinon en mieux — que ce que proposent les jeux télévisés à succès ! Apprendre est un jeu que les enfants, les ado- lescents aiment spontanément, et bien souvent ce sont les adultes qui leur mettent en tête que c'est un DE- VOIR, qu'il faut SE FORCER à le faire. D'ailleurs, on

  • apprend beaucoup mieux sans savoir qu'on apprend : les enfants qui, aujourd'hui, ont entre trois et quatre ans sont nettement plus «éveillés», c'est-à-dire qu'ils savent beaucoup plus de choses, que les enfants de cet âge il y a trente ou même vingt ans. Ils sont beaucoup plus en contact avec des occasions de découvertes (rela- tions avec les autres, jeux, voyages avec les parents, etc.), et cela constitue un apprentissage précieux de la vie — sans qu'ils sachent qu'ils apprennent, évidem- ment !

    A force de se répéter « Il FAUT que je fasse... », on en arrive parfois à se désespérer. Et on se dit alors, à propos de performances insignifiantes qu'on pourrait, en réalité, réussir sans y penser: «Je n'y arrive pas, je n'y arriverai pas, je ne pourrai jamais. » C'est le déses- poir au sens premier du mot : on n'a plus d'espoir; parce qu'on croit qu'on ne peut plus se faire confiance. C'est la déprime; mais comment peut-on, aujourd'hui, ne pas en être victime, au moins de temps en temps ? En tout cas, ce peut être un sérieux coup d'arrêt dans une évolution professionnelle : c'est vrai que celui qui «lâche la rampe» est dépassé et aura peu de chances de retrouver sa place... C'est vrai que, lorsqu'on commence à se dire «Je ne peux pas », c'est qu'on le croit vraiment. Et on le croit, parce qu'on l'a éprouvé : on s'est forcé, forcé, jusqu'à l'épuisement. Mais chacun sait que ce n'est pas en se disant : «Je n'arriverai pas» qu'on met les chances de son côté. Ce n'est pas non plus en se répétant: «J'y arriverai », puisque c'est jus- tement en se répétant : « Il FAUT que j'y arrive » qu'on est arrivé à l'épuisement et à la déprime. Il faut — c'est vrai, cela il le faut — trouver une autre méthode.

    Il y a une autre petite phrase redoutable, car quand on se la dit, on y croit, et cela nous pousse encore plus vers la mauvaise voie (la voie de l'échec, la voie du mal-être, sinon de la maladie), c'est l'expression d'une fausse indulgence vis-à-vis de soi-même : « C'est plus fort que moi. » On sait qu'il ne faut pas boire plus d'une certaine quantité d'alcool, on sait qu'il faut faire bouger son corps (un quart d'heure d'aérobic dans les

  • vingt-quatre heures du jour, ce n'est vraiment pas l'Anapūrna!), on sait, on sait, mais on n'en tient pas compte, en se répétant : «Je ne peux pas, c'est plus fort que moi.» C'est une fausse indulgence, car la vraie nous libérerait du sentiment de culpabilité; et quand on se dit «C'est plus fort que moi », on double sa culpabi- lité d'un sentiment d'impuissance, on augmente son propre manque de confiance.

    Ce discours est banal, et, encore une fois, il est normal, dans les conditions dans lesquelles on vit. Il est seule- ment nécessaire de le reconnaître, d'être conscient qu'on se le tient. De là, on va partir pour cha

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