l'économie sociale

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Une volonté d’entreprendre autrement

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l'économie sociale

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Page 1: l'économie sociale

Une volonté d’entreprendre autrement

Page 2: l'économie sociale

23 Chambres régionales de l’Economie sociale

Des réalités différentes

Page 3: l'économie sociale

SOMMAIRE

1 . L’ESS : TENTATIVE DE DEFINITION

2 . L’ESS : APPROCHE HISTORIQUE 3 . LES COMPOSANTES DE L’ESS

Page 4: l'économie sociale

4 types d’entreprises

Entreprises individuelles

Entreprises publiques

Entreprises de capitaux

Entreprises de l’économie sociale

Page 5: l'économie sociale

Elles se caractérisent avant tout par leur finalité et une façon différente d’entreprendre

Page 6: l'économie sociale

Qu’est-ce que l’économie sociale

Les organisations de l’ECONOMIE SOCIALE sont des acteurs économiques et sociaux présents dans TOUS les secteurs :

la protection sociale les services sociaux les services bancaires et l’assurance la production agricole la consommation le travail associé l’artisanat les services de proximité l’éducation et la formation la culture le sport et les loisirs

Page 7: l'économie sociale

LEURS FINALITES

les entreprises de l’ECONOMIE SOCIALE participent à l’innovation et à la régulation sur certains marchés de service et sur le marché du travail pour :

l’emploi (structures d’insertion : entreprises d’insertion, associations intermédiaires ; transmission d’entreprises, …)

l’expérimentation (chèques déjeuner, déclaration amiable et garages agréés, plates-formes santé, médicaments génériques, services à la personne, …)

Page 8: l'économie sociale

Elles sont des entreprises stables créées par des groupes de personnes, à partir d'une mobilisation faible de moyens financiers et par la mutualisation. Les réserves impartageables permettent de forger sur plusieurs générations des capacités financières d’intervention inaliénables, gage de durabilité.

Entreprises vecteur de développement durable

Page 9: l'économie sociale

LES SPECIFICITES la primauté de la personne et de l’objet social

sur le capital

l’adhésion volontaire et ouverte

le contrôle démocratique par les membres

la défense et la mise en œuvre des principes de solidarité et de responsabilité

l’autonomie de gestion et l’indépendance par rapport aux pouvoirs publics

Page 10: l'économie sociale

HISTOIRE DE L’ECONOMIE SOCIALE - 1789 à 1848 De la Révolution française

à la IIème République - 1850 à 1900 Reconnaissance des

syndicats, mutuelles et coopératives - 1901 à 1945 Le renforcement de la

gestion sectorielle - 1945 à 1975 La participation à la

croissance - 1975 à 1990 Reconnaissance

institutionnelle et crise

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XIII ème : 1ére Coopérative fruitière dans le Jura

1789 : la Révolution Française abolit les corps intermédiaires entre l'individu et l‘Etat, et la loi le Chapelier (1791) interdit les corporations, les confréries et tous types d'associations.

XIXème : l'industrialisation paupérise les classes populaires, premières crises économiques et sociales

Face à cette paupérisation, les classes laborieuses cherchent à répondre à leurs besoins: pour s'assurer contre la maladie à travers les caisses de secours mutuel (avant que la Sécurité Sociale n'existe), pour accéder au crédit par le biais d'organismes de crédit coopératif, pour se procurer certains biens essentiels (denrées alimentaires, vêtements) par la création de coopératives de consommateurs, ou s'organiser en groupements de producteurs.

Les initiatives et les idées émergent entre coopérativisme (« La République coopérative » de Charles Gide), collectivisme libéral et autogestionnaire (Proudhon), socialisme utopique (St Simon, Fourier) et christianisme social (Le Play).

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Les initiatives et les idées émergent entre coopérativisme (« La République coopérative » de Charles Gide),

collectivisme libéral et autogestionnaire (Proudhon),

socialisme utopique (St Simon, Fourier) et christianisme social (Le Play).

Robert Owen père fondateur du mouvement coopératif moderne

L’expérience coopérative de Jean-Baptiste Godin (le Familistère de Guise en 1856 transformé en 1880 en coopérative qui le restera jusqu'en 1968. )

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Robert Owen (1771-1858)

Fondateur du mouvement chartiste

Travail sur les conditions de vie des ouvriers

Mise en œuvre avec « New harmony » dans l’Indiana

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Charles Fourrier (1772-1837)

Regroupement des producteurs dans des phalanges au sein de Phalanstères

A la fois lieu de vie et de travail

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La coopérative de Godin (1817-1888

Recherche de l’innovation technique et de la rationalisation de la production

Installer sur le site de Guise (02) Construction d’un palais social ou

familistère Son entreprise est transformer en

coopérative ouvrière de production en 1880 (existera jusqu’en 1968)

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Bains douches

Piscine

Ecole maternelleEcole primaire

Théâtre

Habitations

Pouponnat

Ferme

Potager

Porte Porte

Pont

Usine

Parc public

Le Familistère de GODIN, 1880.

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Doctrines économiques En réaction joseph Proudhon (1809-1865) Anarchiste:

une troisième voie possible, ni capitaliste (où seuls quelques-uns uns sont propriétaires), ni communiste (où personne ne possède).

Cette troisième voie, Proudhon l'appelle mutuellisme. Les travailleurs possèderaient eux-mêmes les terres ou les machines nécessaires au travail. C'est l'idée de la coopérative ouvrière où les associés possèdent le capital de façon indivise et en assurent collectivement la gestion (on emploie aujourd'hui le terme d'autogestion). Les profits sont alors équitablement répartis entre tous.

Karl Marx (1818-1883). Dans un premier temps reprends les idées de Proudhon puis rompt avec lui.

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Les premières coopératives de consommation

Michel-Marie Derrion « projet d’épicerie coopérative » le 24 juin 1935

Pour un commerce « véridique et social » Un primo-gérant est élu et contrôlé par

une commission de surveillance Les bénéfices sont divisés en 4 parts :

• Une part pour le souscripteurs (capital)• Une part pour les employés • Une part pour les consommateurs (ristourne)• Une part pour un fonds social

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Les premières coopératives de consommation :1844 : les équitables pionniers de ROCHDALE

Ils fixent les principes fondamentaux de la coopération de consommation :

Vente et achat au comptant Vente au prix courant de détail du marché Distribution de l’excédent (ristourne) au prorata

des achats Une personne = une voix Qualité d’associé du sociétaire Non limitation du nombre de sociétaires Neutralité politique et religieuse Destination d’une partie du bénéfice aux œuvres

sociales et au logement

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Volonté de construire et d’acheter des maisons, des manufactures, des terres

500 magasins en 1863 + magasins de gros, navires, banque, société de prévoyance mutuelle, assurance, écoles, bibliothèques

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La révolution de 1848 Fort développement des coopératives de

production et de consommation

Coup d’arrêt avec le coup d’Etat de Louis Napoléon Bonaparte du 2 décembre1851

Répression importante (27 000 arrestations – 10 000 déportations

Les coopératives, associations ouvrières sont interdites

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La rupture entre coopération et les organisations ouvrières

Lors du congrès de Londres (1864), Marx considère les coopératives de production comme une facteur d’affranchissement des travailleurs

EN 1868 à Bruxelles, le mouvement rejette la coopération de production :

Patronage impérial Distinction entre auxiliaires et sociétaires La coopération contrarie la lutte des classes (fondamental)

Page 24: l'économie sociale

1864 : suppression du délit de coalition et reconnaissance du droit de grève

Les coopératives de production et de consommation se développent à nouveau

1867 (loi) : reconnaissance des sociétés ouvrières et des coopératives de consommation, de production et de crédit (la variabilité du capital, autorisant ainsi l'entrée et la sortie aisées de coopérateurs.)

Page 25: l'économie sociale

1881 liberté de la presse et de réunion

1884 : la loi reconnaît la liberté syndicale mais ne leur permet pas de gérer des activités économiques

1885 : création de la première fédération française des coopératives de consommation

1898 : adoption de la charte de la mutualité- En 1900, à l’Exposition Universelle, le « Palais

de l’économie sociale » abrite 4500 exposants.

1901 : liberté d'association (en discussion depuis 1871)

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L’école de Nîmes

Charles Gide (1847-1932)

1885 création de l’union coopérative et son journal l’émancipation (opposé à la bourse des coopératives de France jusqu’en 1912 avec la création de l’union coopérative)

Le développement des coopératives doit permettre la transformation total de la société en république coopérative

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1902 : Fédération Nationale de la Mutualité Française développe et structure les mutuelles (10 millions de mutualistes en 1938)

1912 : Charles GIDE et Jean JAURES créent la Fédération Nationale des Coopératives de consommation

1934 : création de la MAIF et de la GMF

Page 28: l'économie sociale

Emergence des Mouvements Après la guerre 39 – 45 : émergence de mouvements d’acteurs de

l’économie sociale comme l’éducation populaire

Création de la sécurité sociale changement de rôle des mutuelles

Participation à la croissance du monde associatif en lien avec les politiques publiques

Fin des années 60 : mouvement de la contre culture (culture autogestionnaire, communauté rurale, lutte antimilitariste), autogestion, écologie, développement local, « vivre et travailler autrement au pays ».

Années 70, premier rapprochement des acteurs du secteur qui s’opère entre coopératives et mutuelles, rapprochement élargi en 1976 aux associations pour créer le Comité National de Liaison des Activités Mutualistes, Coopératives et Associatives (le CNLAMCA).

1979 : début du mouvement de l’insertion par l’activité économique (création des premières entreprises intermédiaires).

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1980 : Charte de l’Economie Sociale

1981 Création d’un délégation interministérielle à l’économie sociale

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Origines de l’économie sociale en Champagne-Ardenne

Des spécificités départementales

Une forte tradition ouvrière dans les Ardennes

Une tradition coopérative dans la marne et dans l’aube

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LES COMPOSANTS

ASSOCIATION

COOPERATIVES

MUTUELLES

Structures de l’économie Solidaire

Page 32: l'économie sociale

Une réalité plutôt bien perçue par les français

1 100 000 associations 172 000 Employeurs 1 050 000 ETP 59 Milliards d’euros de budget (3,5 %

du PIB) 14 millions de bénévoles

LES ASSOCIATIONS :

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La liberté d’association : un combat Une loi appréciée des français Typologie des bénévoles :

• Défense de l’intérêt immédiat• Altruisme• Valorisation de soi

Une loi simple et souple assortie d’obligations

La Loi de 1901  :

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4 types d’associations - associations de fait- associations déclarées- associations reconnues d’utilité

publique- congrégations religieuses

Page 35: l'économie sociale

Quelques éléments juridiques

Article 1er : l’association est « la convention par laquelle deux ou plusieurs personnes mettent en commun d’une façon permanente, leurs connaissances ou leur activité dans un but autre que de partager des bénéfices ».

Article 2 : les associations de personnes peuvent se former librement sans autorisation ni déclaration préalable.

Article 3 : toute association qui voudra obtenir la capacité juridique devra être rendue publique par les soins de ses fondateurs.

Page 36: l'économie sociale

obligations

Être deux au minimum

être licite, c’est-à-dire non contraire : Aux lois Aux bonnes mœurs A l’intégrité du territoire A la forme républicaine du Gouvernement.

Page 37: l'économie sociale

Statut de l’association

Assemblée constitutive Assemblée générale ordinaire Assemblée extraordinaire Organisation de l’administration : conseil

d’administration, bureau, présidence Eventuellement, nomination d’un conseil de

surveillance Les ressources : cotisations, dons et legs,

subventions La durée de l’association : si rien n’est spécifié,

la durée est considérée comme indéterminée

Page 38: l'économie sociale

.

Le budget cumulé du secteur

100 %59 391,21 100 000-Total

82 %48 519,7172 000282 091 €Associations employeurs

18 %10 871,5928 00011 715 €Associations sans salarié

Budget total

Budget totalen millions d’euros

Nombred’associations

Budget moyenpar association

Source : Enquête CNRS – Matisse - Centre d’économie de la Sorbonne auprès des associations – 2005 / 2006

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En Champagne-Ardenne c’est :

21 000 associations

dont 7 250 associations employeurs

26 000 salariés soit 67 % de l’emploi de l’économie sociale dans la région

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Les grandes têtes de réseaux UNIOPSS : Action sociale et santé UNAT : Tourisme UNAF Familles CNAJEP : Comité pour les Relations

Nationales et Internationales des Associations de Jeunesse et d’Education Populaire

FNARS : Fédération Nationale des Associations de Réinsertion sociale

CCOMCEN : Comité de Coordination des Œuvres Mutualistes et Coopératives de l’Education Nationale

LES ASSOCIATIONS :

Page 41: l'économie sociale

Les problématiques du monde associatif

Dérives financières

Evolution des mentalités

L’instrumentalisation

Page 42: l'économie sociale

Les coopératives

Principes Cadre juridique : la loi du 10 septembre

1947 21 000 entreprises coopératives 700 000 salariés, 105,19 milliards d'euros de chiffre

d'affaires 1 025,53 milliards d'euros au bilan des

banques coopératives.

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« une coopérative est une association autonome de personnes volontairement réunies pour satisfaire leurs aspirations et besoins économiques, sociaux et culturels communs au moyen d’une entreprise dont la propriété est collective et où le pouvoir est exercé démocratiquement »

Alliance Coopérative Internationale, 1996

Page 44: l'économie sociale

On distingue quatre grandes familles coopératives :

les coopératives de salariés les coopératives d'usagers (de consommateurs,

d'HLM, de copropriété),

les coopératives d'entrepreneurs et d'entreprises (coopératives agricoles, artisanales, maritimes, les coopératives de commerçants, de transporteurs),

les banques coopératives.

Page 45: l'économie sociale

Les SCOP

Formées par des travailleurs de toutes catégories ou qualifications

Associés majoritaires, les salariés détiennent au moins 51 % du capital social et 65 % des droits de vote

Désignés par les salariés associés, les dirigeants et mandataires (gérants, administrateurs ou PDG) ont plus de légitimité pour exercer leur autorité.

Page 46: l'économie sociale

Les SCOP : La problématique de la transmission d’entreprise Une étude réalisée par la CRCI de Champagne-

Ardenne révèle que 50 % des chefs d’entreprise de notre région ont plus de 50 ans.

le potentiel d’entreprise à transmettre dans notre région au cours des prochaines décennies s’élève à 20 000 entreprises. Pour la plupart de mois de 10 salariés.

En Champagne-Ardenne, 680 reprises d’entreprises sont réalisées chaque année, ce qui est très insuffisant.

Page 47: l'économie sociale

Les coopératives de logement

Les Coopératives d’auto-construction (exemple mouvement des castors)

La grande majorité construisent des HLM

Elles ont permis la naissance des premières cité-jardin

Page 48: l'économie sociale

Les coopératives de Crédit

Le Crédit Coopératif • Les sociétaires sont uniquement aux personnes morales

(Associations, coopératives, Mutuelles)• Développement des fonds communs de placement

solidaires• Impliqué sur le champ de l’ESS (aide à la création de la

NEF

Le Crédit mutuel

La Caisse d’Epargne

Page 49: l'économie sociale

Les nouvelles formes de coopérativesCoopératives d’activités et d’emploi

Sociétés Coopératives d’Intérêt

collectif

Page 50: l'économie sociale

La SCIC

Contexte d’émergence du statut SCIC La loi n° 47-1775 du 10 septembre 1947

portant statut de la coopération, modifiée en dernier lieu par la loi n° 2001-624 du 17 juillet 2001 a créé la société coopérative d'intérêt collectif, dont l'objet est la production ou la fourniture de biens et de services d'intérêt collectif qui présentent un caractère d'utilité sociale.

Page 51: l'économie sociale

Particularités de la SCIC

Elles poursuit un projet à la fois social et économique

Nécessité de disposer d’un agrément préfectoral (des besoins émergents ou non satisfaits, à l'insertion sociale et professionnelle, au développement de la cohésion sociale, ainsi qu'à l'accessibilité aux biens et aux services.)

Sur une territoire, Elle permet d’associer l’ensemble de ceux qui veulent agir dans une même projet de développement local

Page 52: l'économie sociale

La coopérative d’activités et d’emploi

Nouvelle forme coopérative Coopération d’entrepreneur Aide à tester un projet en grandeur nature Un accompagnement spécifique Un cadre sécurisé (hébergement juridique,

comptabilité ,gestion…) Un statut d’entrepreneur salarié Tous type d’activité (excepté le bâtiment)

Page 53: l'économie sociale

1-3 LES MUTUELLES : Les mutuelles santé La F.N.M.F. (Fédération Nationale de

la Mutualité Française, chiffres 2002, www.mutualite.fr)

La FMF ( Fédération des Mutuelles de France )

La F.N.I.M. (Fédération Nationale Interprofessionnelle des Mutuelles)

Le Groupe Pasteur Mutualité (www.gpm.fr)

Les mutuelles d’assurance (le GEMA, Groupement des Entreprises Mutuelles d’Assurance, www.gema.fr)

Page 54: l'économie sociale

Concepts Economie sociale : groupement de

personnes et non de capitaux – adhérant à des valeurs communes et exerçant une activité économique. Ces activités sont liées par une logique statutaire

Economie solidaire : activité à vocation de lien social et de solidarité s’exerçant dans le domaine du développement local, de l’insertion, de la lutte contre les exclusion

Page 55: l'économie sociale

LES STRUCTURES DE L’ECONOMIE SOLIDAIRE

L’Insertion par l’Activité Economique Les fondations -L'épargne solidaire : Les cigales La NEF La bourse aux financement solidaires Le commerce équitable Le tourisme solidaire

Page 56: l'économie sociale

L’insertion par l’activité Economique

Page 57: l'économie sociale

SOMMAIRE

1- Introduction. : L’insertion par l’activité économique composante de l’économie sociale et solidaire.

2 Approche (succincte) des politiques publiques de l’emploi

3 Panorama des structures et des réseaux de l’IAE

4 - Exemple de projets de l’IAE et de parcours d’insertion.

5 – Les autres dispositifs proposés par l’économie sociale et solidaire en direction des publics fragilisés

Page 58: l'économie sociale

2 – Approche des politiques publics de l’emploi

Présentation de l’insertion par l’activité économique

Mise en œuvre des politiques publiques de l’emploi

Page 59: l'économie sociale

Présentation de l’IAE

Définition

« le secteur de l’Insertion par l’Activité Economique a pour mission de permettre aux personnes rencontrant d’importantes difficultés sociales et professionnelles d’accéder à un emploi assorti de modalités spécifiques d’accueil et d’accompagnement »

Page 60: l'économie sociale

- Double dimension (sociale et économique)

- Etapes dans un parcours

Page 61: l'économie sociale

Repère historique

1979 Emergence de l’IAE 1980¨Première entreprise intermédiaire 1985 Régies de quartier 1987 Association Intermédiaires 1988 RMI 1991 GEIQ, ETTI 1998 IAE inscrite dans le code du travail –

PLIE 2005 reconnaissance des ACI

Page 62: l'économie sociale

Mise en œuvre des politiques publiques

Décentralisation

Déconcentration

Repères historiques

Page 63: l'économie sociale

Le Nouveau mode de gestion de l’Etat (LOLF) Passage d’un logique de moyen au profit

d’une logique de résultats

Les indicateurs pour l’insertion et leurs limites

Page 64: l'économie sociale

Les acteurs et lieux de concertation pour l’insertion des publics fragilisés

Le Conseil Général ANPE;

délivre les agréments : 4 Objectifs : Contrôle L’intégration Coordination des parcours L’efficience (retour à un emploi stable)

Page 65: l'économie sociale

3 - Panorama des structures et réseaux de l’IAE

De quelles structures parle-t-on ? Entreprise d’insertion Association intermédiaire Entreprises de travail temporaire d’insertion Les ateliers et chantiers d’insertion Les groupements d’employeurs pour

l’insertion et la qualification (GEIQ) Les régies de quartier Notion d’ensemblier

Page 66: l'économie sociale

Caractéristiques communes

Activité Activité à caractère d’utilité sociale Activité de production de biens et de

services en vue de leur commercialisation (en respectant le principe de concurrence loyale)

Modalités d’accueil et d’accompagnement

(alternance période de travail et de formation)

Page 67: l'économie sociale

Caractéristiques communes

Conventionnement avec l’Etat : dossier justifiant du projet social et de sa viabilité économique

Agrément préalable de l’ANPE des publics embauchés sur les postes aidés (agrément limité à 24 mois)

Page 68: l'économie sociale

Caractéristiques communes

Publics concerné Cumul de difficultés sociales et professionnelles (Santé,

comportement, âge, situation matérielle…)

Réalisation d’un diagnostic contribution de différents acteurs en lien avec l’ANPE:

Acteurs sociaux Mission locales, PAIO, PLIE En aucun cas les SIAE

Page 69: l'économie sociale

Les ateliers et Chantiers d’insertion

Accueil, embauche, mise au travail par des actions collectives de personnes sans emplois rencontrant des difficultés

L’ACI organise le suivi, l’accompagnement, l’encadrement technique et la formation.

Activité ponctuelle ou permanente

Page 70: l'économie sociale

Les ateliers et Chantiers d’insertion

Ils exercent tout type d’activité ne créant pas de distorsion de concurrence

Interdiction de dépenser 30 % de recettes liées à la commercialisation (exceptionnellement 50 %)

Page 71: l'économie sociale

Les ateliers et Chantiers d’insertion

Public très éloigné de l’emploi

En 2004 2300 structures en France 32 300 salariés

Page 72: l'économie sociale

L’Association Intermédiaire

Embauche de personnes en difficulté et mise à disposition

Accueil des demandeurs d’emploi et réception des offres d’activités

Organisation de parcours de formation La mise a disposition est réalisé à titre

onéreux mais à but non lucratif

Page 73: l'économie sociale

L’Association Intermédiaire

La MAD auprès d’entreprise est limité à 240 heures par période de 12 mois

Accueil et accompagnement

Mise en place d’une permanence d’accueil (information, renseignement sur la formation, orientation vers un CCAS ou organismes compétents (santé ,logements…)

Page 74: l'économie sociale

L’Association Intermédiaire

Suivi et accompagnement du salarié

• Bilan de connaissances et compétences professionnelles

• Actions de remobilisation (horaires, organisation du travail…)

• Action de pré-qualification à caractère professionnel ou technique (remise à niveau des connaissances)

Page 75: l'économie sociale

L’Association Intermédiaire

En 2004 :

180 000 salariés

32 millions d’heures travaillées

8 utilisateurs sur 10 sont des particuliers

Page 76: l'économie sociale

L’Entreprise d’insertion

Elle se situe dans l’économie marchande Elle produit des biens et services destinés au

marché et les ressources proviennent des ventes

En 2005, les EI comptaient 10656 salariés Elle peut être associative, SA, SARL, SCOP CDDI renouvelable deux fois dans la limite de

de 24 mois

Page 77: l'économie sociale

L’Entreprise d’Insertion

Aide forfaitaire de l’Etat : compense le taux de rotation et de manque de productivité des salariés

9 681 euros par poste

Page 78: l'économie sociale

L’entreprise de travail temporaire d’insertion

Personnes sans emplois rencontrant des difficultés particulières d’insertion peut effectuer des missions pour une ETTI

L’ETTI perçoit différentes aides de l’Etat

Dernier maillon du parcours d’insertion

L’efficacité de l’ETTI repose sur l ’accès à la formation qualifiante L’embauche des travailleurs temporaires par

l’utilisateur

Page 79: l'économie sociale

L’entreprise de travail temporaire d’insertion L’activité principale est l’insertion des personnes

auxquelles elle propose des missions auprès d’entreprises mais également un suivi et un accompagnement social et professionnel

Soumise à la législation sur les ETT L’accompagnement doit correspondre à un taux

d’encadrement d’un responsable pour 12 salariés ETP

Page 80: l'économie sociale

L’entreprise de travail temporaire d’insertion Aide au poste d’un montant de 51 000

euros pour 12 salariés en insertion 36 000 salariés en 2004 par les ETTI 9 millions d’heures travaillées Le secteur de la construction représente

30 % des utilisateurs

Page 81: l'économie sociale

Régie de quartier

Objectifs : entretenir et embellir la ville, recréer du lien social, inventer des modes de gestion partagée, construire avec les habitants un citoyenneté active.

Statut : association loi 1901 Obtention d’un label du CNLRQ Activité : entretien, nettoyage des espaces

collectifs, maintenance, second œuvre du bâtiment

En 2004 : 145 régies et 7000 salariés

Page 82: l'économie sociale

Les Structures d’Insertion par l’Activité Economique en Champagne-Ardenne 16 Associations intermédiaires (réparties de

façon homogène sur la Champagne-Ardenne) 12 Entreprises d’Insertion 4 Entreprises de Travail Temporaire d’Insertion 3 Régies de Quartiers 36 Chantiers d’insertion portés par des

associations 21 Chantiers d’insertion portés par des

communes, groupes de communes ou établissements publics

Page 83: l'économie sociale

Quelques éléments de réflexion

Les exigences de plus en plus forte du marché du travail

L’IAE n’est-elle pas un facteur de précarisation du marché du travail ?

Le travail est-il le seul facteur d’intégration ?