méthode psychologique et méthode phénoménologique : sartre

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Mthode psychologique et mthode phnomnologique: Sartre, Esquisse dune thorie des motions.

Psychosociologie des rapports techniques et affectifs: Robert Bales 22

Bernard Dantier(docteur en sociologie de lcole des Hautes tudes en Sciences Sociales)(7 dcembre 2007)

Textes de mthodologie en sciences sociales

choisis et prsents par Bernard Dantier

Psychosociologie des rapports techniques et affectifsdans les groupes de travail: Robert Bales,Rles centrs sur la tche et rles sociaux Extrait de: Robert F. Bales, Rles centrs sur la tche et rles sociauxdans des groupes ayant des problmes rsoudre, in Lvy, Andr,Psychologie sociale, Paris, Dunod, 1972, pp. 263-277.

Un document produit en version numrique par M. Bernard Dantier, bnvole,

Docteur en sociologie de lcole des Hautes tudes en Sciences Sociales

Courriel: bernard.dantier@orange.fr

Dans le cadre de la collection: "Les classiques des sciences sociales"dirige et fonde par Jean-Marie Tremblay, professeur de sociologie au Cgep de Chicoutimi

Site web: http://classiques.uqac.ca/Une collection dveloppe en collaboration avec la Bibliothque

Paul-mile-Boulet de lUniversit du Qubec Chicoutimi

Site web: Site web: http://bibliotheque.uqac.ca/

Un document produit en version numrique par M. Bernard Dantier, bnvole,

Docteur en sociologie de lcole des Hautes tudes en Sciences Sociales

Courriel: bernard.dantier@orange.frTextes de mthodologie en sciences sociales choisis et prsents par Bernard Dantier: Psychosociologie des rapports techniques et affectifs dans les groupes de travail: Robert Bales, Rles centrs sur la tche et rles sociauxExtrait de: Robert F. Bales, Rles centrs sur la tche et rles sociaux dans des groupes ayant des problmes rsoudre, in Lvy, Andr, Psychologie sociale, Paris, Dunod, 1972, pp. 263-277.UTILISATION DES FINS NON COMMERCIALESSEULEMENT.

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Pour les notes de bas de page: Times New Roman, 12 points.

Citation: Times New Roman, 12 points.

dition lectronique ralise avec le traitement de textes Microsoft Word 2004.

Mise en page sur papier format: LETTRE (US letter, 8.5 x 11)

dition complte Chicoutimi, Ville de Saguenay, Qubec, le 11 dcembre 2007.

Textes de mthodologie en sciences socialeschoisis et prsents par Bernard Dantier:

Psychosociologie des rapports techniques et affectifs dans les groupes de travail: Robert Bales, Rles centrs sur la tche et rles sociaux

Extrait de:

Robert F. Bales, Rles centrs sur la tche et rles sociaux dans des groupes ayant des problmes rsoudre, in Lvy, Andr, Psychologie sociale, Paris, Dunod, 1972, pp. 263-277.Par Bernard Dantier, sociologue

(6 dcembre 2007)

Psychosociologie des rapports techniques et affectifsdans les groupes de travail: Robert Bales,Rles centrs sur la tche et rles sociauxCette tude du psychosociologue amricain Robert Bales remet en question le prsuppos stipulant que dans les groupes constitus pour accomplir une tche, notamment rsoudre un problme, les rapports sorganiseraient selon une logique pratique base sur lchange et le traitement des informations techniques pertinentes. Au terme de multiples expriences de laboratoire, les rapports socio-affectifs se manifestent ici aussi importants que les rapports purement techniques. Les groupes satisfont ainsi leur incontournable besoin en relations sentimentales, besoin que traite systmatiquement (avec plus ou moins dopportunisme) un leader spcialiste du socio-affectif, leader qui complte et concurrence le leader qui possde les comptences dingnierie.

De la sorte on saperoit que le succs social et la popularit ne sacquirent pas par le simple mrite, et bien au contraire tendent dcroitre avec celui-ci qui produit des frustrations relationnelles de toute espce. Les pouvoirs techniques et les pouvoirs socio-affectifs ne paraissent pas conciliables dans une mme personne non assez polyvalente pour cela et sont rpartis entre plusieurs dans une certaine division du travail et une certaine lutte des pouvoirs.

Le chercheur en sciences sociales tirera plusieurs profits de cette tude.

Les interviews de groupes, en effet, risquent de se drouler cet exemple et le sociologue ou ethnologue sexpose recevoir des informations trs biaises sil ne sait pas reconnatre, traiter ou corriger les processus socio-affectifs et les luttes de pouvoir qui interfrent chez les enquts avec leur travail de production et de communication de linformation souhaite.

Le chercheur sintressera aussi la mthode dobservation des interactions dans un groupe que Bales construit et met en uvre (il sagit dune grille douze entres, servant quantifier les manifestations de chaque participant lgard des autres, manifestations types en catgories dactions soit centres (les unes passivement les autres activement) sur le traitement direct du problme, soit orientes (les unes positivement les autres ngativement) vers lvolution de ltat affectif.

Enfin le chercheur en sciences sociales sinterrogera sur le protocole dexprimentation en psychologie sociale qui est ici appliqu, protocole exemplaire cet gard. On pourra, l encore, dans un certain scepticisme ou un certain pessimisme, se demander si les rsultats de ltude de Bales ne seraient pas en partie des artefacts des conditions trs artificielles de lexprimentation qui consiste construire de toutes pices des groupes au coup par coup (avec rmunration la clef) en leur attribuant dans des lieux exognes des tches qui ne sont dcides que par lexprimentateur. Mais cette critique peut tre attnue en constatant que mme ailleurs les groupes de travail devant accomplir une tche ou rsoudre un problme ne sont pas plus naturels ou spontans.

Bernard Dantier, sociologue

6 dcembre 2007

Robert F. Bales:extrait de

Robert F. Bales, Rles centrs sur la tche et rles sociaux dans des groupes ayant des problmes rsoudre, in Lvy, Andr, Psychologie sociale, Paris, Dunod, 1972, pp. 263-277

Pendant les dix dernires annes, des laboratoires ayant pour but l'tude de l'interaction sociale l'intrieur de petits groupes et d'organisations furent constitus dans des centres de recherche universitaire, des hpitaux, des cliniques et des administrations militaires. Les tudes et les expriences que je vais dcrire ont t labores dans un de ces laboratoires, tabli en 1947 l'Universit de Harvard.Le laboratoire se compose d'une grande pice bien claire, destine au groupe tudi, et d'une pice attenante d'o les observateurs peuvent entendre et surveiller les sujets travers des miroirs sans tain. On commence l'exprience en expliquant aux sujets que la pice a t conue spcialement pour tudier les discussions de groupe, qu'il sera fait un enregistrement intgral des propos changs et que des observateurs se trouvent derrire les miroirs sans tain. La sparation n'a pas pour but de tromper les sujets, mais de rduire au minimum l'interaction entre eux et les observateurs.Suite des expriences pendant plusieurs annes, nous sommes arrivs dfinir un type de groupe et de tche, plus ou moins standardiss, qui constituent la base d'un bon nombre d'tudes. Les donnes dont je vais rendre compte proviennent de plusieurs tudes qui se sont toutes droules dans les mmes conditions exprimentales de sorte qu'une description de la plus rcente de ces recherches va nous servir en substance pour toutes les autres.PROCDURESL'chantillon qui nous fournit les donnes pour la plus rcente de ces recherches, tait constitu de trente groupes exprimentaux, de cinq hommes chacun. Les sujets, cent cinquante tudiants de premire anne de l'Universit de Harvard, furent recruts par une lettre, envoye un chantillon d'tudiants pris au hasard, dans laquelle l'on prcisait brivement que l'exprience concernait la rsolution de problmes et la prise de dcisions l'intrieur d'un groupe. On offrit un dollar par heure aux volontaires. Les groupes furent constitus au hasard. En rgle gnrale, les membres d'un mme groupe ne se connaissaient pas et ne furent pas prsents les uns aux autres. Ils se trouvrent donc confronts un problme d'organisation de groupe en mme temps qu'au problme plus spcifique qui leur tait soumis. Ce problme, intitul tche standard, impliquait la discussion d'un cas de relations humaines: cinq pages prsentant les donnes d'un problme auquel se trouve confront un administrateur dans son organisation. On donna l'avance une copie identique du cas chacun des sujets, afin qu'ils la lisent et on leur dit que bien que les renseignements dont chacun d'entre eux disposait fussent exacts, on les laissait exprs dans le doute sur le fait de savoir s'ils taient tous en prsence de la mme srie de donnes. Les comptes rendus furent repris aprs avoir t lus individuellement par chacun des membres du groupe afin de prvenir une comparaison directe des copies, les sujets tant nanmoins autoriss prendre des notes. Chaque groupe avait pour tche de centraliser l'information, de discuter des raisons du comportement des personnes impliques dans le cas et de dcider quelle action pourrait tre recommande pour apporter une solution au problme prsent.On demanda chaque groupe de limiter leurs discussions 40 minutes, et de dicter au magntophone la solution trouve en commun dans les deux minutes prcdant la fin de la sance.Pendant que les sujets commenaient s'organiser et chercher une solution au cas expos, les observateurs se mirent au travail dans la pice avoisinante. Ils enregistrrent systmatiquement chaque unit d'interaction, y compris les signes d'approbation et les froncements de sourcils. Chaque observateur disposait d'un appareil pourvu d'un ruban de papier se droulant rgulirement, sur lequel il inscrivait en code la description de chaque message, un message correspondant une seule phrase, question ou geste. Les messages