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CDP 2017 - Cours Guillaume – Eau et aquaculture – jeudi 10 août 2017 L’eau De plusieurs natures : liquide, gaz, glace. Elle génère la vie. Stockable sous différentes formes : océan, lac, mer, capillaire dans la terre. Le stockage capillaire permet un gain de place, l’eau est facilement redistribuable et le système est économique en terme de quantité. Une fois l’eau stockée en grande quantité, elle suffit à un sol vivant. Le mulch La butte est utile seulement pour un terrain avec mauvaise terre ou en absence de terre. « Un sol avec de l’humus est acide, un point c’est tout. » « Arracher une herbe ne sert à rien. Quand il y a une plante qui vous embête, on la recouvre » Pour un sol vivant un mulch important peut être une solution. - 100 t de copeaux compostés ou mulch /ha à la mise en place puis 30 t /ha. - 15-20 cm d’humus, compost, BRF (branches ramifiées fragmentées) ou de copeaux compostés depuis 3 ans. Mais on peut également disposer de la laine de mouton ou de la paille (mais attention à la prolifération de limace). Eviter compost trop frais pour éviter fin d’azote. - Le rapport C/N = clé d’une bonne méthode de culture. Si le sol est très vivant et riche en C, il y aura une bonne capillarité et une absorption de l’eau. - Arrosage à faire une fois /mois en grosse quantité à condition d’avoir un bon mulch. Fréquence d’arrosage chez Guillaume par exemple : 1 fois en début de saison au début de plantation des plantes ou /mois avec un volume de 50 à 120 L /m2 puis en fonction de la pluie (pluie < 40 mm insuffisante). Par exemple pour 1 m3 de légumes il faut 300 L d’eau. - Importance des bactéries : aérobies sans odeur présente dans l’humus et le compost ; anaérobies avec mauvaise odeur présente lors de macération. Utilisation de système étang-swale-mulch et de ses propriétés de capillarité (éponge) afin d’optimiser l’utilisation de l’eau (Cf. pattern de l’embranchement).

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CDP 2017 - Cours Guillaume – Eau et aquaculture – jeudi 10 août 2017

L’eauDe plusieurs natures : liquide, gaz, glace. Elle génère la vie.Stockable sous différentes formes : océan, lac, mer, capillaire dans la terre.Le stockage capillaire permet un gain de place, l’eau est facilement redistribuable et le système est économique en terme de quantité. Une fois l’eau stockée en grande quantité, elle suffit à un sol vivant.

Le mulchLa butte est utile seulement pour un terrain avec mauvaise terre ou en absence de terre.« Un sol avec de l’humus est acide, un point c’est tout. »« Arracher une herbe ne sert à rien. Quand il y a une plante qui vous embête, on la recouvre »Pour un sol vivant un mulch important peut être une solution.

- 100 t de copeaux compostés ou mulch /ha à la mise en place puis 30 t /ha.- 15-20 cm d’humus, compost, BRF (branches ramifiées fragmentées) ou de copeaux

compostés depuis 3 ans. Mais on peut également disposer de la laine de mouton ou de la paille (mais attention à la prolifération de limace). Eviter compost trop frais pour éviter fin d’azote.

- Le rapport C/N = clé d’une bonne méthode de culture. Si le sol est très vivant et riche en C, il y aura une bonne capillarité et une absorption de l’eau.

- Arrosage à faire une fois /mois en grosse quantité à condition d’avoir un bon mulch. Fréquence d’arrosage chez Guillaume par exemple : 1 fois en début de saison au début de plantation des plantes ou /mois avec un volume de 50 à 120 L /m2 puis en fonction de la pluie (pluie < 40 mm insuffisante). Par exemple pour 1 m3 de légumes il faut 300 L d’eau.

- Importance des bactéries : aérobies sans odeur présente dans l’humus et le compost ; anaérobies avec mauvaise odeur présente lors de macération.

Utilisation de système étang-swale-mulch et de ses propriétés de capillarité (éponge) afin d’optimiser l’utilisation de l’eau (Cf. pattern de l’embranchement).

Pratiquer l’émondage ou la trogne signifie qu’on coupe le tronc ou les branches maîtresses d’un arbre à un niveau plus ou moins élevé pour provoquer le développement de rejets que l’on récolte périodiquement = matière carbone disponible. Cette technique s’applique généralement à la plupart des feuillus, plus exceptionnellement sur des conifères. Selon les essences et l’intervalle des tailles, ces rejets, coupés au même niveau, fournissaient principalement du bois de chauffage, du bois d’œuvre et de travail, ou du fourrage. Véritable centrale de production renouvelable, écosystème remarquable, réservoir de biodiversité, marqueur du paysage, patrimoine culturel original, la trogne tenait autrefois une place importante dans l’économie et dans les paysages ruraux.

Création d’étang à l’ancienneMaraîcher = marais, une personne qui cultivait dans les maraisConception ancien étang maraîcher pour culture de poissonSur 4 parcelles, les maraîchers creusaient 4 trous dans une zone marécageuse (env. 10 m3).

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Après la creuse du trou, à la main.- Il disposait sur tous les bords du futur étang du crottin de cheval sur une épaisseur de 20 cm, ce qui permettait de générer une étanchéité.- Les nitrates vont s’infiltrer dans le sol sous le poids des animaux qu’on aura amené pour travailler le sol, et une macération anaérobie va se dérouler. - Après que le sol ait bien absorber les nutriments du crottin de cheval et enduit toutes les faces de l’étang, enlever le crottin de cheval.- Remplir l’étang d’eau. - Apparition d’algues. - Intégration de poissons qui tolèrent les eaux polluées et de plus de 15°C (exemple carpe), tel que des poissons de fourrage qui vont nettoyer et dépolluer l’eau durant 2-3 mois. Des algues se forment suite à l’accumulation de nitrate et les poissons vont alors pouvoir s’en nourrir. - Insérer des poissons carnivores et prédateurs qui vont manger les poissons précédents- Les donner à nourrir aux animaux de basse-cour.Mais l’étang à tendance à s’affaisser et se boucher.

Création d’une réserve d’eau par la nature1. Un arbre tombe naturellement soit par la foudre, le vent, … En tombant sur le sol, il se déracine et laisse un vide, un trou dans le terrain.2. Les sangliers attirés par la terre fraîche s’enroulent à cœur joie dans le trou, dans la boue (terre+pluie)Mais un étang est toujours éphémère et finit toujours par redevenir une forêt.

Comment créer un étang« Le top c’est de faire les étangs les plus haut possible dans le terrain. »La création d’un étang naturel prend du temps car nécessite l’apport de déjection d’animaux, de l’érosion au cours du temps et la mise en place d’une végétation. Mais tout étang naturel finit par devenir une forêt.Pour entretenir un étang naturel et le rendre permanent il faut vider et récupérer la vase (pour les plantes par exemple).

Une des alternatives est la création d’un étang à bâche dure.- On peut utiliser une bâche ETPM ou en polyuréthane, non toxique et avec une durée de vie de 50 ans et un prix environ de 12 CHF /m2.- Ajout de pierres plates et de glaise pour faire les joints. Formation également d’algues qui vont renforcer les joints et empêcher la bâche de s’abimer.- Ajout de sable pour protéger des cailloux- Mise en place de la bâche- Ajout possible de géotextile style feutre pour empêcher les percements par les racinesIl est important de réfléchir en amont à l’arrivée et à la sortie d’eau qui doivent être proche du bord.Chaque année c’est 10 cm de vase qui s’accumule. Enlever la vase au maximum au bout de 10 ans. Installation d’un système de siphon pour pouvoir irriguer et vider. Système de phytoépuration possible (cf document mail Mélanie).

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« L’eau doit faire le plus grand trajet avant de disparaître »Attention à la taille de l’étang : ne pas le faire trop petit, plus il sera grand plus il pourra s’adapter à des variations de température (par exemple eau des toitures chaude en été qui va se déverser dans l’étang et tuer les poissons).En Suisse, 8 m2 sont autorisé pour construire sans permis de construire.

Canards vs poulesPrédateurs des nuisibles : les poules mangent les petits vers, les canards mangent les limaces. Attention car les canards mangent tout (limaces et insectes) puis en vieillissant deviennent plus végétarien et risquent de manger les cultures. Il est donc plus judicieux de mettre les canards seulement pendant leur 2 premiers mois et demi de vie.Les canards pondent 350 œufs /an contre 250 œufs /an.Plutôt que des poules normales, préférer des petites poules, voire des cailles, qui vont faire proportionnellement de plus gros œufs par rapport à leur poids.

L’aquaponieQu’est-ce que c’est ?

Système d’aquaculture et d’hydroponie associés en cycle fermé.Système qui nécessite moins d’eau par rapport à d’autres système de culture. 300 L d’eau à rajouter chaque année pour 1 m3 d’eau d’étang.

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Circuit fermé entre un bac contenant des poissons et un bac contenant des plantes dans des billes d’argile (légumes, aromates, etc.). Le but est de récupérer les déchets produits par les poissons pour amender la plante en azote (déjections des poissons). L’eau est donc filt rée par les plantes et revient propre dans le bac des poissons.

Remarque  : On utilise les poissons pour avoir une double production mais en vrai on pourrait « pisser dedans » tous les jours où y jeter des pommes pourries le résultat serait le même, l’essentiel étant d’avoir de la matière azotée.

Comment ça marche ?

On met une pompe dans le bac avec les poissons. Elle peut être électrique, mécanique, peu importe, l’essentiel étant de faire remonter l’eau dans le bac des plantes.Dans le bac des plantes il y a un siphon cloche qui permet au bassin de se vider d’un coup dès que le bac est rempli.

Comme le siphon n’est pas accessible directement par le haut du bassin puisqu’il a une cloche au-dessus de lui, le niveau de l’eau remonte dans la cloche et lorsque l’eau atteint finalement le haut du siphon, toute l’eau est aspirée par le bas du bac.

Il est important de creuser en palier afin d’avoir des strates thermiques pour l’élevage des poissons. Importance de sortie et d’arrivée d’eau pour permettre le drainage.

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Emplacement de la sortie sur le côté avec tuyau qui descend au fond et ramène la boue réutilisable comme engrais vert ou lombricomposte via un swale (= dépression peu profonde qui transporte de l'eau principalement pendant les tempêtes de pluie ou la fonte des neiges). Réutilisation de l’eau après phytoépuration.

Pourquoi ? Les poissons produisent de l’ammonium à travers leur déjection. Des lombrics sont ajoutés au milieu pour permettre la dégradation des racines et un apport supplémentaire de nutriments aux légumes.

L’eau riche en ammonium est reversée dans le bac contenant les billes d’argiles et les plantes via une pompe. Il y a des bactéries aérobies (qui ont besoin d’oxygène pour vivre) qui ont colonisé les billes d’argile et qui permettent aux plantes de pouvoir assimiler les déjections des poissons. Au départ, les déjections ne sont pas assimilables car sous forme d’ammoniac. Ainsi les différentes bactéries en présence permettent la transformation des ammoniacs en nitrites puis en nitrates directement assimilables par la plante. Il ne faut donc pas noyer ces bactéries parce qu’elles sont essentielles pour le développement de la plante et le « nettoyage » de l’eau. Dans le bac à poisson il y a formation naturelle d’algues due à la luminosité et la présence des nutriments. Ces algues qui vont assimiler les nitrates

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restants du bac de culture des légumes. Puis ces algues vont être manger par les poissons. On obtient ainsi une eau claire.Attention, les réservoirs d’eau type étang naturel tendent à devenir une forêt, et sont difficiles à maintenir. Exemple des étangs maraîchers de l’époque avec alternance culture légumes et poissons avec technique de formation de glaise. Un système fermé sous serre avec récupération de la condensation est possible avec apport équivalent d’eau pour les légumes sortis de la serre.

Quels poissons ?L’eau riche en nitrate du bac de culture des légumes s’appauvrit en nitrate du fait de son assimilation par les plantes, puis se déverse dans le bac à poisson. On a alors une eau assez polluée en nitrates qui va être bien tolérée par les carpes. Les algues présentent vont se nourrir du nitrate présent, puis ces algues vont être mangées par les carpes. On peut ensuite mettre des brochets dans le bassin en fin de cycle afin de se nourrir de ceux-ci.

Les apports C/NPour avoir le bon rapport C/N il faut de la matière azotée – apportée par les déjections des poissons – mais aussi de la matière organique avec un apport de carbone, pour ça on met des lombrics avec les végétaux que l’on souhaite faire pousser.Les lombrics créent donc de l’humus pour que les plantes puissent assimiler le carbone mais ils nourrissent aussi les poissons puisqu’ils sont parfois aspirés par le siphon lorsque le bac des végétaux se vide.

Remarque  : l’espèce utilisée pour l’aquaponie est Eisenia fetida.La méthanisation est le seul traitement capable de transformer les graisses et les produits animaux.

Quels légumes ?On peut tout mettre dans le bac à légumes, mais plutôt des légumes qui supportent que leurs racines soient dans l’eau. Exception pour les légumes racines.Si on veut quand même faire des légumes racine on peut utiliser le wicking bed (voir sur internet). Le système fonctionne via l’ajout de strates au-dessus d’un conduit d’eau qui permet une montée par capillarité.

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EntretienLes billes d’argile sont à nettoyer, on peut aussi les remplacer par des cailloux siliceux mais c’est bien plus lourd.Pour la pompe, il faut penser à utiliser un disjoncteur en cas d’orages.

Nourrir les poissonsIl est possible d’utiliser le lombricompost pour nourrir les poissons. Mais si les vers du bac à légumes ne sont pas en quantité suffisante, on peut faire de l’élevage d’insectes :

- Vermicompost- Teigne : à récupérer dans les cadres des ruches (elle mange la cire d’abeille)- Les larves d’abeilles mâles- Grillons (très simple à élever)- Ténébrion meunier- Vers de mouche : on pend des restes ou abats de viande au-dessus du bac à poisson

dans lequel les mouches vont pondre et les larves vont petit à petit bouger et finir par tomber dans l’eau.

- Larve soldat noir : elle se nourrissent des graisses (caisse d’élevage qu’on peut disposer sur le bord du bac des poissons avec un couvercle qui les empêche de sortir. Les larves cherchent tout le temps à monter, on met donc une rampe qui les fait atteindre une sortie donnant directement sur le bac des poissons et elles y tombent.

Les matériaux- PEHD (polyéthylène haute densité) : plastique non naturel mais alimentaire (ne migre

pas dans les graisses animales). Reste sensible aux UV- EDPM (éthylène-propylène-diène monomère)- PVCU (pression) : revêtement qui empêche les bactéries de proliférer moins

toxique- Cuve blanche IBC

Eviter PVC car toxique.

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Le captage de source

Semences, reproduction et sélectionReproduction semences, dégénérescence et hybridationLes plantes liées à l’homme sont dépendantes et sensibles. Les plantes sauvages sont plus rustiques.Via le phénomène de dégénérescence (hybridation spontanée) on peut revenir à la rusticité et à des caractères naturels. Soit, en laissant dégénérer les plantes, au bout de 5-6 ans de reproduction de semences non pures, on finit par retrouver la plante ancienne de base.Ensuite on peut choisir les hybridations afin de sélectionner des plantes qui auront de meilleures qualités gustatives. Attention aux hybridations qui donnent des plantes complètement différente et toxique ou non adaptées à l’alimentation (racine ou fruit trop petit, trop astringent ou trop acide, etc).Par exemple, attention aux courges qui s’hybrident avec les colocinthes (légumes de décoration toxique) et donnent une sorte de courge toxique.L’hybridation courge-courgette donne une plante rampante avec des courges qui deviennent grandes et donc amères. Donc si on veut faire de la reproduction de courge et de courgette dans la même parcelle, il faut procéder à une pollinisation manuelle.Pollinisation manuelle = mise en place d’un cornet autour de la fleur pour que les grains de pollen restent sur la fleur et que la fleur ne soit pas contaminée par le pollen d’une autre fleur.La tomate est compliquée à cultiver. Il y a beaucoup de maladies, elle finit par être peu productive et les grosses tomates ont souvent peu de goût contrairement aux tomates cerises qui sont les plus sucrées, selon Guillaume.Les plantes dont l’hybridation est possible : chou, carotte, …Le plus compliqué avec l’hybridation c’est d’obtenir une stabilité.Ce qui est conseillé quand on commence la reproduction de semences, c’est de laisser tout venir à graine sans intervention la première année, on teste, on observe, le but est d’avoir beaucoup de semences au début pour pouvoir re semer sans soucis de quantité. Le souci de la qualité vient dans un second temps.Le but est d’avoir des semences et donc des plantes adaptées à leur environnement, sélectionner et reproduire ses semences sur son terrain permet ainsi d’obtenir des variétés adaptées à son terrain. Avant chaque terroir avait sa variété de blé adaptée par exemple, car les paysans gardaient la moitié de leur récolte pour leur semis de l’année suivante.

Sélection des arbresCf pommes du Kazakstan = sélection des pommiers donnant les pommes les plus sucrées par les ours. (Pommes les plus sucrées qui sont mangées et digérées, puis graines retrouvées dans excréments des ours qui a fait la sélection).Pour les pommiers, comme certains autre végétaux, les pommiers sauvages donnent des pommes au goût très astringent qui fait qu’elles sont immangeables.

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Lois de génétique« Les pépins ne sont pas fidèles aux parents » = un pépin planté ne donnera jamais la même variété que ses parents. Cela est dû au fait que les fleurs des variétés à pépins s’hybrident avec d’autres variétés (pollen d’autres fleurs qui vient polliniser la fleur de notre arbre). Pour les arbres à pépins, la seule reproduction possible pour obtenir la même variété est permis par la greffe. « Pépins sur pépins » = Les arbres à pépins peuvent être greffés sur les arbres à pépins« Les noyaux sont fidèles aux parents » = un noyau planté va donner la même variété.Méthode de plantation d’un noyau : on dispose dans un contenant, type pot en terre cuite, avec grillage au fond (pour empêcher souris de venir manger) puis au-dessus (à mettre en dernier), une couche de sable, une couche de noyaux, sur 2-3 couches. Ensuite on met ce pot dans la terre avant l’hiver afin de permettre la vernalisation c’est-à-dire de faire sortir la graine de sa dormance et la faire passer du stage végétatif au stade reproductif suite à une période froide.

GreffagePossibilité de greffer poire sur aubépine, prunes sur pruneliers, l’aubépine permet de nanifier.Possibilité de greffer tomate sur patate.Mastic idéal = mélange de résine d’arbre et de cire d’abeille (10%)A la place du mastic on peut juste mettre élastiqueLe greffage permet tout de même une modification génétique, car chaque bourgeon ou racine est une entité.Greffe à l’anglaise assez compliquée

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Greffe en couronne plus abordable