paris-photographe 1893 n° 01, 30/01/1893

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  • PARIS-PHOTOGRAPHE REVUE MENSUELLE ILLUSTRE

    De la Photographie et de ses applications aux Arts, aux Sciences et l'Industrie.

    DIRECTEUR : Paul NADAR SECRTAIRE DE LA RDACTION : ADRIEN LEFORT

    ABONNEMENTS : PARIS. Un an ZS'fr. DPARTEMENTS; Un :in SG fr. KO UNION POSTALE. Un ah 28 fr.

    On peut s'abonner directement et sans frais dans tous les Bureaux de Poste

    PRIX DU NUMRO : 2 FR. 50

    Paris Photographe est en vente chez tous les grands libraires

    de la Finance et de l'Etranger,

    ainsi qve chez les principaux fournisseurs d'articles photographiques.

    RDACTION ET ADMINISTRATION : Cf A L'OFFICE GENERAL OE PHOTOGRAPHIE fC(r

    53, RUE DES MATIIURINS, 53

  • 3e ANNE. 3O JANVIER i8g3 N 1

    ommae du Tf I :

    Les obturateurs grand rendement, J. Dcmaray. La photographie en 1892, Ch. Gravier. Chambrj syndicale de la photographie. Compte rendu des travaux de l'anne parle prsident,

    M. Berthaud. Varits. O Camra, Camra indiscreta! Texte et dessins de Mars. A propos du gaacol, A. et L. Lumire. Correspondances trangres : Londres, G. Davison, secrtaire du Camra Club; Vienne,

    F. Silas. Socit franaise de photographie, P. P. Syndicat gnral de la photographie. Compte rendu officiel. Informations. A travers les Revues. Inventions nouvelles. Bibliographie. Brevets relatifs la photographie, Petite correspondance.

    Iu!7aion :

    Les Lavandires. Etude par M. Mittcnhof. Srie Photographique.

    Les planches que nous publions la (in de chacun des numros de Paris-Photo-graphe sont les rductions des photographies originales faisant partie de la collection Nadar. Ces photographies sont en vente et on peut se les procurer en indiquant les numros inscrits, qui servent de rfrence.

    a.'yo~

    COLLABORATEURS

    DES PRCDENTS NUMROS DU PARIS-PHOTOGRAPHE

    MM. W. de W. Abney, vice-prsident de la Socit de Photographie de la Grande-Bretagne; G. Balagny; Bavard; Bthune; J. Bourdin ; comte d'Assche; A. Cornu, de l'Institut; E. Cousin; G. Davison, II.-S. Camsra Club; G. Demny, chef du laboratoire de la Station phy-siologique ; Dr J.-M. Eder, directeur de l'cole impriale de Photographie de Vienne; C. Fabre, de la Facult de Toulouse; H. Fourticr; Commandant Fribourg; J. Granchcr; L. Grandeau; Ch. Gravier; Flix Hment; Paul et Prosper Henry; J. Jansscn, de l'Institut, prsident de la Socit franaise de Photographie; Colonel A. Lausscdat, directeur du Conser-vatoire des Arts et Mtiers ; E. Legouv, de l'Acadmie frrnaise; Hugues Le Roux; Auguste et Louis Lumire; D' Marey, de l'institut; Mercier; Nadar; A. Peignot; H. Reeb; A. Riche; F. Silas; L. de Tinseau; G. Tissandier ; E. Trutat, directeur du Musum de Toulouse; Vicomte de Spoelberch de Lovenjoul; Soret; Lon Vidal; A. Villain; t. Wallon; Colonel J. Watcrhouse, Assistent surveyor gnerai of india; F.-H. Wilson; P. Y von. etc., etc.

  • Pari s - Pho t ogT ap h e

    Imp .Wittmajin,

    LES LAVANDIERES Etude de MMittenhof.

    LES

    OBTURATEURS A GRAND RENDEMENT

    N sait que, depuis le Congrs photographique de 1889, deux donnes servent l'apprciation des qualits optiques d'un obturateur : la dure d'action et le ren-dement. Cette dernire caractristique s'est-elle vul-garise autant qu'il est dsirable; son importance, sa signification mme sont-elles universellement saisies, c'est ce dont la considration des nouveaux modles d'obturateurs, quelques exceptions prs, pourrait

    faire douter. Cette ngligence des enseignements de la thorie n'est, du reste,

    K--

    Fig. 1. Fis*. 3:

    Fig. 1. Comparaison de l'obturateur central droit et de l'obturateur central circulaire. Le cercle en trait plein reprsente le diaphragme de l'objectif; la surface MN, en hachures croises, reprsente la surface dcouverte par l'obturateur central circulaire, la surface ABCD celle dcouverte par l'obturateur central d oit, les conditions de vitesse et de temps restant Ls mmes.

    Fig. 1. Comparaison de la guillotine bords droits et la guillotine circulaire. Le cercle en trait plein reprsente le diaphragme de l'objectif. ABC, surface dcouverte par la guillotine droite; MN, surfice, hachures croises, dcouverte parla guillotine circulaire, les conditions (tant les mmes.

    Fig. 3. Comparaison entre les obturateurs iris triangulaires, droit et circulaire. Le cercle reprsente le diaphragme de l'objectif; le triangle ABC la surface dcouverte par l'iris droit, et le triangle curviligne DEF la surface dcouverte par l'iris circulaire, les condi-tions restant toujours les mmes.

    pas nouvelle. En passant en revue les dispositions d'obturateurs les plus avan-tageuses, on en verra plus d'un exemple.

    Le mot lui-mme de rendement, bien qu'assez rcent, correspond, en effet, une ide dj ancienne. Ds 1880 M. Jubert (Bull, de la Soc. Fran. de Pho-iog., 1880, p. i85.) avait tabli, en quelques pages, l'une des vrits les plus mconnues depuis en fait de rendement.

  • 4 l'ARIS-PIIOTOGRAPIIE.

    M. Jubert posait ce principe gnral qu'une ouvertur; circulaire, en forme de diaphragme, est avantageusement remplace par une ouverture bords droits. Examinons, par exemple, le cas d'un obturateur central dont les lames sont vides suivant deux cercles gaux au diaphragme. Cet obturateur s'ouvre (fig. i) suivant la lunule MN. Si, au contraire, on les vide suivant deux carrs circonscrits au cercle, ce qui est toujours possible et ne modifie gure l'obtu-rateur, la surface dcouverte devient au mme instant ABCD, c'est--dire beau-coup plus grande. La pose totale et, par suite, le rendement sera donc beaucoup plus grand dans le deuxime cas que dans le premier. Il suffit de jeter les yeux sur les figures 2 et 3 pour comprendre que le mme raisonnement s'applique une guillotine, un iris, en fait, un obturateur quelconque.

    Chacun s'est plu reconnatre la vrit de la remarque de M. Jubert. Nan-moins on chercherait peut-tre vainement, sans trouver plus de deux obtura-teurs, y compris l'obturateur double volet de l'auteur de la remarque, o cette rgle ait t mise profit. Le nombre de ceux o elle a t mconnue est

    Fig. 4. Fig. 5.

    Fig. 4. Guillotine Chapelain. D diaphragme de l'objectif. ABCDEF, ouverture de la guillotine. Fig. 5. Comparaison des surfaces du diaphragme, dcouvertes par la guillotine'circulaire

    (Surface I, Lunule CAOD.), par la guillotine bords droits (Surface II, Segment CAFD.), - et par la guillotine Chapelain (Surface III, Croissant PARD.). Les conditions de vitesse et de temps tant les mmes.

    considrable, les constructeurs ayant, sans qu'on en voie bien le motif, une tendance manifeste adopter l'videment circulaire. Moins de deux annes aprs la communication dont il vient d'tre question, l'un des obturateurs les plus apprcis du public tait mis en vente. L'ouverture des lames tait circulaire. L'obturateur tudi, 35 38 pour 100 de la pose est perdu de ce fait! Quelques annes plus tard (1889), la maison Dallmeyer, toujours si claire, construisait un iris quatre branches dont le profil est circulaire. Peu aprs cependant, M. Dallmeyer recherchant par le calcul le rendement d'un nouvel obturateur central, retrouvait, dans un cas particulier, les consquences de la rgle gnrale de M. Jubert, applicable son iris galement.

    En 1884, M. Chapelain, faisant un nouveau pas en avant, (Bull, de la Soc. Fran. de Photog., 1884, p. 121.), montrait que, dans le cas de la guillotine, on pouvait encore amliorer le rendement de l'instrument en prenant pour profil

    LES OBTURATEURS A GRAND RENDEMENT. 5

    de l'ouverture, non plus un carr circonscrit au diaphragme, mais une ouver-ture telle que ABCDEF (fig. 4), bords circulaires de mme rayon que le diaphragme, mais exinscrits dans le carr, de manire tourner leur convexit vers le centre. En comparant comme prcdemment les surfaces I, II, III (fig. 5), dbouches simultanment parla guillotine circulaire, la guillotine droite et la guillotine Chapelain, on comprend facilement l'avantage de cette dernire. Le calcul montre que le gain, par rapport ces dispositions, peut tre voisin

    de 36 ou de i5 pour rco suivant le cas. La modification Chapelain s'applique aussi bien aux guillotines rotatives qu'

    celles dont le mouvement est rectiligne (fig. 6). Quand le pivot se rapproche du diaphragme, on obtient une forme limite

    remarquable. Les centres O et O' des deux demi-cercles de l'videment se

    Fig. 6.

    Fig. 6. Guillotine Chapelain ouverte, pivot. D, diaphragme. P, pivot de la guillotine.

    rapprochent et, la limite, concident de telle sorte que la guillotine prend la forme d'un cercle plein gal au diaphragme (fig. 7). Lors de l'ouverture com-plte, les deux cercles sont tangents au point P, qui est le pivot (fig. 7).

    Cette disposition prsente quelque intrt au point de vue historique. Elle fut adopte par Bertsch, en i852, dans un obturateur qui fut sans doute le premier construit aprs la guillotine astronomique de Foucault. Bertsch n'avait pas eu grand effort d'imagination faire : il avait simplement muni d'un ressort la ron-delle pivotante qui servait alors fermer les obturateurs.

    Au point de vue thorique, elle doit aussi fixer l'attention. En effet, mesure que le pivot se rapproche du diaphragme, dans la guillotine de la figure 6, le rendement augmente et la disposition de la figure 7 est la plus avantageuse, le rendement pouvant alors atteindre 0,703 si le mouvement est uniforme, tandis qu'il n'tait que 0,576 pour la disposition de la figure 4.

    La remarque de M. Chapelain1 n'a gure eu meilleur sort que celle de

    1. Il faut notrer, en passant, que le rendement des guillotines Chapelain est le mme que celui des obturateurs centraux droits ayant mmes pivots.

  • O PARIS-PIIOTOGRAPIIE.

    M. Jubert. Sans doute quelques guillotines mouvement rectiligne ont t con-struites suivant sa rgle. M. Fra