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  • 1

    Les "Entretiens" (Lunyu) de Confucius

    Atelier de Philosophie du 6 octobre 2015

    Mdiathque Roger Martin du Gard de Saint Fons

    Bonjour toutes et tous,

    Nous attaquons notre cinquime anne l'Atelier de Philosophie. Aprs les cycles Cinma et

    Philosophie, Vrit et Image, Conscience et travail, Thtre et Philosophie, voici le cycle Philosophie

    chinoise.

    Vous trouverez ci-dessous un guide de prparation de notre premier atelier qui vous introduit la

    pense de Confucius.

    Selon votre apptit, vous pouvez vous rassasier d'une tapas de la pense de Confucius Chapitre VII ou

    consommer le menu entier.

    Courage

    Amitis

    1) Le chapitre VII "De la transmission" des Entretiens de Confucius

    Je vous propose de choisir un des paragraphes numrots (1 38), de le prsenter au groupe en

    utilisant les outils proposs, d'estimer sa valeur (positive ou ngative), de dfinir ses limites.

    2) Carte de la Chine et de ses principauts sous CONFUCIUS

    A titre d'information

    3) DE LA TRANSMISSION Problmatique

    Essai de dfinir le problme de la transmission partir de la question de l'laboration de l'uvre et de

    sa rception.

    4) Vie de Confucius (-551 -479)

    Pour nourrir votre rflexion.

    (5) HISTOIRE DE LA PENSEE CHINOISE

    A titre d'information et aussi outil pour se reprer dans l'histoire de la pense chinoise (les diffrentes

    coles et penseurs).

    (6) Petit lexique confucen

    Outils pour vous aider comprendre la pense de Confucius

    (7) APPLICATION de ce mini-lexique confucen

    Tableau pour appliquer ces outils au paragraphe que vous avez choisi.

  • 2

    1) VII DE LA TRANSMISSION (Philosophes confucianistes textes traduits, prsents et annots par Charles Le Blanc et Rmi Mathieu Gallimard La pliade)

    NRF Gallimard 2009

    VII, 1 Le Matre dit : "Je transmets mais je ne cre point. Je mets ma confiance dans l'Antiquit et l'aime. En cela

    PENG l'Ancien* pourrait se comparer moi." (-450)

    *Peng l'Ancien est un personnage mal connu du dbut de la dynastie Shang.

    VII, 2 Le Matre dit : "Apprendre en silence, tudier sans impatience, enseigner inlassablement, qu'est-ce qu'il m'en

    cote !" (-450)

    VII, 3 Le Matre dit "Ce qui me trouble, c'est de voir la vertu non pratique et l'tude non approfondie; c'est de

    savoir o est la justice sans pouvoir se tourner vers elle et tre incapable de corriger ce qui est mauvais." (-436)

    VII, 4 Dans ses moments de loisir, le Matre tait la fois digne et affable. (entre -370 -310)

    VII, 5 Le Matre dit : "Comme j'ai dclin ! Depuis combien de temps n'ai-je plus revu le duc de ZHOU* en rve."

    *Le duc de Zhou, nom personnel Dan, fils du roi Wen (mort en -1122) et frre cadet du roi Wu (rgne de -1121 -1116). Au

    dcs de celui-ci, il assuma la rgence de -1115 -1110 jusqu' la majorit du roi Cheng (rgne de -1110 -1078). Il fut

    infod comme premier prince de Lu. Parangon de vertu, de fidlit et de noblesse, il fut le modle de Confucius. (-450)

    VII, 6 Le Matre dit : "Tends vers la Voie, prends la vertu comme norme, appuie-toi sur l'humanit, sois familier

    avec les arts." (-450)

    VII, 7 Le Matre dit : "A quiconque m'apporte ne serait-ce qu'un paquet de viande sche, jamais je n'ai refus mon

    enseignement." (-450)

    VII, 8 Le Matre dit : "J'ouvre seulement la porte ceux qui trpignent d'apprendre et je m'engage seulement

    auprs de ceux qui ont des choses dire. Si, ayant propos un angle, on ne me revient pas avec les trois autres, je

    ne poursuis pas la leon." (-450)

    VII, 9 Si le Matre prenait son repas ct d'une personne endeuille, il ne mangeait jamais satit. (entre -370

    -310)

    VII, 10 Un jour o le Matre avait pleur, il ne chantait pas. (entre -370 -310)

    VII, 11 Le Matre s'adressa Yan Yuan* : "Agir quand on est en poste, demeurer en attente quand on est remerci,

    seuls toi et moi le faisons."

    Zi Lu dit : "Si vous, matre, receviez le commandement des Trois Armes, avec qui le partageriez-vous ?"

    Le Matre rpondit : "Je ne saurais le partager avec une personne "qui s'attaque un tigre les mains nues, traverse

    le He, fleuve Jaune", sans esquif, et meurt sans regret. Il me faudrait plutt une personne qui aborde les affaires

    avec crainte et tremblement et les met en uvre aprs mre rflexion." (entre -370 -310)

    *Yan Yuan ou Yan Hui, n et mort Lu (-530 -482). Disciple prfr de Confucius en raison de son amour de l'tude, sa mort

    produisit une profonde affliction du Matre.

    VII, 12 Le Matre dit : "S'il tait acceptable de chercher acqurir les richesses, je me ferais volontiers conducteur

    de char. Mais comme il est inacceptable de chercher les acqurir, je me tourne vers ce que j'aime." (-450)

    VII, 13 Le jene, la guerre et la maladie proccupaient particulirement le Matre. (entre -370 -310)

    VII, 14 Durant son sjour Qi*, le Matre entendit le Shao, l'air "La Continuation". Pendant trois mois il ne connut

    plus le got de la viande.

    Il dit : "Que la musique puisse atteindre une telle perfection ne m'tait jamais venu l'ide." (-450)

    *A Qi, Confucius tudia la musique avec le Grand Matre de musique du pays.

    VII, 15 Ran You (ZI You) demanda : "Notre Matre est-il partisan du souverain de Wi ?"

    Zi Gong lui rpondit : "a alors ! J'tais sur le point de le lui demander."

    Il entre et demanda : "Quelle sorte d'hommes taient Boyi et Shuqi ?"

    Il rpondit : "Ils taient des sages de l'Antiquit."

    Il demanda : "Eprouvaient-ils du ressentiment du fait de ne pas occuper le trne ?"

    Il dit : "Ils cherchrent acqurir l'humanit et ils l'obtinrent. Pourquoi auraient-ils prouv du ressentiment ?"

    Il sortit et dit : "Le Matre n'est pas partisan du duc de Wi.*" (entre -370 -310)

  • 3

    *En louant le dsintressement et l'humanit de Boyi et Shuqi, Confucius condamne implicitement l'usurpation du pouvoir

    par le souverain de Wi.

    VII, 16 Le Matre dit : "Des lgumes amers comme nourriture, de l'eau claire comme boisson, un coude repli

    comme oreiller - on y trouve malgr tout de la joie. Richesses et honneurs mal acquis sont pour moi comme des

    nuages vanescents." (-450)

    VII, 17 Le Matre dit : "Qu'on me prte encore plusieurs annes : j'en prendrai cinq ou dix pour tudier le Yi, "Les

    Changements"*, et je pourrai alors viter toute faute grave." (-450)

    *C'est le YI JING, Le Classique des Changements, une uvre philosophique base sur la pratique divinatoire.

    VII, 18 Les crits que le Matre prononait la manire ancienne comprenaient le Shi "Les Pomes", le Shu "Les

    Documents", et le Li "Les Rites". Ils taient entirement prononc l'ancienne. (-450)

    VII, 19 Le duc de She interrogea Zi Lu au sujet de Confucius. Zi Lu ne rpondit pas.

    Le Matre dit : "Pourquoi ne lui as-tu pas rpondu ? C'est un homme tel que dans son enthousiasme (pour l'tude)

    il en oublie de manger, dans sa joie oublie son chagrin et ne se rend mme pas compte de la vieillesse qui

    approche." (-450)

    VII, 21 Le Matre ne discutait pas des phnomnes tranges, des faits de force, des dsordres ni des esprits.

    (entre -370 -310)

    VII, 22 Le Matre dit : "Si nous sommes trois cheminer, les deux autres pourront tre mes matres : le meilleur

    pour l'imiter, le moins bon pour me corriger." (-450)

    VII, 23 Le Matre dit : "Le Ciel a fait natre en moi la vertu. Que pourrait Huan Tui* mon endroit ?" (-450)

    *De passage dans la principaut de Song, voisine de Lu en -492, Confucius et ses disciples furent encercls et menacs par

    Huan Tui, ministre des Armes et de la Sret de Song.

    VII, 24 Le matre dit : "Quelques-uns parmi vous pensent que je vous cache quelque chose, n'est-ce pas ? Je ne vous

    cache rien. Il n'est aucune de mes activits que je ne partage avec vous. Voil le genre de personne que je suis,

    moi, QIU." (-450)

    VII, 25 L'enseignement du Matre portait sur quatre choses : les crits, la conduite, la loyaut et la fidlit. (entre -

    370 -310)

    VII, 26 Le Matre dit : "Il ne m'a pas t donn de rencontrer un homme saint; s'il m'tait donn de rencontrer un

    homme de bien, ce serait dj beaucoup." (-436)

    Le Matre dit : "Il ne m'a pas t donn de rencontrer un homme bon; s'il m'tait donn de rencontrer un homme

    constant, ce serait dj beaucoup. mais comme le rien se fait passer pour rel, le vide pour plein, l'infime pour

    immense, il est bien difficile d'tre constant !" (-450)

    VII, 27 Le Matre pchait la ligne, non au filet; chassant avec des flches fil, il ne tirait pas sur l'oiseau perch.

    (entre -370 -310)

    VII, 28 Le Matre dit : "Certains crent sans avoir eu acqurir de connaissances; je n'en suis pas. J'coute

    beaucoup, triant les bons points et les mettant en pratique. J'observe beaucoup et use de discernement. C'est un

    niveau infrieur de connaissances." (-450)

    VII, 29 Il tait difficile d'changer avec les gens de Huxiang. Un jeune garon se prsenta. Les disciples taient

    suspicieux. Le Matre dit : "Laissez-le entrer et ne permettez pas qu'il s'en aille. Pourquoi tre si rigoureux ? Si un

    homme s'est purifi pour venir nous voir, nous acceptons sa purification sans pour autant cautionner ce qu'il fera

    plus tard." (-450)

    VII, 30 Le Matre dit : "L'humanit est-elle lointaine ? Je la dsire et voil ! elle est l !" (-450)

    VII, 31 Le ministre de le Justice de Chen demanda si le duc Zhao avait observ les rites.

    Confucius rpondit : "Il les a observs." Confucius se retira.

    Le ministre rencontra Wuma Qi (Zi qi), l'invita entrer et lui dit : "J'ai entendu que l'hom

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