mdg report

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7/21/2019 Mdg Report http://slidepdf.com/reader/full/mdg-report 1/59 3 | T M D G: R asdf Objectifs du Millénaire pour le développement Rapport 2014 NATIONS UNIES

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Rapport millénaire

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  • 3 | The Millennium Development Goals: Report 2010

    asdf

    Objectifs du Millnaire pour le dveloppement Rapport 2014

    NATIONS UNIES

  • Cover Inside

    Le prsent rapport est fond sur un ensemble de donnes compiles par le Groupe interinstitutions et dexperts sur les indicateurs relatifs aux objectifs du Millnaire pour le dveloppement. Ce Groupe, coordonn par le Dpartement des affaires conomiques et sociales du Secrtariat de lOrganisation des nations Unies, a t cr en rponse au vu de lassemble gnrale que soient effectues des valuations priodiques des progrs vers la ralisation de ces objectifs. Le Groupe est compos de reprsentants des organisations internationales (liste ci-dessous) qui comptent au nombre de leurs activits ltablissement dune ou de plusieurs des sries dindicateurs statistiques dfinis comme permettant de suivre ces progrs. Plusieurs statisticiens nationaux et experts extrieurs ont galement apport leur concours pour le rapport.

    BanQUE MOnDIaLE

    CEnTRE DU COMMERCE InTERnaTIOnaL

    COMMISSIOn COnOMIQUE ET SOCIaLE POUR LaSIE ET LE PaCIFIQUE

    COMMISSIOn COnOMIQUE ET SOCIaLE POUR LaSIE OCCIDEnTaLE

    COMMISSIOn COnOMIQUE POUR LaFRIQUE

    COMMISSIOn COnOMIQUE POUR LaMRIQUE LaTInE ET LES CaRaBES

    COMMISSIOn COnOMIQUE POUR LEUROPE

    COnFREnCE DES naTIOnS UnIES SUR LE COMMERCE ET LE DVELOPPEMEnT

    COnVEnTIOn-CaDRE DES naTIOnS UnIES SUR LES CHanGEMEnTS CLIMaTIQUES

    EnTIT DES naTIOnS UnIES POUR LGaLIT DES SEXES ET LaUTOnOMISaTIOn DES FEMMES

    FOnDS DES naTIOnS UnIES POUR La POPULaTIOn

    FOnDS DES naTIOnS UnIES POUR LEnFanCE

    FOnDS DES naTIOnS UnIES POUR LEnVIROnnEMEnT

    FOnDS MOnTaIRE InTERnaTIOnaL

    HaUT-COMMISSaRIaT DES naTIOnS UnIES POUR LES RFUGIS

    ORGanISaTIOn DE COOPRaTIOn ET DE DVELOPPEMEnT COnOMIQUES

    ORGanISaTIOn DES naTIOnS UnIES POUR LaLIMEnTaTIOn ET LaGRICULTURE

    ORGanISaTIOn DES naTIOnS UnIES POUR LE DVELOPPEMEnT InDUSTRIEL

    ORGanISaTIOn DES naTIOnS UnIES POUR LDUCaTIOn, La SCIEnCE ET La CULTURE

    ORGanISaTIOn InTERnaTIOnaLE DU TRaVaIL

    ORGanISaTIOn MOnDIaLE DE La SanT

    ORGanISaTIOn MOnDIaLE DU COMMERCE

    PROGRaMME COMMUn DES naTIOnS UnIES SUR LE VIH/SIDa

    PROGRaMME DES naTIOnS UnIES POUR LE DVELOPPEMEnT

    PROGRaMME DES naTIOnS UnIES POUR LES TaBLISSEMEnTS HUMaInS

    SECRTaRIaT GnRaL DE La COMMUnaUT DU PaCIFIQUE

    UnIOn InTERnaTIOnaLE DES TLCOMMUnICaTIOnS

    UnIOn InTERPaRLEMEnTaIRE

  • Objectifs du Millnaire pour le dveloppement Rapport 2014

    asdfNatioNs UNiEsNEw York, 2014

  • 2 | Objectifs du Millnaire pour le dveloppement : rapport 2014

  • Avant-propos | 3

    Avant-proposAu dbut du sicle, les dirigeants mondiaux se sont runis aux Nations Unies et se sont accords sur une vision audacieuse du futur travers la Dclaration du Millnaire. Les objectifs du Millnaire pour le dveloppement (OMD) constituaient un engagement pour soutenir les principes de la dignit humaine, de lgalit et de lquit, et librer le monde de lextrme pauvret. Les OMD, comprenant huit objectifs et un ensemble de cibles assortis de dlais, tablissaient un plan directeur en vue de rgler les problmes de dveloppement les plus urgents de notre poque.

    Ce rapport examine les derniers progrs accomplis vers la ralisation des OMD. Il raffirme que les OMD ont aid transformer la vie des gens. La pauvret mondiale a t rduite de moiti cinq ans avant la date butoir de 2015. 90 % des enfants des rgions en dveloppement bnficient dsormais dune ducation primaire, et les disparits de scolarisation entre garons et filles se sont rduites. Des gains remarquables ont t galement obtenus dans la lutte contre le paludisme et la tuberculose, avec des amliorations de tous les indicateurs de sant. La probabilit quun enfant meure avant lge de cinq ans a t presque rduite de moiti au cours des deux dernires dcennies. Cela signifie que prs de 17 000 enfants sont sauvs chaque jour.

    Nous avons aussi atteint lobjectif consistant rduire de moiti la proportion des personnes sans accs des sources deau amliores.

    Les efforts concerts des gouvernements nationaux, de la communaut internationale, de la socit civile et du secteur priv ont permis de donner de lespoir et des opportunits aux individus travers le monde. Mais de plus grands efforts sont requis pour progresser plus vite. Nous avons besoin dune action plus audacieuse et plus cible l o des carts et des lacunes importants existent.

    Les tats Membres sont maintenant pleinement engags dans des discussions pour dfinir des objectifs de dveloppement durable, qui seront la base du programme universel de dveloppement de laprs-2015. Nos efforts pour raliser les OMD constituent un jalon crucial pour tablir des bases solides pour la mise en place de nos activits de dveloppement au-del de 2015.

    Ban Ki-moon Secrtaire gnral des Nations Unies

  • 4 | Objectifs du Millnaire pour le dveloppement : rapport 2014

    Prsentation gnraleIl y a quatorze ans, la Dclaration du Millnaire formulait une vision audacieuse et dfinissait des cibles concrtes en vue damliorer lexistence de nombreuses personnes et de sauver la vie de celles menaces par la maladie et la faim. Dimportants progrs ont t accomplis par rapport tous les objectifs, avec un certain nombre de cibles atteintes bien avant la date butoir de 2015. Toutefois, toutes les parties prenantes devront intensifier et concentrer leurs efforts sur les secteurs o les progrs ont t trop lents et nont pas bnfici lensemble de la population.

    Plusieurs cibles OMD ont t atteintes

    Le monde a rduit de moiti lextrme pauvret

    En 1990, prs de la moiti de la population des rgions en dveloppement vivait avec moins de 1,25 dollar par jour. Fin 2010, ce taux a baiss 22%, soit une rduction de 700 millions du nombre de personnes vivant dans une extrme pauvret.

    Les efforts dploys dans la lutte contre le paludisme et la tuberculose ont donn des rsultats

    Entre 2000 et 2012, environ 3,3 millions de dcs dus au paludisme ont t vits grce lexpansion considrable des campagnes antipaludiques. Prs de 90% des dcs vits, soit 3 millions, concernaient des enfants de moins de cinq ans vivant en Afrique subsaharienne. Depuis 1995, les efforts intensifs pour combattre la tuberculose ont sauv prs de 22 millions de vies dans le monde. Si ces tendances se maintiennent, le monde atteindra les cibles OMD sur le paludisme et la tuberculose.

    Laccs une source deau potable amliore est devenu une ralit pour 2,3 milliards de personnes

    La cible consistant rduire de moiti la proportion de personnes sans accs une source deau potable amliore a t atteinte en 2010, cinq ans avant la date prvue. En 2012, 89% de la population mondiale avait accs une source amliore, contre 76% en 1990. Entre 1990 et 2012, plus de 2,3 milliards de personnes ont accd une source deau potable amliore.

    Llimination des disparits entre garons et filles en matire de scolarisation dans le primaire se poursuit dans toutes les rgions en dveloppement

    Des gains substantiels ont t obtenus vers lgalit des sexes dans la scolarisation tous les niveaux de lenseignement dans toutes les rgions en dveloppement. Fin 2012, toutes ces rgions ont atteint, ou taient sur le point datteindre, la parit des sexes dans lenseignement primaire.

    La participation politique des femmes a continu daugmenter

    En janvier 2014, 46 pays se targuaient davoir plus de 30% de femmes parlementaires dans au moins une chambre. Un plus grand nombre de femmes dtiennent maintenant quelques-uns des portefeuilles ministriels dits lourds, comme la dfense, les affaires trangres ou lenvironnement.

    Laide au dveloppement a repris, le systme commercial est rest favorable aux pays en dveloppement, dont la charge de la dette est reste un faible niveau

    Laide publique au dveloppement sest leve 134,8 milliards de dollars en 2013, son niveau le plus lev jamais enregistr, aprs deux annes de baisse des montants. Cependant, laide est en train de se dtourner des pays les plus pauvres. 80% des importations en provenance des pays en dveloppement sont entres dans les pays dvelopps en franchise de droits et les tarifs douaniers sont rests au plus bas. La charge de la dette des pays en dveloppement est reste stable environ 3% des recettes tires des exportations.

    Des progrs substantiels ont t raliss dans la plupart des zones, mais de plus gros efforts sont ncessaires pour atteindre les cibles fixes

    Les principaux risques menaant la viabilit de lenvironnement sont toujours prsents, mais il existe des exemples dactions russies au plan mondial

    Les missions mondiales de dioxyde de carbone (CO2) ont continu augmenter; les taux de 2011 taient en hausse denviron 50% par rapport au niveau de 1990. Des millions dhectares de forts disparaissent chaque anne, de nombreuses espces sont menaces dextinction et les ressources en eau renouvelables se rarfient. Toutefois, la communaut internationale est sur le point dliminer les substances appauvrissant la couche dozone et la proportion de zones terrestres et marines protges a augment.

    La faim continue de diminuer, mais des efforts supplmentaires doivent tre entrepris immdiatement pour atteindre la cible OMD

    La proportion de personnes sous-alimentes a diminu de 24% en 1990-1992 14% en 2011-2013. Cependant, cette progression sest ralentie au cours de la dernire dcennie. Pour atteindre la cible consistant rduire de moiti le pourcentage de personnes souffrant de la faim

  • Prsentation gnrale | 5

    dici 2015, il faut dployer immdiatement des efforts supplmentaires, notamment dans les pays qui ont peu progress.

    La sous-alimentation chronique chez les jeunes enfants a diminu, mais un enfant sur quatre en souffre toujours

    En 2012, environ un quart des enfants de moins de cinq ans avaient un retard de croissance, cest--dire une taille inadapte leur ge. Cela reprsente une baisse significative depuis 1990, lorsque 40% des jeunes enfants prsentaient un retard de croissance. Cependant, il est inacceptable que 162 millions de jeunes enfants continuent de souffrir de sous-alimentation chronique.

    La mortalit des enfants a t presque rduite de moiti, mais de plus grands progrs sont ncessaires

    Au plan mondial, le taux de mortalit des enfants de moins de cinq ans a chut de prs de 50%, passant de 90 dcs pour 1 000 naissances vivantes en 1990 48 en 2012. Les maladies vitables constituent la principale cause de dcs des enfants de moins de cinq ans, et des actions appropries doivent tre entreprises pour remdier cette situation.

    De plus grands efforts doivent tre dploys pour rduire la mortalit maternelle

    Au plan mondial, le taux de mortalit maternelle a diminu de 45% entre 1990 et 2013, passant de 380 210 dcs pour 100000 naissances vivantes. En 2013, dans le monde, prs de 300000 femmes sont mortes de complications lies la grossesse et laccouchement. La grande majorit de la mortalit maternelle est vitable, et de plus grands efforts sont indispensables pour que les femmes enceintes bnficient de soins.

    Le traitement antirtroviral sauve des vies et son accs doit tre davantage tendu

    Laccs au traitement antirtroviral des personnes infectes au VIH a considrablement augment, avec un total de 9,5 millions de personnes des rgions en dveloppement recevant un traitement en 2012. Le traitement antirtroviral a sauv 6,6 millions de vies depuis 1995. largir son accs permettrait de sauver bien plus de vies encore. En outre, afin darrter la propagation de la maladie, il est ncessaire que les jeunes soient mieux informs sur le VIH.

    Plus du quart de la population mondiale a dsormais accs des services dassainissement amliors depuis 1990, mais un milliard de personnes continuent de dfquer lair libre

    Entre 1990 et 2012, prs de 2 milliards de personnes ont accd des services dassainissement amliors.

    Cependant, en 2012, 2,5 milliards de personnes ne bnficiaient pas de ces services et 1 milliard de personnes dfquaient toujours lair libre, pratique qui prsente un risque important pour des communauts qui sont souvent dj pauvres et vulnrables. De bien plus grands efforts et investissements seront ncessaires pour amliorer, dans les annes venir, un assainissement inadapt.

    Dans les rgions en dveloppement, 90% des enfants frquentent lcole primaire

    Dans les rgions en dveloppement, les taux de scolarisation dans lenseignement primaire ont augment de 83% 90% entre 2000 et 2012. La plupart des gains ont t obtenus avant fin 2007, mais depuis les progrs ont stagn. En 2012, 58 millions denfants ntaient pas scolariss. Des taux dabandon levs restent une entrave majeure pour une ducation primaire pour tous. Environ 50% des enfants non scolariss en ge de frquenter lcole primaire vivent dans des zones affectes par des conflits.

    Les OMD montrent que les progrs sont possibles, et fournissent une plate-forme pour davantage dinitiatives

    Les OMD ont rassembl les gouvernements, la communaut internationale, la socit civile et le secteur priv en vue de raliser des objectifs concrets pour le dveloppement et lradication de la pauvret. Beaucoup a t accompli grce aux efforts concerts et cibls de tous, amliorant et sauvant la vie de nombreuses personnes, mais le programme reste inachev. Lanalyse prsente dans ce rapport souligne limportance dintensifier les efforts afin datteindre toutes les cibles OMD.

    Le programme de dveloppement pour laprs-2015 a t conu pour continuer le travail sur les OMD et intgrer les dimensions sociales, conomiques et environnementales du dveloppement durable. Il est essentiel de poursuivre les efforts en vue de raliser les OMD au cours de cette dernire anne, afin ddifier des fondations solides pour le programme de dveloppement de laprs-2015.

    Wu Hongbo Secrtaire gnral adjoint aux affaires conomiques et sociales

  • 6 | Objectifs du Millnaire pour le dveloppement : rapport 2014

    Donnes pour le dveloppementDes donnes fiables et solides sont cruciales pour concevoir des politiques et des actions appropries en vue de la ralisation des OMD et pour tenir responsables les gouvernements et la communaut internationale. Le cadre des OMD a favoris le renforcement des systmes statistiques aux niveaux la fois national et international pour permettre la production de donnes de qualit en vue de mesurer les progrs vers la ralisation de lensemble des objectifs concrets et assortis de dlais. Malgr des avances considrables au cours des dernires annes, des statistiques fiables pour surveiller le dveloppement restent insuffisantes dans de nombreux pays. Des lacunes dans les donnes, la qualit des donnes, la conformit avec les normes mthodologiques et la non-disponibilit de donnes ventiles sont les enjeux majeurs relever pour le suivi des OMD.

    Le suivi des OMD influence les dcisions prises au sujet des politiques de dveloppement

    X La surveillance des OMD a gnr un support public et un financement pour le dveloppement

    Le nombre dtats Membres transmettant des rapports de situation de pays au Rapport mondial davancement sur la lutte contre le sida a augment de 102 en 2004 186 en 2012. La surveillance du VIH/sida a permis de galvaniser les efforts mondiaux et daugmenter lallocation de laide pour la lutte contre le VIH/sida. Le financement de programmes contre le VIH a plus que tripl depuis une dcennie, et prs de dix millions de personnes vivant avec le VIH avaient accs un traitement antirtroviral en 2012.

    X Des donnes fiables et opportunes permettent des mesures cibles contre la pauvret

    Le Gouvernement de Tanzanie a mis en place un systme de surveillance de la pauvret complet bas sur les OMD, et a utilis ces informations pour parfaire sa stratgie pour la rduction de la pauvret. Les signes de disparits croissantes entre les zones urbaines et rurales ont amen le gouvernement accrotre le financement de lagriculture, afin de combattre la pauvret rurale et damliorer la scurit alimentaire. De mme, les tendances dans lducation et la sant ont incit le gouvernement tenir pleinement ses engagements budgtaires pour lducation primaire et la sant de base. La suppression des frais de scolarit dans le primaire, une mesure mise en place par la Stratgie de rduction de la pauvret, a stimul la scolarisation des enfants lcole primaire de manire substantielle, de moins de 50 % en 1999 une scolarisation quasi universelle fin 2008.

    X Des donnes ventiles servent identifier les problmes de populations spcifiques au niveau local, permettant ainsi des actions efficaces

    Des donnes ventiles permettent de suivre prcisment les progrs au niveau local et dans les groupes marginaliss et dsavantags afin de cartographier les ingalits. Par

    exemple, en Bosnie-Herzgovine, des enqutes sur les mnages ont montr que seulement 32 % du cinquime le plus pauvre de la population rom avait accs une source deau potable amliore, contre 82 % du cinquime le plus pauvre de la population gnrale. Ainsi, la ventilation des donnes rend visible linvisible et permet la surveillance des progrs vers llimination des ingalits qui ont compromis la pleine ralisation des droits de lhomme leau et lassainissement pour tous.

    Le cadre de surveillance des OMD a permis damliorer la capacit statistique et la disponibilit des donnes

    X La capacit statistique a t renforce pour produire des indicateurs du dveloppement comparables au plan international

    Dans de nombreux pays en dveloppement, le besoin de suivre les progrs dans la ralisation des OMD a donn aux systmes statistiques nationaux loccasion de dvelopper leur capacit produire et fournir les informations ncessaires. La communaut statistique internationale a aid amliorer les mthodologies, produire des directives et dfinir les priorits et les stratgies pour soutenir les pays dans la collecte, lanalyse et la transmission de rapports de donnes sur les OMD. Des enqutes sur les mnages, comme les enqutes dmographiques et de sant et les enqute en grappes indicateurs multiples, soutenues par la communaut statistique internationale et menes par les autorits nationales, ont permis aux pays en dveloppement de produire des estimations statistiquement fiables et comparables au niveau international des indicateurs OMD, dans les domaines de la sant, de lducation, de la protection de lenfance, du VIH et du sida.

    X La coordination entre les pays sest amliore et loffice national des statistiques a renforc son rle de coordination

    Au Mexique, un comit technique spcialis a t mis en place pour coordonner lintgration des indicateurs OMD dans le plan national de dveloppement. Tous les ministres sont impliqus dans le processus, fournissant les donnes de base, rvisant et actualisant les mtadonnes. LInstitut national des statistiques et de la gographie sest vu confier le rle de coordinateur. En consquence, la surveillance des OMD a amlior la coopration entre les bureaux gouvernementaux et renforc le rle de loffice national des statistiques, aboutissant une amlioration des rapports sur les indicateurs du dveloppement aux niveaux national et sous-national.

    X La normalisation statistique et les systmes dinformation se sont amliors

    Au Cambodge, la mise en place du suivi des OMD a facilit le dveloppement de normes statistiques courantes sur les indicateurs fondamentaux dans le systme statistique national. Les efforts ont port entre autres sur la mise en place dun registre central pour les indicateurs

  • Donnes pour le dveloppement | 7

    du dveloppement et sur la production dun manuel de mtadonnes pour davantage promouvoir les normes convenues et crer une plus grande transparence pour les utilisateurs des donnes.

    X La disponibilit des donnes et la qualit des indicateurs du dveloppement se sont amliores

    Le cadre de surveillance des OMD a permis damliorer la disponibilit des donnes pour la majorit des indicateurs OMD sous contrle international. Une analyse dun sous-ensemble de 22 indicateurs OMD a montr que le nombre de pays en dveloppement ayant au moins deux points de donnes pour au moins 16 de ces indicateurs a augment de quatre pays en 2003 129 pays en 2013. Ainsi, en 1990-1994, peine la moiti des pays dans ces rgions avaient au moins un point de donnes disponible pour mesurer de manire prcise la prsence dun personnel de sant qualifi lors des accouchements, alors que 90 % de ces pays disposaient de ce type de donnes en 2005-2009.

    Labsence de donnes entrave la mise en place de politiques efficaces

    X Des donnes de base pour le dveloppement sont inexistantes

    Des donnes importantes pour le dveloppement, telles le nombre de naissances et de dcs, le nombre et la qualit des emplois, et des donnes sur la productivit agricole, sont toujours inexistantes dans de nombreux pays en dveloppement. La plupart des pays dAfrique subsaharienne et de nombreux autres pays en dveloppement nont pas encore de systmes complets de registres dtat civil, qui permettent dtablir les dclarations de naissances et de dcs. Environ 230 millions denfants de moins de cinq ans dans le monde nont jamais t enregistrs, soit prs dun enfant sur trois de moins de cinq ans. Les enfants non enregistrs la naissance ou sans documents didentit se voient souvent refuser laccs lducation, aux soins de sant et la scurit sociale.

    X Des lacunes dans les donnes pour le suivi de la ralisation des OMD subsistent

    La disponibilit, la frquence et la qualit des donnes de surveillance de la pauvret restent faibles, particulirement dans les petits tats et les pays et territoires se trouvant dans des situations prcaires. Des obstacles institutionnels, politiques et financiers ont continu dentraver la collecte, lanalyse et laccs public des donnes. Il est urgent damliorer les programmes denqutes sur les mnages pour la surveillance de la pauvret dans ces pays.

    Entre 2000 et 2012, les rapports sur le paludisme se sont amliors dans un bon nombre des 103 pays qui avaient des cas de transmission de cette maladie. Cependant, dans 41 pays o 85 % du nombre estim des cas se sont produits, les donnes gnres par les systmes nationaux dinformation sanitaire ont continu dtre incompltes ou

    incohrentes, rendant difficile lvaluation des tendances dapparition du paludisme au fil du temps. Les systmes de surveillance sont les plus faibles, et les taux de dpistage les plus bas, dans les pays o le fardeau de la maladie est le plus lev. En 2012, les systmes dinformation sanitaire courants ont dtect seulement 14% des cas de paludisme dans le monde.

    X Les donnes existantes sont sous-exploites

    Les sources de donnes utilises pour produire les indicateurs du dveloppement nont pas t suffisamment exploites. Par exemple, la profusion dinformations disponibles suite des recensements de populations et des enqutes sur les mnages, telles les enqutes en grappes indicateurs multiples et les enqutes dmographiques et de sant, est reste sous-exploite. Des efforts limits ont t faits pour analyser compltement et utiliser efficacement ces sources de donnes, surtout par rapport aux informations ventiles par quintile de richesse, sexe, groupes spcifiques de populations et lieu de rsidence, qui seront utiles pour lutter contre les ingalits persistantes dans la socit.

    Des donnes durables sont ncessaires pour un dveloppement durable

    Alors que lchance de 2015, la date limite pour les OMD, se rapproche, la communaut internationale a commenc travailler sur un nouveau cadre pour le dveloppement. Le Rapport du Groupe de haut niveau charg du programme de dveloppement pour laprs-2015 a lanc un appel pour faire une rvolution des donnes, qui tienne compte de la demande croissante de donnes de meilleure qualit, plus rapides, plus accessibles et davantage ventiles, afin de vaincre la pauvret et raliser un dveloppement durable.

    La nouvelle demande de donnes ncessite de la part des institutions et des gouvernements lengagement daccrotre les ressources des systmes statistiques et de construire une capacit statistique, avec le soutien de la communaut internationale. Elle demande aussi de runir les nouvelles technologies de linformation des infrastructures existantes de donnes dans le but de produire des donnes amliores pour le dveloppement. En exploitant le potentiel des progrs technologiques, il faut renforcer de manire continue les infrastructures de donnes existantes, comme les registres dtat civil, les systmes dinformation de sant et dducation, et les systmes denqutes. De plus, promouvoir le libre accs aux donnes et lutilisation efficace des donnes est essentiel.

    Lexprience en matire de suivi des OMD a montr que les donnes joueront un rle central pour faire progresser le nouvel agenda pour le dveloppement. Nous avons besoin de donnes durables pour promouvoir un dveloppement durable.

  • 8 | Objectifs du Millnaire pour le dveloppement : rapport 2014

    Objectif 1liminer lextrme pauvret et la faim

    Cible 1.ARduire de moiti, entre 1990 et 2015, la proportion de la population dont le revenu est infrieur un dollar par jour

    Le taux dextrme pauvret a t rduit de moiti, mais il reste encore des dfis importants relever

    X Prs dune personne sur cinq dans les rgions en dveloppement dispose de moins de 1,25 dollar par jour.

    X Les emplois prcaires reprsentent 56% du total des emplois dans les rgions en dveloppement, contre 10% dans les rgions dveloppes.

    X En 2011-2013, prs de 173millions de personnes en moins dans le monde souffraient de faim chronique quen 1990-1992.

    X Dans le monde, un enfant de moins de cinq ans sur quatre prsente un retard de croissance.

    X En 2013, chaque jour, 32000personnes ont d abandonner leur foyer cause de conflits.

    En bref

    Proportion de la population disposant de moins de 1,25 dollar par jour, 1990 et 2010 (pourcentage)

    0 20 40 60 80 100

    Afrique subsaharienne

    Asie du Sud (Inde non comprise)

    Asie du Sud

    Asie du Sud-Est

    Asie de l'Est (Chine seulement)

    Amrique latine et Carabes

    Caucase et Asie centrale

    Asie de l'Ouest

    Afrique du Nord

    Rgions en dveloppement (Chine non comprise)

    Rgions en dveloppement

    Monde

    1990 2010 Cible 2015

    56

    48

    51

    30

    52

    22

    45

    14

    60

    12

    12

    6

    10

    4

    5

    4

    5

    1

    41

    26

    47

    22

    36

    18

    Note : Les donnes nationales sont insuffisantes pour calculer les valeurs agrges pour lOcanie.

  • Objectif 1 : liminer l'extrme pauvret et la faim | 9

    Le monde a ralis de remarquables progrs dans la rduction de lextrme pauvret. En 1990, prs de la moiti de la population des rgions en dveloppement disposait de moins de 1,25 dollar par jour. Ce taux sest rduit 22 % fin 2010. Cela signifie que le monde a atteint la cible OMD consistant rduire de moiti la proportion de la population vivant dans une extrme pauvret cinq ans avant la date limite de 2015. Entre-temps, le nombre total de personnes vivant dans une extrme pauvret a chut de 1,9 milliard en 1990 1,2 milliard en 2010. Malgr ces rsultats remarquables au plan mondial, les progrs dans la rduction de la pauvret ont t ingaux. LAsie de lEst, lAsie du Sud-Est, lAmrique latine et les Carabes, le Caucase et lAsie centrale ont atteint la cible consistant rduire de moiti le taux dextrme pauvret, tandis que lAfrique subsaharienne et lAsie du Sud accusent toujours un retard. Daprs les projections de la Banque mondiale, il est peu probable que lAfrique subsaharienne atteigne la cible dici 2015.

    Pays prsentant les plus fortes proportions de personnes vivant dans une extrme pauvretdans le monde, 2010 (pourcentage)

    Inde 32,9 %

    Chine 12,8 %

    Nigria 8,9 %

    Bangladesh 5,3 %

    Rpublique dmocratique du Congo 4,6 %

    Reste du monde 35,5 %

    32,9 %35,5 %

    12,8 %

    8,9 %5,3 %

    4,6 %

    Inde

    Chine

    Nigria

    Bangladesh

    Rpublique dmocratique du Congo

    Reste du monde

    32,9 %35,5 %

    12,8 %

    8,9 %5,3 %

    4,6 %

    La majorit des personnes vivant dans une extrme pauvret se trouve dans un petit nombre de pays

    Une trs grande majorit de personnes disposant de moins de 1,25 dollar par jour vit dans deux rgions : lAsie du Sud et lAfrique subsaharienne. En 2010, un tiers du 1,2 milliard de personnes dans le monde souffrant dextrme pauvret vivait en Inde. La Chine, malgr de nombreux progrs raliss pour rduire la pauvret, venait en deuxime position avec prs de 13% du nombre total de personnes vivant dans une extrme pauvret au niveau mondial. Le Nigria (9 %), le Bangladesh (5 %) et la Rpublique dmocratique du Congo (5 %) suivaient dans le classement. Prs de deux tiers des personnes vivant dans une extrme pauvret habitaient dans ces cinq pays en 2010.

    ct de ces pays trs peupls regroupant un grand nombre de personnes vivant dans une extrme pauvret, on trouve souvent des taux levs de pauvret dans des petits pays fragiles et affects par des conflits. Cependant, de tels pays ne disposent souvent pas denqutes sur les mnages frquentes et de qualit, qui pourraient fournir des dtails sur le revenu et la consommation, ce qui entrave les efforts pour concevoir et mettre en place des politiques et des programmes appropris qui lutteraient contre la pauvret.

  • 10 | Objectifs du Millnaire pour le dveloppement : rapport 2014

    CiblE 1.bAssurer le plein-emploi et la possibilit pour chacun, y compris les femmes et les jeunes, de trouver un travail dcent et productif

    Une croissance conomique lente affecte les marchs du travail

    En 2013, la croissance conomique mondiale a ralenti jusqu atteindre son niveau le plus bas depuis 2009. La reprise conomique mondiale, faible et ingale, a continu affecter les marchs du travail, en particulier dans les pays en dveloppement. Cela sest traduit, dans la plupart des pays en dveloppement, par des progrs limits dans la rduction des emplois de mauvaise qualit.

    Le taux demploi prcaire, dfini comme le pourcentage des travailleurs indpendants et des travailleurs familiaux non rmunrs par rapport lemploi total, reprsentait environ 56% de la totalit des emplois dans les rgions en dveloppement en 2013, contre 10% dans les rgions dveloppes. Ce taux a diminu de 2,8 points de pourcentage au cours de la priode 2008-2013, contre une diminution de 4,0 points de pourcentage au cours de la prcdente priode de cinq ans (2003-2008). Une proportion leve de travailleurs occupant des emplois prcaires signifie que des arrangements informels du travail sont largement rpandus. Les travailleurs se trouvant dans ces situations manquent souvent de protection sociale adquate, ont un faible revenu et subissent des conditions de travail difficiles qui ne respectent pas toujours leurs droits fondamentaux.

    Le ralentissement de la diminution des emplois prcaires a affect la plupart des rgions, et a t particulirement significatif en Asie de lOuest. Dans cette rgion, le taux demploi prcaire a diminu de seulement 1,2 point de pourcentage en 2008-2013, contre plus de 8 points de pourcentage en 2003-2008. Le taux demploi prcaire a augment en Amrique latine et aux Carabes, tandis que seule lOcanie affichait une diminution plus forte en 2008-2013 quau cours de la priode prcdente.

    Changements dans la proportion de travailleurs indpendants et de travailleurs familiaux par rapport lemploi total, 2003-2008 et 2008-2013 (pourcentage)

    10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0 1

    Rgions en dveloppement

    Rgions dveloppes

    Asie de l'Est

    Ocanie

    Asie du Sud

    Asie du Sud-Est

    Caucase et Asie centrale

    Asie de l'Ouest

    Afrique du Nord

    Afrique subsaharienne

    Amrique latine et Carabes

    2003-2008 2008-2013

    4,3

    0,5

    1,7

    0,5

    0,5

    8,3

    1,2

    5,6

    1,8

    4

    2,4

    2,4

    2,4

    0,1

    0,5

    0,1

    2,7

    - 5,5

    - 5,6

    - 4,0

    - 2,8

    0,3

  • Objectif 1 : liminer l'extrme pauvret et la faim | 11

    Plus de femmes que dhommes ont un emploi prcaire

    Lamlioration limite de la qualit des emplois va de pair avec un ralentissement de la croissance de la productivit

    Proportion de travailleurs indpendants et de travailleurs familiaux par rapport lemploi total,femmes et hommes, 2013 (pourcentage)

    0 20 40 60 80 100

    Rgions dveloppes

    Afrique subsaharienne

    Asie du Sud

    Ocanie

    Asie du Sud-Est

    Asie de l'Est

    Caucase et Asie centrale

    Amrique latine et Carabes

    Afrique du Nord

    Asie de l'Ouest

    Hommes Femmes

    31

    19

    48

    27

    32

    32

    40

    41

    42

    49

    56

    63

    68

    80

    73

    80

    70

    85

    11

    9

    Rgions en dveloppement

    54

    60

    Les femmes continuent doccuper plus demplois prcaires. Dans les rgions en dveloppement, 60 % des femmes avaient un emploi prcaire en 2013, contre 54 % des hommes. Les plus grandes disparits entre les sexes (toutes suprieures 10 points de pourcentage) se trouvaient en Afrique du Nord, en Afrique subsaharienne, en Asie de lOuest et en Ocanie. Cet cart, rsorb en Amrique latine et aux Carabes au cours des dernires annes, tait trs rduit (1 point de pourcentage) dans le Caucase et lAsie centrale.

    La productivit du travail, une mesure cl de la performance conomique, value la quantit de biens et services quun travailleur produit en un temps donn. Les taux annuels moyens de productivit ont nettement ralenti dans la plupart des rgions en dveloppement au cours de la priode 2008-2013, compars 2003-2008. En moyenne, la croissance de la productivit dans les rgions en dveloppement a ralenti, passant de 5,6 % annuellement 4,0 %. Le ralentissement a particulirement affect le Caucase et lAsie centrale et lAsie de lOuest. Seule lOcanie a connu rcemment une plus forte croissance de la productivit.

    Croissance annuelle moyenne de la production par travailleur, 2003-2008 et 2008-2013 (pourcentage)

    0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

    Rgions en dveloppement

    Rgions dveloppes

    Asie de l'Est

    Asie du Sud

    Caucase et Asie centrale

    Ocanie

    Asie du Sud-Est

    Afrique subsaharienne

    Amrique latine et Carabes

    Afrique du Nord

    Asie de l'Ouest

    2003-2008 2008-2013

    2,6

    0,3

    1,5

    0,8

    2,3

    0,9

    3,2

    1,3

    3,9

    2,9

    1,6

    3,1

    7,8

    3,6

    5,5

    4,6

    9,4

    7,2

    1,4

    0,8

    5,6

    4,0

  • 12 | Objectifs du Millnaire pour le dveloppement : rapport 2014

    CiblE 1.CRduire de moiti, entre 1990 et 2015, la proportion de la population qui souffre de la faim

    Environ 842 millions de personnes au total, soit prs dune personne sur huit dans le monde, souffraient de faim chronique en 2011-2013. La grande majorit de ces personnes (827 millions) rsidaient dans les rgions en dveloppement. Depuis 1990-1992, dimportants progrs vers la ralisation de la cible OMD relative la rduction de la faim ont t enregistrs dans ces rgions. La proportion de personnes sous-alimentes, qui ne sont pas en mesure dobtenir rgulirement une nourriture suffisante pour mener une vie active et saine, a baiss de 23,6% en 1990-1992 14,3% en 2011-2013. Cependant, les progrs au cours de la dernire dcennie ont t plus lents compars ceux enregistrs dans les annes 90. Si la diminution annuelle moyenne constate au cours des 21 annes prcdentes continue jusquen 2015, la prvalence de la sous-alimentation dpassera peine la cible denviron 1point de pourcentage. Par consquent, pour atteindre la cible, il faudra dployer des efforts supplmentaires considrables et immdiats, en particulier dans les pays qui ont fait peu de progrs.

    Proportion de personnes sous-alimentes dans les rgions en dveloppement, 1990-2013 (pourcentage)

    0

    5

    10

    15

    20

    25

    1990

    -1992

    1993

    -1995

    1996

    -1998

    1999

    -200

    1

    2002

    -200

    4

    2005

    -200

    7

    2008

    -201

    0

    2011-

    2013

    2015

    Prvalence de la sous-alimentation Cible OMD

    23,6

    22,2

    19,718,7

    18,1

    15,5

    16,7

    14,311,8

    Les progrs dans la rduction de la sous-alimentation sont ingaux entre les rgions et les pays

    La faim continue de diminuer, mais des efforts importants sont requis au plan mondial pour atteindre la cible sur la faim dici 2015

    Proportion de personnes sous-alimentes, 1990-1992 et 2011-2013 (pourcentage)

    0 10 20 30 40 50

    Afrique subsaharienne

    Asie du Sud

    Ocanie

    Asie de lEst

    Asie du Sud-Est

    Asie de lOuest

    Amrique latine et Carabes

    Caucase et Asie centrale

    Afrique du Nord

    Rfions dveloppes

    Rgions en dveloppement

    Cible 2015 19901992 20112013

    33

    25

    26

    17

    14

    12

    22

    11

    31

    11

    7

    10

    15

    8

    14

    7

    < 5

    < 5

    < 5

    < 5

    24

    14

  • Objectif 1 : liminer l'extrme pauvret et la faim | 13

    Malgr les progrs raliss au plan mondial, des diffrences notables dans la rduction de la sous-alimentation persistent entre les rgions. Il y a eu des rductions importantes aussi bien de la prvalence estime de la sous-alimentation que du nombre de personnes sous-alimentes dans la plupart des pays dAsie du Sud-Est, dAsie de lEst, du Caucase et dAsie centrale, ainsi que dAmrique latine et Carabes, o la cible consistant rduire de moiti la prvalence de personnes souffrant de la faim a t atteinte, ou presque atteinte. En comparaison, lAfrique subsaharienne a affich des progrs limits ces dernires annes, et reste la rgion ayant la plus forte proportion de personnes sous-alimentes. LAsie de lOuest a connu une hausse de la prvalence de la sous-alimentation par rapport 1990-1992. LAsie du Sud et lOcanie ont fait des progrs insuffisants pour atteindre la cible OMD de rduction de la faim dici 2015.

    Des implications utiles en matire de politiques peuvent tre tablies en analysant les diffrentes dimensions de la scurit alimentaire

    La prvalence de la sous-alimentation ne reflte pas la complexit de la scurit alimentaire et ses multiples dimensions. Il y a plusieurs pays o linsuffisance pondrale et le retard de croissance chez les enfants persistent, quand bien mme la sous-alimentation est faible et la majorit de la population a accs des quantits suffisantes de nourriture. La malnutrition est la consquence non seulement dun accs insuffisant la nourriture, mais galement de conditions sanitaires dplorables et de la forte incidence de maladies comme la diarrhe, le paludisme, le VIH/sida et la tuberculose.

    LOrganisation des Nations Unies pour lalimentation et lagriculture (FAO) a rcemment propos un ensemble dindicateurs pour mesurer les diffrentes dimensions de la scurit alimentaire afin de pouvoir identifier les actions politiques appropries. Dans les pays o une sous-alimentation rduite coexiste avec une malnutrition leve, des interventions axes sur laugmentation des valeurs nutritives sont essentielles pour amliorer les aspects nutritionnels de la scurit alimentaire. Ces progrs ncessitent un ventail de politiques et doivent englober des amliorations des conditions sanitaires, de lhygine, des ressources en eau et de lducation, celle des femmes en particulier, en accordant moins dimportance laccs la nourriture en soi.

    Dans le monde, un enfant de moins de cinq ans sur sept souffre dinsuffisance pondrale

    Proportion denfants de moins de cinq ans souffrantdinsuffisance pondrale modre ou grave,1990 et 2012 (pourcentage)

    0 10 20 30 40 50 60

    Asie du Sud

    Afrique subsaharienne

    Ocanie

    Asie du Sud-Est

    Asie de l'Ouest

    Caucase et Asie centrale

    Afrique du Nord

    Asie de l'Est

    Amrique latine et Carabes

    Monde

    1990 2012 Cible 2015

    50

    30

    29

    21

    31

    16

    18

    19

    14

    6

    12

    5

    10

    5

    15

    3

    7

    3

    25

    15

    Note : Lanalyse des volutions prsente ci-dessus est basesur des estimations harmonises de la malnutrition des enfantsprovenant du Fonds des Nations Unies pour lenfance, de lOrganisation mondiale de la Sant et de la Banque mondiale.

    Environ 99 millions denfants de moins de cinq ans dans le monde souffraient dinsuffisance pondrale poids inadapt lge en 2012. Cela reprsentait 15 % de tous les enfants de moins de cinq ans, soit environ un enfant sur sept. Ce nombre a diminu de 38 % depuis 1990, o environ 160 millions denfants souffraient dinsuffisance pondrale.

    LAsie de lEst a connu la plus grande diminution relative de la prvalence de linsuffisance pondrale parmi

  • 14 | Objectifs du Millnaire pour le dveloppement : rapport 2014

    toutes les rgions depuis 1990, suivie en cela par lAsie de lOuest. Alors que lAsie du Sud prsentait la plus forte prvalence de linsuffisance pondrale en 2012, elle a aussi connu la plus grande diminution absolue depuis 1990 et a contribu de manire significative la diminution de cette prvalence au plan mondial pendant cette priode. LAfrique subsaharienne, malgr une rduction modeste de la prvalence de linsuffisance pondrale depuis 1990, tait la seule rgion o le nombre denfants sous-aliments a augment, passant denviron 27 millions 32 millions entre 1990 et 2012. Parmi toutes les rgions, seule lOcanie a vu cette prvalence augmenter.

    En dpit de progrs constants, un enfant sur quatre dans le monde continue daccuser un retard de croissance

    associ cette forme chronique de sous-alimentation. Tout comme pour linsuffisance pondrale, toutes les rgions ont connu une diminution du nombre denfants affects par un retard de croissance, except lAfrique subsaharienne, o le nombre denfants souffrant dun retard de croissance a augment dun tiers de manire alarmante, passant de 44 millions 58 millions entre 1990 et 2012.

    Les diminutions de cas de retard de croissance et dautres formes de sous-alimentation peuvent tre obtenues grce des actions qui ont fait leurs preuves. Ces actions incluent lamlioration de lalimentation maternelle, surtout avant, pendant et immdiatement aprs la grossesse; lallaitement prcoce et exclusif; et des complments alimentaires srs, appropris et de haute qualit donns aux nourrissons en temps opportun et accompagns dapports adquats de micronutriments.

    Le nombre de personnes nouvellement dplaces a tripl depuis 2010

    Le retard de croissance, cest--dire une taille insuffisante par rapport lge, peut montrer, mieux que linsuffisance pondrale, les effets cumuls de la sous-alimentation et de linfection des enfants durant la priode critique de 1 000 jours, correspondant la grossesse et aux deux premires annes de la vie dun enfant. Au niveau mondial, en 2012, le retard de croissance est plus courant que linsuffisance pondrale, avec un enfant sur quatre affect. Bien que la prvalence du retard de croissance ait baiss denviron 40 % en 1990 25 % en 2012, environ 162 millions denfants de moins de cinq ans courent toujours le risque dune diminution de leur dveloppement cognitif et physique,

    Nombre moyen de personnes nouvellement dplaces* par jour, 2003-2013

    0

    5 000

    10 000

    15 000

    20 000

    25 000

    30 000

    35 000

    2013

    2012

    2011

    2010

    2009

    2008

    2007

    2006

    2005

    2004

    2003

    * Dplaces lintrieur de leur pays ou au-del de frontires internationales.

    11 4

    00

    10 8

    00

    7 9

    00

    13 0

    00

    12 5

    00 1

    5 8

    00

    22 2

    00

    10 9

    00 14

    20

    0

    23 3

    00

    32 0

    00

    Lanne 2013 a t marque par la persistance de plusieurs crises de rfugis, rsultant en un nombre de rfugis jamais vu depuis 1994. Les conflits au cours de cette anne, comme ceux au Mali, en Rpublique arabe syrienne, en Rpublique centrafricaine, en Rpublique dmocratique du Congo, et la rgion frontalire entre le Soudan du Sud et le Soudan, entre autres, ont oblig en moyenne 32 000personnes par jour abandonner leur foyer et tenter dobtenir une protection ailleurs.

    Proportion denfants de moins de cinq ansprsentant un retard de croissance modr ou levet prsentant une insuffisance pondrale modreou grave, 1990-2012 (pourcentage)

    0

    10

    20

    30

    40

    50

    2012

    2010

    2005

    200019

    9519

    90

    40

    36

    33

    29

    26 252523

    2118

    16 15

    Retard de croissance Insuffisance pondrale

  • Objectif 1 : liminer l'extrme pauvret et la faim | 15

    Fin 2013, un nombre record de 51 millions de personnes taient dplaces de force travers le monde suite aux perscutions, conflits, violences gnralises et violations des droits de lhomme. Ces personnes dplaces taient constitues de 16,7 millions de rfugis, dont 11,7 millions relevaient de la responsabilit du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les rfugis (HCR) et 5 millions taient des rfugis palestiniens enregistrs auprs de lOffice de secours et de travaux des Nations Unies pour les rfugis de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). En outre, fin 2013, plus de 1,1 million de personnes attendaient une dcision concernant leur demande dasile. Enfin, 33,3 millions de personnes dracines par les violences et les perscutions sont restes lintrieur des frontires de leur propre pays.

    Les pays en dveloppement, dont beaucoup sont frapps par la pauvret, continuent de prendre en charge la majorit des rfugis. Ils abritaient 86 % des rfugis sous mandat du HCR, contre 70 % il y a 10 ans. LAfghanistan (2,55millions), la Rpublique arabe syrienne (2,47millions) et la Somalie (1,12 million) taient les trois principaux pays dorigine de rfugis sous la responsabilit du HCR, reprsentant plus de la moiti du total. La Rpublique arabe syrienne est devenue une source principale de rfugis en 2013, en raison de la situation humanitaire dramatique dans ce pays.

    Plus de la moiti des rfugis dans le monde sont aujourdhui hbergs dans des zones urbaines et non dans des camps, contre environ un tiers seulement il y a 10 ans.

  • 16 | Objectifs du Millnaire pour le dveloppement : rapport 2014

    Cible 2.ADici 2015, donner tous les enfants, garons et filles, partout dans le monde, les moyens de terminer un cycle complet dtudes primaires

    Malgr des avances impressionnantes au dbut de la dcennie, les progrs pour rduire le nombre denfants non scolariss se sont considrablement ralentis

    Objectif 2Assurer lducation primaire pour tous

    X La moiti des 58 millions denfants non scolariss en ge de frquenter lcole primaire vit dans des zones affectes par des conflits.

    X Dans les rgions en dveloppement, plus dun enfant sur quatre entrant lcole primaire abandonnera probablement lcole.

    X 781 millions dadultes et 126 millions de jeunes dans le monde sont analphabtes; plus de 60% dentre eux sont des femmes.

    En bref

    Taux net ajust de scolarisation dans lenseignement primaire*, 1990, 2000 et 2012 (pourcentage)

    0 20 40 60 80 100

    1990 2000 2012

    Afrique subsaharienne52

    6078

    Asie de lOuest8486

    93

    Ocanie69

    89

    Amrique latine et Carabes87

    9494

    Asie du Sud-Est939394

    Asie du Sud75

    8094

    Caucase et Asie centrale9595

    Asie de lEst979697

    Rgions dveloppes969796

    Afrique du Nord80

    9099

    Rgions en dveloppement80

    8390

    Note : Les donnes pour lOcanie pour lanne 2000 ne sont pas disponibles. Les donnes de 1990 pour le Caucase et lAsie centrale ne sont pas disponibles.

    * Dfini comme le nombre dlves ayant lge officiel de suivre des tudes primaires et inscrits dans une cole primaire ou secondaire, exprim en pourcentage de la population totale dans ce groupe dge.

  • Objectif 2 : Assurer l'ducation primaire pour tous | 17

    Entre 2000 et 2012, les rgions en dveloppement ont fait des progrs significatifs en vue dun enseignement primaire universel, avec un taux net ajust de scolarisation dans lenseignement primaire en augmentation de 7 points de pourcentage, passant de 83% 90%. Fin 2012, un enfant sur dix en ge de frquenter lcole primaire ntait toujours pas scolaris. Dans le monde, il y a eu une forte diminution du nombre denfants non scolariss au dbut des annes 2000, de 100 millions en 2000 60 millions en 2007, suivie dune stagnation de la progression. Il y avait encore 58 millions denfants non scolariss en 2012.

    Les rgions dAsie de lEst, dAsie du Sud-Est, du Caucase et dAsie centrale, ainsi que dAmrique latine et des Carabes ntaient pas loin de raliser lducation primaire pour tous, mais nont gure progress depuis 2000. LAfrique du Nord, qui avait un taux de scolarisation de 80% en 1990, avait quasiment ralis lducation primaire universelle fin 2012. LAsie de lOuest et lAsie du Sud ont galement rduit lcart

    qui les spare de lducation primaire pour tous, surtout depuis 2000. LOcanie a fait des progrs substantiels entre 1990 et 2012, avec une augmentation des taux de scolarisation qui sont passs de 69% 89%. La plus grande amlioration a eu lieu en Afrique subsaharienne, o le taux net ajust de scolarisation a augment de 18 points de pourcentage entre 2000 et 2012.

    Cependant, lAfrique subsaharienne, malgr ses ralisations impressionnantes, est confronte un grand dfi : une forte croissance de la population. Par rapport 2000, il y avait 35% dlves supplmentaires accueillir en 2012. Des pays de la rgion ont aussi connu des conflits arms et de nombreuses autres situations durgence qui ont empch les enfants dtre scolariss. Ainsi, bien que le nombre denfants scolariss dans lenseignement primaire ait plus que doubl entre 1990 et 2012, passant de 62 millions 149 millions, il y avait encore 33 millions denfants en ge de frquenter lcole primaire qui ntaient pas scolariss, dont 56% taient des filles.

    Prs de 50% des enfants non scolariss en ge daller lcole primaire vivent dans des zones touches par des conflits, bien que ces zones ne reprsentent que 22% de la population mondiale des enfants en ge de frquenter lcole primaire. 44% de ces enfants vivent en Afrique subsaharienne, environ 19% en Asie du Sud et 14% en Asie de lOuest et en Afrique du Nord.

    Des rcentes enqutes sur les mnages ont rvl leffet ngatif des conflits sur la scolarisation. Par exemple, en Rpublique dmocratique du Congo, dans la province du Nord-Kivu touche par un conflit, dans les mnages les plus pauvres prs dun enfant sur deux en ge daller lcole primaire navait jamais t scolaris en 2010, contre un enfant sur quatre dans la province du Kasa oriental. En Iraq, dans la rgion de Najaf, affecte par un conflit, 27% des enfants en ge daller lcole primaire dans les mnages les plus pauvres navaient jamais t scolariss en 2011, contre 3% dans la province dAs-Sulaymaniyah.

    La pauvret, le sexe et le lieu de rsidence constituaient les facteurs les plus rpandus lis aux disparits concernant la scolarisation des enfants en ge daller lcole primaire et secondaire. Une analyse de 61 enqutes sur les mnages des pays en

    dveloppement, entre 2006 et 2012, a montr que les enfants en ge de frquenter lcole primaire des 20% des mnages les plus pauvres taient trois fois plus susceptibles dtre non scolariss que les enfants des 20% des mnages les plus riches. Dans les mnages les plus pauvres, les filles taient plus souvent exclues du systme ducatif que les garons. Les disparits dans la frquentation scolaire lies au lieu de rsidence ont galement persist. Les enfants des zones rurales en ge daller lcole primaire avaient deux fois moins de chance dtre scolariss que les enfants des zones urbaines. En Afrique subsaharienne, 23% seulement des filles pauvres et vivant dans des zones rurales ont termin leur ducation primaire.

    Les enfants dsavantags, tels ceux ayant un handicap, sont aussi dfavoriss. Ces enfants doivent souvent suivre une ducation adapte leurs besoins. Cependant, dans de nombreux pays en dveloppement, de telles approches personnalises sont soit dficientes soit indisponibles, ce qui empche ces enfants daller lcole ou ralentit leur progression. Lducation inclusive ncessite dapporter une plus grande attention aux enfants ayant un handicap, ainsi qu ceux qui sont plus gnralement marginaliss ou vulnrables.

    Les enfants vivant dans des zones en proie des conflits, les filles des mnages ruraux pauvres et les enfants ayant un handicap sont plus susceptibles de ntre pas scolariss

  • 18 | Objectifs du Millnaire pour le dveloppement : rapport 2014

    Assurer lducation primaire pour tous ncessite la fois que les enfants soient scolariss et achvent le cycle dducation primaire. Entre 2000 et 2011, des abandons scolaires persistants et prmaturs ont ralenti la progression vers cet objectif dans les rgions en dveloppement. Durant cette priode, la proportion dlves des rgions en dveloppement commenant la premire anne dtudes dans lenseignement primaire et achevant la dernire anne du niveau primaire est reste gale 73%.

    Entre 2000 et 2011, des progrs ont t observs partout except en Ocanie, en Afrique subsaharienne et en Asie de lOuest. Dans le Caucase et en Asie centrale, en Asie de lEst et en Afrique du Nord, neuf lves sur dix inscrits en premire anne de lcole primaire ont termin la dernire anne, ce qui rapproche ces rgions de lobjectif dune ducation primaire pour tous. Cependant, seulement trois lves sur cinq en Afrique subsaharienne et un lve sur deux en Ocanie ont pu terminer lcole primaire. Les garons taient plus susceptibles de quitter prmaturment lcole que les filles.

    Les enfants tant plus gs par rapport lge prvu pour leur classe risquaient davantage de quitter lcole prmaturment cause de leur inscription tardive, dun redoublement ou de laugmentation du cot dopportunit li la scolarisation. Dautres facteurs essentiels expliquant un abandon scolaire prmatur sont les longs trajets entre la maison et lcole, la

    pauvret du mnage, le fait de travailler tout en tudiant et les cots dopportunit. En consquence, des mesures satisfaisantes pour prvenir labandon scolaire prmatur devraient prendre en compte ces facteurs et promouvoir des actions prcoces, dont un plus large accs aux programmes prscolaires pour prparer les enfants lcole et leur scolarisation en temps opportun.

    Au niveau mondial, le nombre danalphabtes reste lev malgr des taux dalphabtisation en hausse

    Au cours des deux dernires dcennies, le monde a connu des progrs remarquables pour les taux dalphabtisation des jeunes et des adultes, et en mme temps une diminution de lcart entre les taux dalphabtisation des hommes et des femmes. Le taux dalphabtisation des jeunes gs de 15 24 ans a augment au plan mondial, passant de 83% en 1990 89% en 2012. Le taux dalphabtisation des adultes gs de plus de 15 ans a augment de 76% 84%. Toutefois, encore 781 millions dadultes et 126 millions de jeunes dans le monde ne possdaient pas les comptences de base en lecture et en criture en 2012, les femmes reprsentant, la fois, plus de 60% des adultes et des jeunes analphabtes.

    Des taux levs dabandon restent un obstacle majeur lducation primaire pour tous

    0

    20

    40

    60

    80

    100

    1990 2000 2011

    Proportion dlves commenant la premire anne dtude dans lenseignement primaireet achevant la dernire anne du cycle primaire, 1990, 2000 et 2011 (pourcentage)

    Rgionsdveloppes

    Rgionsen

    dveloppement

    Caucaseet Asie centrale

    Asiede lEst

    Afriquedu Nord

    Asiedu Sud-Est

    Asiede lOuest

    Amrique latineet Carabes

    Asiedu Sud

    Afrique subsaharienne

    Ocanie

    Note : Les donnes de 1990 pour le Caucase et lAsie centrale ne sont pas disponibles.

  • Objectif 2 : Assurer l'ducation primaire pour tous | 19

    La rduction de laide menace lducation dans les pays les plus pauvres

    tant donn quil ny a eu quune faible diminution du nombre denfants non scolariss depuis 2007, un dernier effort est ncessaire pour sassurer que le plus grand nombre possible denfants soient scolariss dici 2015. Avant mme la rcession conomique, les donateurs navaient pas respect les engagements pris Dakar en 2000, stipulant quaucun pays ne serait laiss de ct cause dun manque de ressources. Plus rcemment, les donateurs ont abandonn cette promesse.

    Laide des donateurs lducation avait rgulirement augment aprs 2002, avait culmin en 2010, puis avait diminu de 7% entre 2010 et 2011. Il est alarmant de constater que, pour la premire fois depuis 2002, laide lducation de base a diminu, passant de 6,2 milliards de dollars en 2010 5,8 milliards de dollars en 2011.

    Les pays faibles revenus, qui ont reu un tiers de laide totale lducation de base, ont connu une diminution de laide lducation de base, contrairement aux pays revenus intermdiaires o laide lducation de base a augment. Laide a diminu de 9% dans les pays faibles revenus entre 2010 et 2011, passant de 2,1 milliards 1,9 milliard de dollars. En Afrique subsaharienne, o rside plus de la moiti de la population mondiale non scolarise, laide lducation de base a diminu de 7% entre 2010 et 2011.

    Aide totale pour les dpenses en ducation, 2002-2011(milliards de dollars constants des tats-Unis de 2011)

    0

    3

    6

    9

    12

    15

    2011201020092008200720062005200420032002

    ducation de base Enseignement secondaire

    Enseignement postsecondaire

    3,0

    1,1

    2,7

    3,3

    1,2

    4,4

    3,6

    1,4

    4,2

    4,2

    1,3

    4,7

    4,6

    1,7

    5,1

    5,1

    2,0

    5,3

    5,2

    2,0

    5,0

    6,2

    2,5

    5,6

    6,2

    2,5

    5,7

    5,8

    2,2

    5,4

  • 20 | Objectifs du Millnaire pour le dveloppement : rapport 2014

    Cible 3.Aliminer les disparits entre les sexes dans lenseignement primaire et secondaire dici 2005 si possible, et tous les niveaux de lenseignement en 2015 au plus tard

    Les disparits entre les sexes sont plus rpandues aux niveaux suprieurs de lenseignement

    Objectif 3Promouvoir lgalit des sexes et lautonomisation des femmes

    X En 1990, en Asie du Sud, seulement 74 filles taient inscrites lcole primaire pour 100 garons. Fin 2012, les taux de scolarisation taient les mmes pour les filles et les garons.

    X En Afrique subsaharienne, en Ocanie et en Asie de lOuest, les filles sont toujours confrontes des obstacles aussi bien pour lentre dans lenseignement primaire que secondaire.

    X Les femmes en Afrique du Nord occupent moins dun emploi salari sur cinq dans le secteur non agricole.

    X Dans 46 pays, les femmes occupent maintenant plus de 30% des siges aux parlements nationaux dans au moins une chambre.

    En bref

    Indice de parit des sexes pour les ratios bruts dinscriptiondans lenseignement primaire, secondaire et suprieur des rgions en dveloppement, 1990 et 2012

    0 0,3 0,6 0,9 1,2

    Enseignement suprieur

    Enseignement secondaire

    Afrique subsaharienne

    Ocanie

    Asie de l'Ouest

    Asie du Sud

    Caucase et Asie centrale

    Afrique du Nord

    Asie du Sud-Est

    Asie de l'Est

    Amrique latine et Carabes

    Rgions en dveloppement

    Afrique subsaharienne

    Asie du Sud

    Caucase et Asie centrale

    Asie de l'Est

    Afrique du Nord

    Asie du Sud-Est

    Amrique latine et Carabes

    Rgions en dveloppement

    Enseignement primaire

    1,31,11,00,80,70,50,40,20,1

    Afrique subsaharienne 0,83 0,92

    Ocanie 0,930,89

    Asie de l'Ouest 0,930,85

    Afrique du Nord 0,960,82

    Amrique latine et Carabes 0,990,97

    Asie du Sud-Est 0,990,96

    Caucase et Asie centrale 1,010,99

    Asie de l'Est 1,000,91

    Asie du Sud 1,000,74

    Rgions en dveloppement 0,970,86

    0,76 0,84

    0,86 0,87

    0,65 0,92

    0,59 0,93

    0,980,98

    0,990,77

    0,90 1,02

    1,020,76

    0,77

    1,06 1,07

    0,96

    0,52 0,64

    0,49 0,81

    Asie de l'Ouest 0,950,63

    0,99 1,07

    1,08

    1,12

    1,12

    1,28

    0,99

    0,49

    0,65

    0,92

    0,97

    1990 2012

    Cible 2015 = indice de parit des sexes entre 0,97 et 1,03

    Note : Pour lenseignement suprieur et secondaire, les donnes de lanne 1990 pour le Caucase et lAsie centrale se rfrent lanne 1993.Pour lenseignement suprieur, les donnes de lanne 2012 pour lOcanie ne sont pas disponibles.

    0,69

  • Objectif 3 : Promouvoir l'galit des sexes et l'autonomisation des femmes | 21

    La parit des sexes dans lducation est atteinte lorsque lindice de parit des sexes, dfini comme le taux brut de scolarisation des filles divis par le taux correspondant pour les garons, se situe entre 0,97 et 1,03. Les tendances de lindice de parit des sexes montrent des gains importants dans toutes les rgions en dveloppement tous les niveaux de lenseignement primaire, secondaire et suprieur. Cependant, les disparits entre les sexes sont plus rpandues dans lenseignement suprieur, avec de plus grands carts entre les rgions en dveloppement.

    En 2012, toutes les rgions en dveloppement ont atteint, ou taient prs datteindre, la parit des sexes dans lenseignement primaire. LAsie du Sud se distingue en ce qui concerne lensemble des progrs accomplis dans lenseignement primaire : en 1990, lindice de parit des sexes pour lenseignement primaire, gal 0,74, tait le plus bas parmi toutes les rgions; fin 2012, il tait mont 1,0. Cependant, il existe toujours des pays dans cette rgion o la parit des sexes est encore atteindre, savoir lAfghanistan et le Pakistan, o il y a tout au plus neuf filles pour dix garons inscrits, ainsi que le Bangladesh et le Npal, o la disparit entre les sexes est en faveur des filles.

    LAfrique subsaharienne, lOcanie, lAsie de lOuest et lAfrique du Nord sont toujours confrontes des dsavantages persistants pour les filles, bien que ces rgions aient fait de substantiels progrs au cours des deux dernires dcennies. Les progrs les plus importants dans ce groupe ont t observs en Afrique du Nord, o lindice a augment de 0,82 0,96. En 2012, lAfrique subsaharienne avait lun des indices de parit des sexes les plus bas, 0,92, malgr des progrs sensibles depuis 1990. Dans cette rgion, durant la priode considre, les amliorations les plus significatives ont t observes au Bnin, au Burkina Faso, en Guine, en Mauritanie, au Sngal, en Sierra Leone et au Tchad, o 30 40 filles supplmentaires taient inscrites lcole primaire pour 100 garons.

    Les disparits entre les sexes sont plus prononces dans lenseignement secondaire que dans le primaire. Alors que le Caucase et lAsie centrale, lAfrique du Nord, lAsie du Sud-Est et lAsie de lEst ont atteint la parit des sexes, les taux de scolarisation des filles sont toujours infrieurs ceux des garons en Afrique subsaharienne, en Ocanie, en Asie de lOuest et en Asie du Sud. En 2012, lAmrique latine et les Carabes tait la seule rgion o la disparit entre les sexes tait en faveur des filles.

    Dans lenseignement suprieur, les taux de scolarisation dans la plupart des rgions se sont substantiellement amliors au fil des annes, mais des disparits considrables existent dans toutes les rgions. Les taux de scolarisation des jeunes filles sont significativement infrieurs ceux des jeunes hommes en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud. En revanche, les jeunes filles dans le Caucase et en Asie centrale, en Asie de

    lEst, en Amrique latine et aux Carabes, en Afrique du Nord et en Asie du Sud-Est ont des taux de scolarisation plus levs que les jeunes hommes.

    Le statut des femmes samliore sur le march du travail, mais la disparit entre les sexes existe toujours

    Femmes occupant un emploi salari non agricole, 1990 et 2012 (pourcentage)

    0 10 20 30 40 50

    Rgions dveloppes

    Caucase et Asie centrale

    Amrique latine et Carabes

    Asie de l'Est

    Asie du Sud-Est

    Ocanie

    Afrique subsaharienne

    Asie de l'Ouest

    Asie du Sud

    Afrique du Nord

    1990 2012

    19

    19

    13

    20

    20

    15

    23

    33

    33

    38

    38

    38

    35

    39

    42

    44

    43

    44

    45

    48

    Laccs des femmes lemploi salari dans les secteurs non agricoles a lentement augment au cours des deux dernires dcennies. La proportion de ces femmes a augment au plan mondial, passant de 35% en 1990 40% en 2012, avec des augmentations, bien quingales, observes dans presque toutes les rgions. Les progrs les plus impressionnants ont t enregistrs en Afrique subsaharienne, avec une augmentation de 10 points de pourcentage pendant la priode 1990-2012. LAfrique du Nord, en revanche, avait un des plus bas taux demploi salari des femmes en 1990, et on ne notait pas daugmentation sensible fin 2012.

  • 22 | Objectifs du Millnaire pour le dveloppement : rapport 2014

    Des politiques plus favorables la famille sont ncessaires pour augmenter la participation des femmes au march du travail

    Non seulement les femmes ont moins de possibilits demploi que les hommes, mais il est aussi plus probable quelles occupent un emploi temps partiel et quelles soient en situation de sous-emploi li la dure du travail. La proportion de femmes ayant un emploi temps partiel est plus du double que celle des hommes dans presque tous les pays o des donnes sont disponibles. Ces taux plus levs demplois temps partiel sont associs de nombreux facteurs, dont lingalit des sexes dans les rles familiaux, labsence de structures daccueil adquates et abordables pour les enfants et les personnes ges, et/ou dautres perceptions sociales qui jouent un rle important dans la participation des femmes lemploi, dans leurs choix

    professionnels et dans les types demploi qui renforcent les disparits entre les sexes sur le march du travail.

    Un des indicateurs qui mesurent la disparit entre les sexes sur le march du travail est le taux de sous-emploi li la dure du travail. Ce taux mesure le pourcentage dhommes et de femmes employs qui souhaitent et qui sont disponibles pour travailler davantage. Dans la plupart des rgions en dveloppement, le taux du sous-emploi li la dure du travail pour les femmes est plus lev que celui des hommes. Les diffrences sont particulirement notables en Afrique du Nord et en Asie du Sud. Cette situation requiert des politiques facilitant la vie familiale, qui non seulement encouragent un meilleur quilibre travail-famille, mais amliorent galement la qualit des emplois temps partiel et la productivit globale des entreprises. Ces politiques englobent une lgislation sur des horaires flexibles, le cong parental, dautres codes de conduite et de nouvelles mthodes de travail, ainsi que des structures daccueil pour les enfants et les personnes ges.

    Taux de sous-emploi li la dure du travail*, hommes et femmes, donnes les plus rcentes pour la priode 2010-2012 (pourcentage)

    0 5 10 15 20 25

    Rgions dveloppes

    Asie du Sud

    Afrique du Nord

    Afrique subsaharienne

    Amrique latine et Carabes

    Asie du Sud-Est

    Asie de l'Ouest

    Asie de l'Est

    Caucase et Asie centrale

    Hommes Femmes

    * Dfini comme le pourcentage dhommes et de femmes employs qui souhaitent et qui sont disponibles pour travailler davantage.

    1,2

    1,1

    1,5

    1,3

    1,9

    2,1

    5,1

    4,9

    8,8

    10,4

    12,6

    15,8

    3,7

    17,5

    12

    20,6

    3,8

    7,0

  • Objectif 3 : Promouvoir l'galit des sexes et l'autonomisation des femmes | 23

    cinq chambres dans le monde navaient pas de femmes au parlement.

    La proportion de femmes sigeant au parlement est en hausse dans 42 des 64 chambres renouveles dans le monde en 2013. La proportion de femmes a augment le plus rapidement, de plus de 20 points de pourcentage, dans deux chambres : la chambre basse de la Grenade ( 33,3%) et la chambre haute du Zimbabwe ( 47,5%). Ils sont suivis par quatre pays : lArabie saoudite, le Cameroun, le Zimbabwe et la Guine quatoriale, avec une augmentation de plus de 15points de pourcentage dans les chambres basses. Cependant, la proportion de femmes a diminu dans 14 chambres. Des quotas lgislatifs ou volontaires ont t utiliss dans 39chambres organisant des lections. De telles mesures ont un impact positif sur laccs des femmes au parlement. Cependant, les seuls quotas ne sont pas suffisants; les partis politiques doivent prsenter plus de femmes candidates.

    En 2013, on a galement constat une prise de conscience croissante de limportance den finir avec la violence politique contre les femmes. La violence pr- et postlectorale, qui inclut lintimidation, les agressions physiques et dautres formes dagression contre les candidates et les femmes lues, constitue une forme de dissuasion courante contre la participation politique des femmes dans toutes les parties du monde. Des pays comme la Bolivie et le Mexique ont t les premiers adopter une loi pour rgler ce problme qui dissuade les femmes de sengager politiquement.

    Le pourcentage de femmes ministres est de 17,2% en 2014, contre 16,1% en 2008. Fin janvier 2014, 36 pays avaient 30% ou plus de femmes ministres. Au niveau mondial, le Nicaragua tait chef de file avec 57 % des postes ministriels dtenus par des femmes, suivi par la Sude, la Finlande, la France, le Cap-Vert et la Norvge. Lengagement politique et la politique sont des facteurs cls pour la progression des femmes dans ce domaine.

    Une autre tendance positive est que non seulement les portefeuilles ministriels traditionnellement dits lgers , comme les affaires sociales, lducation et les affaires fminines, continuent dtre dtenus par des femmes ministres, mais aussi plus de femmes dtiennent maintenant quelques-uns des portefeuilles ministriels dits lourds , comme la dfense, les affaires trangres et lenvironnement.

    Contrairement ces tendances positives, il y a eu une lgre diminution ou inertie du nombre de femmes chefs dtat/chefs de gouvernement et prsidentes de parlement. Depuis 2012, le nombre de femmes chefs dtat ou de gouvernement dans le monde a diminu lgrement, passant de 19 18. Entre-temps, le pourcentage de femmes prsidentes de parlement a peine augment, passant de 14,2% en 2012 14,8% en 2013, ce qui suggre lexistence dun plafond de verre pour les femmes dans certains pays.

    La participation des femmes la vie politique continue daugmenter, mais les plafonds de verre nont pas disparu

    Proportion de siges occups par des femmes dans les chambres uniques ou les chambres bassesdes parlements nationaux, 2000 et 2014 (pourcentage)

    0 5 10 15 20 25 30

    2000 2014

    Monde

    Rgions en dveloppement

    Rgions dveloppes

    Amrique latine et Carabes

    Afrique du Nord

    Afrique subsaharienne

    Asie de l'Est

    Caucase et Asie centrale

    Asie du Sud-Est

    Asie du Sud

    Asie de l'Ouest

    Ocanie4

    3

    4

    3

    12

    7

    16

    12

    18

    7

    19

    20

    21

    13

    23

    24

    15

    26

    16

    25

    12

    21

    14

    22

    Les femmes lues au parlement reprsentaient 21,8% de tous les siges parlementaires en janvier 2014, en augmentation par rapport 20,3% lanne prcdente. En janvier 2014, 46 pays avaient plus de 30% de femmes parlementaires dans au moins une chambre, contre 42 pays lanne prcdente. Le Rwanda, o les femmes ont obtenu 64% des siges dans la chambre basse, a maintenu son leadership. Fin 2013, seulement

  • 24 | Objectifs du Millnaire pour le dveloppement : rapport 2014

    En dpit de progrs substantiels, le monde est loin davoir atteint la cible relative la mortalit infantile

    Objectif 4 Rduire la mortalit des enfants

    X Le taux de mortalit infantile a t presque divis par deux depuis 1990; il y a eu 6 millions de dcs denfants en moins en 2012 par rapport 1990.

    X De 2005 2012, le taux annuel de rduction de la mortalit des enfants de moins de cinq ans a baiss trois fois plus rapidement quentre 1990 et 1995.

    X Au plan mondial, quatre dcs sur cinq denfants de moins de cinq ans continuent de se produire en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud.

    X La vaccination contre la rougeole a permis dviter prs de 14 millions de dcs entre 2000 et 2012.

    En bref

    Cible 4.ARduire de deux tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalit des enfants de moins de 5 ans

    En 2012, au niveau mondial, le taux de mortalit des enfants de moins de cinq ans tait presque la moiti de ce quil tait en 1990, passant de 90 48 dcs pour 1 000 naissances vivantes. Le nombre de dcs denfants de moins de cinq ans est pass denviron 12,6 millions 6,6 millions pendant la mme priode : par rapport 1990, il y a eu prs de 17 000 dcs denfants en

    Taux de mortalit des enfants de moins de cinq ans, 1990 et 2012 (dcs pour 1 000 naissances vivantes)

    0 50 100 150 200

    Afrique subsaharienne

    Asie du Sud

    Ocanie

    Caucase et Asie centrale

    Asie du Sud-Est

    Afrique du Nord

    Asie de l'Ouest

    Amrique latine et Carabes

    Asie de l'Est

    Rgions dveloppes

    Rgions en dveloppement

    98

    177

    58

    126

    55

    74

    36

    73

    30

    71

    25

    65

    22

    73

    19

    54

    14

    53

    53

    99

    6

    15

    1990 2012 Cible 2015

  • Objectif 4 : Rduire la mortalit des enfants | 25

    moins par jour en 2012. Toutes les rgions, lexception de lAfrique subsaharienne et de lOcanie, ont rduit le taux de mortalit des enfants de moins de cinq ans par plus de la moiti.

    Actuellement, dans le monde, la rduction de la mortalit des enfants de moins de cinq ans est plus rapide qu toute autre priode au cours des deux dernires dcennies. Au niveau mondial, le taux annuel de rduction de la mortalit des enfants de moins de cinq ans a rgulirement augment, passant de 1,2 % entre 1990 et 1995 3,9 % entre 2005 et 2012. Cependant, des rgions comme lOcanie, lAfrique subsaharienne, le Caucase et lAsie centrale ainsi que lAsie du Sud nont pas encore atteint lobjectif fix pour 2015. Au rythme actuel, il faudra attendre 2028 pour que lobjectif 4 soit ralis au plan mondial. Il faudrait que ce rythme quadruple au cours de la priode 2013 2015 pour que la cible prvoyant une rduction de deux tiers du taux de mortalit des enfants de moins de cinq ans soit atteinte.

    Des maladies vitables sont les principales causes de mortalit des enfants de moins de cinq ans, et prs de la moiti de ces dcs surviennent durant la priode nonatale

    Distribution par ge de la mortalit des enfants de moins de cinq ans dans le monde, 1990, 2000 et 2012(pourcentage)

    0

    10

    20

    30

    40

    50

    60

    70

    80

    90

    100

    Mortalit denfants (1 4 ans)

    Mortalit postnonatale (28 364 jours)

    Mortalit nonatale (0 27 jours)

    201220001990

    paludisme. De plus, 2,9 millions de dcs surviennent au cours des 28 premiers jours de vie (0 27 jours), pendant la priode nonatale. De nombreux dcs denfants de moins de cinq ans se produisent chez des enfants dj affaiblis par la malnutrition, qui joue un rle majeur pour prs de la moiti des dcs denfants de moins de cinq ans dans le monde, principalement dans les pays faible revenu o la malnutrition et les maladies infectieuses sont fortement concentres, surtout chez les pauvres.

    Il est encourageant de constater que la mortalit nonatale est la baisse au niveau mondial. Entre 1990 et 2012, le taux mondial de mortalit nonatale a diminu de prs dun tiers, passant de 33 21 dcs pour 1 000 naissances vivantes. Cependant, cette baisse a pris du retard par rapport celle de la mortalit postnonatale. En consquence, la proportion de dcs survenant au cours des 28 premiers jours de vie a augment, passant de 37 % en 1990 44 % en 2012.

    La plupart des dcs nonatals sont vitables. Des investissements plus importants en soins maternels durant les 24 premires heures suivant la naissance, particulirement durant le travail et laccouchement, ainsi que dautres interventions fort impact sont la meilleure manire de rduire la mortalit nonatale. De trop nombreuses naissances, plus de la moiti dans certains pays, ont lieu en dehors dtablissements de sant, malgr laugmentation au niveau mondial des accouchements dans des structures mdicales.

    Il est essentiel de rduire le nombre de dcs denfants en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne

    Nombre de dcs denfants de moins de cinq ans en 2012 par rgion (en milliers)

    Ocanie 15

    Caucase et Asie centrale 64

    Afrique du Nord 88

    Rgions dveloppes 90

    Asie de l'Ouest 120

    Amrique latine et Carabes 206

    Asie du Sud 2 108

    Asie du Sud-Est 346

    Asie de lEst 272

    Afrique subsaharienne 3 245Total = 6,6 millions

    La plupart des 6,6 millions de dcs denfants de moins de cinq ans en 2012 taient dus aux principales maladies infectieuses comme la pneumonie, la diarrhe et le

  • 26 | Objectifs du Millnaire pour le dveloppement : rapport 2014

    LAfrique subsaharienne continue dtre confronte un immense dfi. Non seulement cette rgion possde le taux de mortalit le plus lev au monde pour les enfants de moins de cinq ans, plus de 16 fois la moyenne des rgions dveloppes, mais elle est galement la seule rgion o le nombre de naissances vivantes et celui des enfants de moins de cinq ans devraient augmenter substantiellement au cours des deux prochaines dcennies. En 2012, un enfant sur dix en Afrique subsaharienne est mort avant son cinquime anniversaire.

    Nanmoins, cette rgion a ralis de remarquables progrs depuis 1990, rduisant le taux de mortalit infantile de 45 %. Cependant, elle continue de prendre du retard par rapport toutes les autres rgions, except lOcanie : prs de la moiti des dcs denfants de moins de cinq ans dans le monde en 2012, soit 3,2 millions, sont survenus en Afrique subsaharienne.

    Toutefois, des signes indiquent que des progrs rapides sont possibles. LAfrique subsaharienne, malgr son taux de mortalit relativement lev des enfants de moins de cinq ans, a t en mesure de relever le taux annuel de rduction de 0,8 % 4,1 %, soit cinq fois plus rapidement pour la priode 2005-2012 que pour la priode 1990-1995.

    LAsie du Sud a galement ralis des progrs importants et rguliers dans la rduction des dcs denfants, diminuant de plus de moiti son taux de mortalit des enfants de moins de cinq ans. Mais prs dun dcs sur trois denfants de moins de cinq ans survient encore dans cette rgion. LInde avait le plus grand nombre de dcs denfants de moins de cinq ans en 2012, soit 1,4 million.

    De fortes rductions de la mortalit infantile ont t observes tous les niveaux de revenu national

    Les pays revenu lev ont, en moyenne, les taux les plus bas de mortalit des enfants de moins de cinq ans, avec six dcs pour 1 000 naissances vivantes en 2012. Les pays revenu intermdiaire de la tranche suprieure ont obtenu le plus de succs dans la rduction des taux de mortalit des enfants de moins de cinq ans entre 1990 et 2012, enregistrant une diminution de 63 % pendant cette priode. Quel que soit leur niveau de revenu, les pays ont fait des progrs rguliers pour sauver la vie des enfants. Le taux annuel de rduction du taux de mortalit des enfants de moins de cinq ans sest acclr depuis 1995 tous les niveaux de revenu national, except dans les pays revenu lev.

    Un revenu faible nest pas ncessairement un obstacle pour sauver la vie des enfants, malgr le lien existant entre le niveau de revenu dun pays et son taux de mortalit infantile. Il y a eu des rductions notables du taux de mortalit des enfants de moins de cinq ans depuis 1990, et particulirement depuis 2000 dans certains pays faible revenu comme le Bangladesh, le Cambodge, lrythre, lthiopie, la Guine, le Libria, Madagascar, le Malawi, le Mozambique, le Npal, le Niger, lOuganda, la Rpublique-Unie de Tanzanie et le Rwanda. Mme les pays revenu lev et intermdiaire qui ont un faible taux de mortalit peuvent continuer progresser considrablement. Il y avait 53 pays en 1990 avec un taux de mortalit des enfants de moins de cinq ans gal ou infrieur 20 dcs pour 1 000 naissances vivantes, parmi lesquels 36 pays avaient rduit au moins de moiti leur taux de mortalit des enfants de moins de cinq ans, et 11 pays qui lavaient rduit dau moins deux tiers fin 2012.

    Une nouvelle analyse permet denvisager une baisse gnrale des taux de mortalit des enfants de moins de cinq ans chez les mnages les plus pauvres dans toutes les rgions. Les disparits de la mortalit des enfants de moins de cinq ans entre les mnages les plus riches et les plus pauvres ont diminu dans la plupart des rgions du monde, lexception de lAfrique subsaharienne. Il est par consquent possible de limiter les dcs vitables denfants indpendamment du niveau de revenu du pays ou du mnage.

    La rduction de la mortalit des enfants de moins de cinq ans ncessite une volont politique qui soit applique systmatiquement en soutien la sant infantile et maternelle, par lintermdiaire dune action concerte, de stratgies rationnelles et de ressources adquates. La russite dun nombre significatif de pays dans la ralisation de lobjectif 4 devrait encourager tous les acteurs mondiaux de la sant sengager construire un monde plus juste et plus quitable pour tous les enfants.

    Taux de mortalit des enfants de moins de cinq anspar niveau de revenu national, 1990 et 2012(dcs pour 1 000 naissances vivantes)

    0 50 100 150 200

    Revenu lev

    Revenu intermdiaire (tranche suprieure)

    Revenu intermdiaire (tranche infrieure)

    Faible revenu

    1990 2012

    82

    166

    61

    118

    20

    54

    6

    15

  • Objectif 4 : Rduire la mortalit des enfants | 27

    Bien que rcemment les progrs ont cess, la vaccination contre la rougeole a permis de rduire de manire importante les dcs dus la rougeole

    Proportion denfants dans le groupe dge appropri ayant reu au moins une dose de vaccin contre la rougeole, 2000 et 2012 (pourcentage)

    0 25 50 75 100

    Rgions dveloppes

    Asie de l'Est

    Afrique du Nord

    Caucase et Asie centrale

    Amrique latine

    Asie du Sud-Est

    Asie de l'Ouest

    Asie du Sud

    Carabes

    Afrique subsaharienne

    Ocanie

    71

    67

    72

    52

    76

    77

    78

    61

    83

    86

    86

    81

    96

    95

    94

    93

    94

    92

    95

    93

    99

    84

    2000 2012

    Les dcs dus la rougeole ont diminu de plus de trois quarts au cours des douze dernires annes, passant de 562 000 dcs en 2000 122 000 en 2012, surtout parmi les enfants de moins de cinq ans. Les dcs dus la rougeole en Afrique subsaharienne (56 000) et en Asie du Sud (53 000) reprsentaient 89 % du total mondial estim des dcs dus la rougeole en 2012. Compar la mortalit estime en labsence complte dun programme de vaccination contre la rougeole, 13,8 millions de dcs ont t vits grce la vaccination entre 2000 et 2012.

    Des progrs substantiels ont t raliss dans la plupart des rgions, en Ocanie, en particulier, o les dcs dus la rougeole on diminu denviron 89 % entre 2000 et 2012. Malheureusement, des pidmies persistantes de rougeole en Europe, en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, dues au faible dveloppement des campagnes de vaccination systmatiques et au retard pris dans la mise en place de programmes acclrs de lutte contre les maladies, ont affaibli la dynamique concernant les cibles de surveillance et dlimination de la rougeole au plan rgional et mondial.

    La rougeole peut tre vite grce deux doses dun vaccin sr, efficace et peu coteux. Les rductions de la mortalit due la rougeole ont t obtenues, en partie, grce aux amliorations de la couverture de routine parmi les enfants du groupe dge appropri ayant reu la premire dose de vaccin contre la rougeole (MCV1), ainsi quau succs dactivits de vaccination supplmentaires consistant vacciner des enfants nayant pas accs aux services de sant existants.

    Entre 2000 et 2009, la couverture mondiale du MCV1 a augment, passant de 72 % 84 %, puis a stagn 84 % entre 2009 et 2012. Les taux recommands de couverture du MCV1 au moins 90 % au niveau national et au moins 80 % dans tous les rgions ont t atteints dans 58 pays disposant de donnes en 2012. Cependant, au cours de la mme priode, il y avait 35 pays avec une couverture du MCV1 infrieure 80 %. On estime que, en 2012, 21,2 millions denfants en bas ge, la plupart issus des populations les plus pauvres et les plus marginalises rsidant dans des zones particulirement difficiles daccs, nont pas reu le MCV1.

    Faire face aux consquences de la diminution de lengagement politique et financier pour lutter contre la rougeole est essentiel pour progresser davantage vers les objectifs de lutte contre la rougeole fixs en 2010 par lAssemble mondiale de la sant.

  • 28 | Objectifs du Millnaire pour le dveloppement : rapport 2014

    Objectif 5Amliorer la sant maternelle

    Cible 5.ARduire de trois quarts, entre 1990 et 2015, le taux de mortalit maternelle

    Il reste encore beaucoup faire pour rduire la mortalit maternelle

    X En 2013, dans le monde, prs de 300 000 femmes sont mortes de complications dues ou aggraves par la grossesse et laccouchement.

    X Dans les rgions en dveloppement, la proportion daccouchements assists par un personnel soignant qualifi a augment de 56 68 % entre 1990 et 2012.

    X En 2012, 40 millions daccouchements dans les rgions en dveloppement ntaient pas assists par un personnel soignant qualifi; plus de 32 millions de ces accouchements ont eu lieu dans des zones rurales.

    X 52 % des femmes enceintes ont reu au moins quatre visites de soins prnatals durant leur grossesse en 2012, soit une augmentation de 37 % par rapport 1990.

    En bref

    Taux de mortalit maternelle, 1990, 2000 et 2013 (dcs maternels pour 100 000 naissances vivantes, femmes entre 15 et 49 ans)

    0 200 400 600 800 1000

    Monde

    Rgions en dveloppement

    Asie de lEst

    Caucase et Asie centrale

    Afrique du Nord

    Ocanie

    Asie de lOuest

    Asie du Sud-Est

    Amrique latine

    Carabes

    Afrique subsaharienne

    Asie du Sud

    1990 2000 2013 Cible 2015

    990830

    510

    530360

    190

    390290

    190

    300230

    190

    320220

    140

    13098

    77

    13097

    74

    160110

    69

    7065

    39

    9563

    33

    430370

    230

    380330

    210

  • Objectif 5 : Amliorer la sant maternelle | 29

    Au plan mondial, le taux de mortalit maternelle a diminu de 45 % entre 1990 et 2013, passant de 380 210 dcs pour 100 000 naissances vivantes. Cependant, cela reste bien en dessous de la cible OMD visant rduire le taux de mortalit maternelle de trois quarts dici 2015. Rien quen 2013, environ 289 000 femmes sont dcdes au cours de la grossesse, durant laccouchement, ou dans les 42 jours suivant la fin de la grossesse pour des raisons lies la grossesse ou aggraves par celle-ci ou son suivi, lexclusion des causes accidentelles ou fortuites.

    Malgr des progrs raliss dans toutes les rgions du monde, le taux de mortalit maternelle des rgions en dveloppement 230 dcs maternels pour 100 000 naissances vivantes en 2013 est quatorze fois suprieur celui des rgions dveloppes, qui ont enregistr uniquement 16 dcs maternels pour 100 000 naissances vivantes en 2013. LAfrique subsaharienne dtient le taux de mortalit maternelle le plus lev des rgions en dveloppement, avec 510 dcs pour 100 000 naissances vivantes, suivie par lAsie du Sud, lOcanie et les Carabes, qui enregistrent chacune 190 dcs maternels pour 100 000 naissances vivantes, et puis par lAsie du Sud-Est. Dans les autres rgions en dveloppement, la mortalit maternelle est devenue un vnement rare de nos jours, avec moins de 100 dcs pour 100 000 naissances vivantes. En 2013, la plupart des dcs maternels ont eu lieu en Afrique subsaharienne (62 %) et en Asie du Sud (24 %).

    Il subsiste des carts trs importants entre les pays par rapport la mortalit maternelle. Ainsi, la Sierra Leone dtient le taux de mortalit maternelle le plus lev, avec 1 100 dcs maternels pour 100 000 naissa