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mep CATALOGUE FORMATION U17 SENIOR_VESTIAIRESDirecteur de la publication/ Rédacteur en chef : Julien Gourbeyre
Responsable abonnements : Pascal Muller
Secrétariat : Claudia Gioscia
Comptabilité : Sylvie Pavie
Antoine Armand.
Toute reproduction, représentation, traduction ou adaptation, qu’elle soit intégrale ou par-
tielle, quel qu’en soit le procédé, le support ou le média est strictement interdite sans l’au-
torisation de RC MÉDIA.
Mensuel édité par RC MEDIA, SARL au capital de 5000 euros SIRET : 507 848 257 RCS Lyon
17 rue Louis Pasteur - 38540 HEYRIEUX TEL : 04 72 77 69 04
Il y a 3 ans, la Fédération Française de Football officialisait un partena-
riat avec VESTIAIRES, la revue de référence à desti- nation des éducateurs de football. Notre objectif : valoriser les actions de la Direction Technique Nationale auprès des abonnés au magazine (voir rubrique "En direct de la DTN", pages 9 à 13) et oeuvrer en échange à ce que celui-ci soit lu par le plus grand nombre.
En effet, par sa vocation d'outil pédagogique, utile à l'éducateur quel que soit le niveau de pratique ou la catégorie, VESTIAIRES
s'inscrit comme un partenaire de la formation. C'est en ce sens que j'ai participé à sélectionner dans le document présent quelques articles signés pour la plupart par nos cadres techniques, dont le contenu est en lien avec les thématiques abordées dans votre stage.
Autant de supports péda- gogiques supplémentaires qui, je l'espère, participe- ront à nourrir votre réflexion sur les enjeux de la mission d'encadrement
qui est la vôtre aujourd'hui.
Bonne lecture à tous ! l
VESTIAIRES, partenaire de votre formation !
François Blaquart, Directeur Technique National
EDITORIAL
C'est vra i que le c o n s t a t e s t l e même partout. À
un n iveau amateur, lorsque l'équipe s'en- t ra îne t ro is fo is par semaine, la séance du lundi n'attire généra- l e m e n t p a s g r a n d monde, ce qui a pour effet de diminuer son intérêt et son effica- cité, pour les joueurs comme pour l'éduca- teur. I l faut dire que 24-48h après le match (à fortiori s'il a eu lieu l e d i m a n c h e ) , l e s a c t e u r s n ' o n t p a s e n c o r e t o t a l e m e n t récupéré, que ce soit d'un point de vue physique ou cérébral (tension nerveuse et charge émotion- nelle). Des conditions qui impactent inévi-
tablement le niveau de concentration et de plaisir durant la séance. Sans parler de la récupération, forcément altérée dès
lors qu'on ajoute de la fatigue à de la fatigue… Tout cela, les joueurs le ressen- tent, comme le fait que ce premier round
hebdomadaire n'influe généralement pas ou peu sur les décis ions du coach au moment de donner les convocations le vendredi soi r, ou de fa i re l 'équipe le dimanche matin. Bref, l'ensemble de ces facteurs concourent à rendre cet entraî- nement du lundi peu attrayant. D'où sa fa ib le f réquenta t ion , au p lus g rand damne de l'éducateur !
Une chose est sûre : faire une séance "pour d i re de fa i re une séance" n 'a aucun sens. Mieux vaut dans ce cas n'en proposer que deux en misant sur une implication totale des troupes. Et pour ceux qui persistent à en programmer trois dans la semaine, la question qu'ils doi- vent se poser aujourd'hui est la suivante : comment faire pour que l'entraînement du lundi ne soit pas considéré comme de l'investissement à perte ? Que puis-je mettre en place pour que les joueurs y prennent du plaisir, avec le sentiment de continuer à apprendre et progresser ? En un mot, comment les motiver ?! Pour l'avoir vécu moi-même en tant qu'édu- cateur, voilà ce que je propose, et qui f o n c t i o n n e a s s e z b i e n j e d o i s d i r e. Premièrement, profitez de lendemain ou surlendemain de match pour en analy- ser le contenu, sur le terrain ou dans le vestiaire, de manière originale et dyna- mique. Ce peut être un support écrit men- t ionnant des stat ist iques col lect ives p r i s e s p e n d a n t l a r e n c o n t r e p a r u n adjoint, et que vous remettez au joueur en leur demandant de les commenter. Ou même un petit montage vidéo repassant les meilleures actions et les buts. Les nou- v e l l e s t e c h n o l o g i e s p e r m e t t e n t aujourd'hui de faire cela très facilement.
Un moment d'échange, de partage, qu'il convient de rendre agréable, interactif et bienveillant.
Ainsi, ne pas venir le lundi reviendra à manquer ces instants privilégiés qui ne r e s s e m b l e n t à a u c u n a u t r e d a n s l a semaine... Voilà pour le premier temps de la séance. La partie terrain, elle, ne durera que 50 minutes, 1 heure tout au plus. Et là, deux critères incontourna- bles : proposer un contenu peu coûteux sur le plan physique (intensité des exer- cices modérée et maîtrisée) et faire preuve là encore d'imagination afin de rendre le
tout attractif. Exit les footings et autres phases d'étirements interminables sous couvert de vouloir faire un "décrassage". Les joueurs doivent s'a-mu-ser ! La pré- sence du ballon s'avère par conséquent indispensable. L'idéal à mon sens est de proposer des ateliers sous forme de défis techniques (notions d'adresses et de com- pétition) individuels ou par groupe, avec un suivi et un classement par points tout au long de la saison. Une sorte de fil rouge, de rituel technique, où la meilleure per- formance mensuelle est récompensée, où chaque absence a pour effet de pénaliser l e j o u e u r o u s o n b i n ô m e - t r i n ô m e. L'objectif ici est de maintenir une dyna- mique en c réant un c l imat vér i tab le "championnat" constitué d'entraînement à la fois ludiques et facultatifs, certes, mais dont on est à peu près sûr qu'un m a x i m u m d e j o u e u r s v i e n d r o n t , e n connaissance de cause.
Des défis techniques présentés sous forme de compétition et
de fil rouge tout au long de la saison
Analyser le match passé d'une manière originale et
dynamique…
Trois séances par semaine. Beaucoup de nos lecteurs se reconnaîtront dans les lignes qui suivent. En foot à 11, lorsque trois séances sont programmées dans la semaine, la première - le lundi la plupart du temps - a bien du mal à attirer les foules. Trop grande proximité avec le match passé ? Besoin de souffler ? Contenu inadapté ? Sentiment d'inutilité à J-5 ou 6 ? Le joueur sait généralement qu'il a bien fait de venir, ou pas, à la séance du lundi, lorsqu'il en repart… VESTIAIRES tente ici d'apporter des réponses à même de vous aider à rendre cet entraînement plus attractif, à défaut de le supprimer.
Par Jean-Claude GIUNTINI, sélectionneur de l'équipe de France U17. Ancien CTD du Rhône (1998-2003) puis CTR de la ligue de Paris Ile-de-France (2003-2010).
E N
T R
A IN
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E N
T ENTRAINEMENT
Comment attirer plus de joueurs le lundi soir ?
24-48h après le match, les joueurs n'ont pas encore récupéré physiquement et mentalement. Ce qui impacte le niveau de plaisir et de concentration. Ces fac-
teurs qui, entre autres, concourent à rendre la séance du lundi peu attrayante. D'où sa faible fréquentation.
Faire une séance "pour dire de faire une séance" n'a aucun sens. Mieux vaut dans ce cas n'en proposer que deux en misant sur une implication totale des troupes.
La séance du lundi ne doit pas donner l'impression au joueur qu'il s'y investi à perte. Il doit prendre du plaisir et avoir le sentiment de progresser.
Une idée consiste à démarrer la séance par une analyse du match passé en s'ap- puyant sur des supports écrits ou numériques qui permettent d'échanger, de par-
tager, en passant un moment original et agréable.
Outre son faible coût d'un point de vue énergétique, le contenu de la séance devra être à forte dominante technique (omniprésence du ballon). Pas de foo-
ting.
Proposer des défis techniques, individuels ou collectifs, présentés sous la forme d'une compétition en fil rouge tout au long de la saison.
EN RÉSUMÉ
Proposer des exercices au poste afin de concerner au maximum le joueur.
Faire évoluer les joueurs à d'autres postes afin d'éprouver de nouvelles sensations et "missions".
Revenir sur certaines situations du match entrevues au cours de la première partie de la séance (analyse statistiques, vidéo…).
Confier la responsabilité de la séance (y compris dans le contenu) aux joueurs, à condition qu'elle respect certains principes (inten- sité modérée notamment).
Profiter de cette séance pour effectuer de petits entretiens informels (et bienveillants), de quelques minutes, auprès de joueurs qu'on aura ciblés (aborder ses performances, son ressenti, son comportement..).
AUTRES PISTES À EXPLORER
TABLEAU NOIR
On appelle "bloc équipe" la distance sur le ter- rain entre le premier
at taquant e t le dern ie r défenseur. Bien que le gar- d ien so i t d i rectement concerné par le mouve- ment du bloc-équipe, il n e r e n t r e p a s e n compte dans l’estima- tion de la distance. Le bloc équipe se définit au travers de 3 cri- tères :
1- LA PROFON- DEUR
Au-delà de 30-35 mètres de distance, l ’ef f icaci té du bloc-équipe devient plus aléatoire. Cette notion es t pa r t i cu l i è rement i m p o r t a n t e l o r s d e s phases défensives où la densité favorise la récupération du bal- lon. Lors des phases offensives, le bloc- équipe peut s’étirer s u r l a p r o f o n d e u r tout en veillant à ce que les partenaires restent à distance de passe.
2- LA LARGEUR À l’image de ce qui se passe pour la profondeur, il convient de distinguer le comportement du bloc-équipe entre phases défen- sives et offensives. Lors des phases défensives, il faut s’assurer de ne pas laisser trop d’espace entre les joueurs les plus excen- trés du système. Ainsi, lorsque les adversaires sont en posses- sion du ballon dans un couloir, la plupart des entraîneurs exi- gent que leurs arrières latéraux ou milieux de terrain excentrés côté opposé resserrent à l’intérieur, quitte à "abandonner" 1/4, voire 1/3 de la largeur du terrain. L’idée étant là encore de "refermer les espaces" et d’amener de la densité. Lors des
p h a s e s o f f e n s i v e s , a u contraire, le fait pour les j o u e u r s e x c e n t r é s d e s’écarter ("manger les lignes") crée de l’espace et facilite la fluidité du jeu.
3- L ' E S P A C E E N T R E L E S LIGNES
Dans un système de jeu à 3 lignes par exemple, les défen- seurs et les milieux de terra in ne doi-
vent pas se trouver distants d e p l u s d e 1 5 m è t r e s . Même chose avec les atta- quants. Il s’agit bien sûr d’une indicat ion. Car sur le terrain, il y a sou- vent pas mal de dif- f é r e n c e e n t r e l a théor ie e t la p ra - tique !
Globalement, si la n o t i o n d e b l o c équipe et son posi- t ionnement (bas,
médian ou haut) influe sur la qualité de jeu de l’équipe, elle n’est cependant pas figée. En théorie, elle dépend prioritaire- ment du football que l’entraîneur veut faire pratiquer à son équipe. En pratique, elle peut aussi évoluer en fonction de l’ad- versaire, des exigences du moment (joueurs suspendus ou blessés, méforme…) ou bien sûr au regard de l’évolution du score, de l'histoire du match… Enfin, notez que, dans les faits, ce sont généralement les défenseurs centraux qui sont chargés du bon équilibre du bloc équipe. Parce qu'ils ont tout le jeu devant eux ! Le gardien peut être amené également à donner des consignes pour éviter que le bloc ne fasse "l’accordéon", mais il demeure parfois un peu loin de ses partenaires pour être toujours efficace.
Le bloc équipe : définition et positionnement
Par Stéphane LE MIGNAN Entraîneur de Vannes (National).
Notion incontournable. Le début de saison voit les entraîneurs peau- finer les automatismes et chercher à optimiser le profil de leur équipe. Pour ce faire, et ce quels que soient les animations privilégiées et les systèmes tactiques choisis, impossible d'échapper à la notion de "bloc équipe" et à son positionnement. Mais qu’en est-il au juste de ce fac- teur incontournable de la performance ?
1/ BLOC EQUIPE HAUT Avantages • Possibilité de se créer des actions de but dès la récupéra-
tion du ballon (proximité du but adverse). • Perte de balle loin de ses propres buts.
Inconvénients • Nécessite une bonne condition physique car travail défen-
sif exigeant. • Demande une grande coordination entre les joueurs (pas
d’approximation). • Génère beaucoup d’espace dans le dos de sa propre
défense. • Obligation pour le gardien de savoir gérer la profondeur.
2/ BLOC EQUIPE BAS Avantages • Peu d'espace dans le dos donc peu d'espace pour l'ad-
versaire. • Densité de joueurs favorisant les animations défensives. • Moins exigeant sur le plan physique
Inconvénients • Eloignement du but adverse. • Difficultés pour accompagner les actions offensives (atta-
quant esseulé, problème éventuel de soutien). • Interdit toute forme de déconcentration (oublis mar-
quage, CPA…). • Difficultés pour gérer certaines situations particulières.
Exemple : attaquant adverse de grande taille, dévia- tions…
3/ BLOC EQUIPE MEDIAN Avantages • Moins exigeant que le bloc haut et moins dangereux que
le bloc bas. • Ajustements tactiques plus faciles. • Plus grande variété dans les attaques (placées ou rapides)
à la récupération du ballon. • Permet d'avoir de l'espace en phase offensive, sans être
trop loin de la cage adverse.
Inconvénients • Difficulté pour les joueurs à se situer (manque de repères
visuels). • Interprétation des consignes plus aléatoire. • Positionnement du bloc équipe le plus classique (pas
d'effet de surprise).
Au niveau défensif, un bloc équipe compact crée les conditions de la récupération collective du ballon. Ici, sur un ballon de côté, les joueurs excentrés côté opposé "abandonnent" un 1/3 du terrain afin de fermer les espaces de jeu pour l’adversaire. La densité favorise la défense et la récupération collective du ballon.
Ici le bloc équipe vert est défaillant : le non replacement des attaquants, les mar- quages trop lâches, et les espaces laissés donnent les possibilités du jeu entre les lignes pour les adversaires. Le but encaissé n’est pas loin.
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Dossier
Les sélections qui se sont montrées les plus performantes au cours de la der- nière Coupe du Monde sont celles qui ont affiché la plus forte possession du ballon. Qu'est-ce que cela vous inspire ? Relier possession et performance me semble dangereux. Il y a très certainement des équipes qui, à l'occasion d'autres tournois, sont parve- nues à avoir des résultats sans forcément avoir la possession du ballon. Le premier exemple qui me vient à l'esprit, c'est l'Inter de Milan, qui a remporté la Champion's League.
Avoir le ballon n'est donc pas un gage de réussite ? En tout cas, on ne peut pas arri- ver à la conclusion que possession égale vic- toire. Après, il faut savoir aussi de quoi on parle lorsqu'on utilise le terme de possession. Moi, je lui préfère la notion de préparation. Prenons l'exemple de Barcelone puisque, inévitable- ment, on va y venir. Toutes les passes que font les joueurs sont nécessaires pour en trouver une dans la profondeur ou dans la diagonale, qui va permettre de créer le décalage, l'accélé- ration. Pendant qu'ils sont en train de manœu- vrer, d’attirer, de fixer, tous les joueurs, ceux qui échangent et ceux qui font des appels, sont constamment dans cette idée de recherche de la profondeur. Ce n'est donc pas conserver, c'est préparer, manœuvrer, pour trouver l'ouverture qui permet de frapper au but. C'est différent.
Certains affirment que la possession est le premier indice de performance d'une équipe… Non, le premier indice de performance d'une équipe, ce sont les titres.
En quoi est-ce un avantage, alors, d'afficher une grosse possession ? C’est avoir l’initiative ! Pendant que vous avez le ballon, vous n'avez pas trop de soucis d'ordre défensif. Je dirais aussi que, psychologiquement, vous vous imposez à l'adversaire. Parce que cavaler après le ballon, c'est
un peu décourageant, parfois énervant. Quand il y a un mur devant soi, c'est mieux aussi d'être en capacité de le contour- ner en se faisant des passes, que de balancer... La préparation permet à l'équipe de trouver des bonnes conditions pour effectuer la dernière passe. Et là, il faut bien insister sur le fait que le mode de récupération du ballon et l'utilisation qui va en
être faite, sont liés. C'est le sens de l'article publié par Christian Gourcuff, le mois dernier (cf. Tableau noir, Ndlr). Si vous avez un bloc qui est bas, vous avez peu de chances de maîtriser le ballon haut, et vous ne pourrez pas presser à la perte. Lorsque vous jouerez long sur un ou deux attaquants devant, quand la balle sera perdue, ils auront beau presser à deux, ils en récupéreront une sur cent… Il faut donc une cohérence entre caractéris- tiques des joueurs, organisation, animation offensive et défensive. Et puis à un bon niveau de compétition, il n’y a pas d’espace. Il faut donc en créer à l’aide de courses et de passes. Mais le plus important est de croire en cette façon de jouer !
La possession du ballon est-elle un atout utilisable uniquement par les équipes constituées de joueurs très talentueux, comme ceux du Barca ? Plus les joueurs ont du talent, plus on peut faire des passes dans des zones proches de son but, où il y a des risques. Mais tout aussi impor- tant est de respecter des principes simples, pour se donner les moyens d’avoir la maîtrise du ballon : distances courtes entre les joueurs, occupation du terrain en largeur et en profon- deur, jouer de face, rendre les passes faciles en se "montrant bien", permettre de jouer en une touche, savoir avant de rece- voir. Avec ses moyens, même avec des joueurs "normaux", ce jeu peut être efficace.
A condition qu'ils aient le profil… La plus grande respon- sabilité qu'on a, en tant qu'entraîneur, c'est le type de joueur qu'on met sur le terrain. Si on donne la priorité au joueur mobile, habile, intelligent…
Avoir la possession du ballon n'est pas qu'une affaire de maîtrise technique ? C'est d'abord tac- tique ! Il y a pas mal d'équipes qui, lorsqu'elles ont…