leproblèmedespartis · références m.f. bru, b. bru (2018) les jeux de l’infini et du hasard,...

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histoires de statistique

La géométrie du hasardle problème des partis

hist-math.fr Bernard Ycart

Fra Luca Bartolomeo de Pacioli (1447–1517)

De divina proportione (1509)Luca Pacioli (1447–1517)

De divina proportione (1509)Luca Pacioli (1447–1517)

De divina proportione (1509)Luca Pacioli (1447–1517)

De divina proportione (1509)Luca Pacioli (1447–1517)

De divina proportione (1509)Luca Pacioli (1447–1517)

De divina proportione (1509)Luca Pacioli (1447–1517)

Leonardo da Vinci (1452–1719)

Summa de arithmetica (1494)Luca Pacioli (1447–1517)

Summa de arithmetica (1494)Luca Pacioli (1447–1517)

il arrive que le jeu ne puisse s’acheverLuca Pacioli (1447–1517)

Deux camps jouent à la balle ; chaque manche est de 10 points et ilfaut 60 points pour gagner le jeu ; la mise totale est de 10 ducats.Il arrive que, pour quelque raison accidentelle, le jeu ne puisses’achever. On demande ce que touche de la mise totale chacundes deux camps, lorsque l’un a 50 points et l’autre 20 points.

avant Pacioliarithmétiques commerciales italiennes xive–xve siècles

Deux personnes jouent à la longue paume de telle sorte quele premier qui a six chasses gagne le jeu. Il arrive alors parhasard quand l’un d’eux en a gagné quatre et l’autre trois quela balle éclate de telle sorte qu’ils ne peuvent finir le jeu maistombent d’accord pour que chacun ait ce qui lui convient.Trois personnes jouent à l’arbalète 3 Deniers de telle façonque celui qui le premier a 3 coups gagne et obtient 3 Deniers.Et tirant à l’arbalète le premier en a fait 2, le deuxièmeun, le troisième n’a aucun coup. Il arrive par hasard qu’unearbalète se casse et ils sont d’accord que chacun prend ce quilui convient.Deux hommes jouent aux échecs et font un dépôt de un ducatpour trois jeux ; il arrive que le premier gagne 2 jeux ausecond, il demande de ne pas jouer plus avant.

avant Pacioliarithmétiques commerciales italiennes xive–xve siècles

Deux hommes jouent aux échecs un ducat en quatre jeux,quand il arrive le cas que le premier gagne le premier jeu, lesecond, le troisième, et se retire du jeu sans jouer plus selonla volonté de son compagnon, je demande ce qu’il a gagné.Si on te disait qu’il y a trois hommes qui jouent et qu’onte dise de quel jeu il s’agit, et qu’ils jouent en trois jeuxet qu’ils ont mis 2 sous entre eux trois, et que celui qui lepremier qui laboure trois jeux retire les dits 2 sous, dontchacun a mis 8 deniers. Maintenant l’un a deux jeux, l’autrea un jeu et l’autre n’a aucun jeu ; on demande, si on ne joueplus, combien revient à chacun.

Blaise Pascal (1623–1662)

Pierre de Fermat (1606–1665)

correspondance Pascal-Fermatété 1654

L’impatience me prend aussi bien qu’à vous ; et quoique je soisencore au lit, je ne puis m’empêcher de vous dire que je reçus hierau soir, de la part de M. de Carcavi, votre lettre sur les partis, quej’admire si fort, que je ne puis vous le dire. Je n’ai pas le loisir dem’étendre ; mais en un mot vous avez trouvé les deux partis desdés et des parties dans la parfaite justesse : j’en suis tout satisfait ;car je ne doute plus maintenant que je ne sois dans la vérité, aprèsla rencontre admirable où je me trouve avec vous. J’admire biend’avantage la méthode des parties que celle des dés : j’avois vuplusieurs personnes trouver celle des dés, comme M. le chevalierde Meré, qui est celui qui m’a proposé ces questions, et aussi M.de Roberval ; mais M. de Meré n’avoit jamais pu trouver la justevaleur des parties [. . . ]

Pascal, 29 juillet 1654

Traité du triangle arithmétique (1665)Blaise Pascal (1623–1662)

Célèbres mathématiciens de l’Académie Parisienne (1654)Blaise Pascal (1623–1662)

Célèbres mathématiciens de l’Académie Parisienne (1654)Blaise Pascal (1623–1662)

Et puis un traité tout à fait nouveau, d’une matière absolumentinexplorée jusqu’ici, savoir : la répartition du hasard dans les jeuxqui lui sont soumis, ce que l’on appelle en français « faire lespartis des jeux » ; La fortune incertaine y est si bien maîtriséepar l’équité du calcul qu’à chacun des joueurs on assigne toujoursexactement ce qui s’accorde avec la justice. Et c’est là certes cequ’il faut d’autant plus chercher par le raisonnement, qu’il estmoins possible d’être renseigné par l’expérience.

[. . . ]

Ainsi, joignant la rigueur des démonstrations mathématiques àl’incertitude du hasard, et conciliant ces choses en apparencecontraires, elle peut, tirant son nom des deux, s’arroger à bondroit ce titre stupéfiant : La géométrie du hasard.

Christiaan Huygens (1629–1695)

De ratiociniis in ludo aleae (1657)Christiaan Huygens (1629–1695)

De ratiociniis in ludo aleae (1657)Christiaan Huygens (1629–1695)

Si le nombre de chances que j’ai de gagner a est p, et le nombre dechances que j’ai de gagner b est q, en supposant que les chancessoient égales : mon espérance vaudra ap+bq

p+q .

références

M.F. Bru, B. Bru (2018) Les jeux de l’infini et du hasard,Besançon : Presses universitaires de Franche-ComtéJ. Franklin (2015) The science of conjecture, evidence andprobability before Pascal, 3rd ed., Baltimore : John HopkinsUniversity PressA.-S. Godfroy-Génin (2000) Pascal : la géométrie du hasard,Mathématiques et Sciences Humaines, 150, 7–39N. Meusnier (2007) Le problème des partis bouge. . . de plusen plus, J. Elect. Hist. Probab. Statist. 3(1), 1–33R. Pisano (2016) Details on the mathematical interplay bet-ween Leonardo da Vinci and Luca Pacioli, BSHM Bulletin31(2), 104–11

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