le mariage de figaro

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Pour les valets et les maitres, une folle journée, des déguisements, des quiproquos

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LE MARIAGE DE FIGAROBeAUMARCHAISPar lA COMPAGNIE LA SCNE PARIS Vendredi 3 et samedi 4 fvrier 2012 20h

DOSSIER PDAGOGIQUE

SOMMAIRE

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LAUTEUR- Pierre Augustin Caron de Beaumarchais - Ses uvres majeures

Vendredi 3 et samedi 4 fvrier 2012 (20h) Dure 1h30 sans entracte

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COMDIE EN 5 ACTES DE BEAUMARCHAIS Par la Compagnie La Scne Paris Mise en scne Henri : Lazarini Lumires : Xavier Lazarini Dcor et costumes : Pierre Gilles AVEC Stphane Rugraff Figaro Frdrique Lazarini Suzanne Nicolas Klajn Le comte Franoise Carrire ou Franoise Munch La comtesse Lydia Nicaud Marceline Adrien Vergnes ou Kelvin le Doze Chrubin Pierre-Marie Verchre Bartholo Kevin Fruquire Antonio Melody Cremel ou Pauline Lamy Fanchette Jean-Marc Edrom ou Jean-Yves Callac Bazile

LIRE AVANT LE SPECTACLE- Le XVIIIe sicle, sicle des Lumires - Argument - Extrait - Acte 5, scne 3

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LA PRODUCTION- La Compagnie La Scne Paris - La mise en scne - La distribution

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EN SAVOIR PLUS SUR LE THTRE- Une petite histoire du thtre illustre par Andr Degaine - Les mtiers du thtre - La salle de thtre

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LACTION CULTURELLE CONTACTS

LAUTEURPIERRE AUGUSTIN CARON DE BEAUMARCHAIS (1732-1799)Beaumarchais est un auteur dramatique franais dont l'uvre est apparue, la veille de la Rvolution, comme un plaidoyer en faveur du tiers tat. Il est n Paris d'un pre horloger et devient lui-mme horloger du roi en 1753. Deux ans plus tard, il commence une rapide ascension sociale en pousant la veuve d'un membre de la maison du roi et en gagnant la faveur des filles de LouisXV dont il est le professeur de harpe. En 1761, il achte une charge qui l'anoblit et lui permet de prendre le nom de Beaumarchais. D'extraction modeste, Beaumarchais connatra toute sa vie cette ambigut, entre dfense des droits du peuple et aspiration l'aristocratie. Associ au financier Pris-Deverney, il se rend Madrid en 1764 sous le prtexte romanesque de dfendre l'honneur de sa sur, plus probablement pour ngocier d'importantes affaires. Beaumarchais a t ml des intrts suprieurs aussi secrets que complexes et des affaires prives peu limpides (un hritage litigieux, un procs qui lui vaut d'tre emprisonn). Outre sa charge de secrtaire du roi, il fait office d'agent secret pour LouisXV et plus tard pour LouisXVI (notamment en livrant des armes aux Amricains partir de 1775). En 1791, il tente de procurer des fusils la France rvolutionnaire, mais l'affaire choue. Il est d'ailleurs bientt considr comme suspect en raison du luxe de sa maison parisienne, puis comme migr, cause de ses nombreux voyages. Ds lors, il doit s'exiler et vit pauvrement Hambourg jusqu'en 1796, date de son retour Paris. Ses activits varies, qui lui valent une sulfureuse rputation d'aventurier, sont aussi l'occasion de production de textes o, pour dfendre ses positions, il fait parfois appel son art consomm du thtre (Mmoires contre Gozman, 1773-1774, o il met en question le simulacre de justice auquel il est confront dans une affaire). Il mne paralllement une carrire d'auteur dramatique qui lui vaudra un succs retentissant. Aprs des parades, courtes pices paillardes la mode, au parler populaire, composes de 1757 1763 (Colin et Colette, Jean-Bte la foire, etc.) il crit en 1767 un mlodrame moralisant, Eugnie ou la Vertu du dsespoir, dont la prface, Essai sur le genre dramatique srieux, dveloppe des thories qui doivent beaucoup Diderot et Sedaine ; ceux-ci sont encore ses modles pour un drame bourgeois, les Deux Amis ou le Ngociant de Lyon, qui, mont en 1770, connat l'chec. La clbrit vient Beaumarchais en fvrier 1775 avec le Barbier de Sville ou la Prcaution inutile. Il s'attache dans la foule protger les droits des dramaturges, en crant en 1777 la Socit des auteurs et compositeurs dramatiques. Il entreprend galement l'dition des uvres compltes de Voltaire, qui sont imprimes de 1783 1790, Kiel pour chapper la censure franaise. Il faut attendre 1784 pour que Beaumarchais atteigne le sommet de sa carrire, avec le Mariage de Figaro ou la Folle Journe. Cette comdie en cinq actes, crite six ans plus tt (pour sa premire version), est accepte la Comdie-Franaise en 1781. Trois annes de bataille sont encore ncessaires pour qu'elle puisse tre joue: le roi la trouvant dtestable , elle doit passer six fois devant la censure. La premire reprsentation, qui a lieu le 27avril 1784, est un vritable vnement: les duchesses comme les laquais ont fait la queue pour obtenir des billets, la salle est comble, des spectatrices s'vanouissent, toute la cour et la ville entire font un norme succs la pice, succs de scandale savamment orchestr par l'auteur lui-mme. Mcontent, LouisXVI fait emprisonner Beaumarchais Saint-Lazare, mais doit le librer sous la pression de l'opinion publique. Aprs ce triomphe, Beaumarchais fait encore jouer un opra, Tarare (1787), un drame, la Mre coupable (1792), qui complte la trilogie commence avec le Barbier de Sville et le Mariage de Figaro. Cette dernire pice, sans cesse reprsente depuis sa cration, inspire d'ailleurs Mozart l'opra-comique en quatre actes les Noces de Figaro (1786). Le Barbier de Sville est, quant lui, l'origine d'un opra en deux actes de Gioacchino Rossini (le Barbier de Sville, 1816). Beaumarchais s'teint Paris le 18mai 1799.

SES UVRES MAJEURES- 1757-1763 : - 1767 : - 1767 : - 1770 : - 1775 : - 1775 : - 1778 : - 1787 : - 1792 : - 1773-1774 : - 1787 : - 1793 : Colin et Colette, les Bottes de sept lieues, les Dputs de la Halle et du Gros-Caillou, Landre marchand d'agnus, mdecin et bouquetire, Jean-Bte la foire, Zirzabelle mannequin (parades) Eugnie ou la Vertu du dsespoir (drame) Essai sur le genre dramatique srieux (texte thorique) Les Deux Amis ou le Ngociant de Lyon (drame) Le Barbier de Sville ou la Prcaution inutile (comdie) Lettre modre sur la chute et la critique du Barbier de Sville (lettre) Le Mariage de Figaro ou la Folle Journe (comdie) Tarare (livret d'opra) L'Autre Tartuffe ou la Mre coupable (drame) Mmoires contre Gozman (mmoires) Aux abonns de l'Opra qui voudraient aimer l'opra (texte thorique) Les Six poques (mmoire)

La salle de la Comdie Franaise

Le Barbier de Sville ou la Prcaution inutile

Source Encyclopdie Microsoft Encarta 2001

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LIRE AVANT LE SPECTACLELE XVIIIe SICLE, SICLE DES LUMIRESLe Sicle des Lumires dsigne le XVIIIe sicle en tant que priode de l'histoire de la culture europenne, marque par le rationalisme philosophique et l'exaltation des sciences, ainsi que par la critique de l'ordre social et de la hirarchie religieuse, principaux lments de l'idologie politique qui fut au fondement de la Rvolution franaise. L'expression tait dj frquemment employe par les crivains de l'poque, convaincus qu'ils venaient d'merger de sicles d'obscurit et d'ignorance et d'entrer dans un nouvel ge illumin par la raison, la science et le respect de l'humanit. La plus importante des hypothses et esprances communes aux philosophes et intellectuels de cette poque fut incontestablement la foi inbranlable dans le pouvoir de la raison humaine. La dcouverte de la gravitation universelle par Isaac Newton fit une impression considrable sur le sicle. Si l'humanit tait en mesure de rvler les lois de l'Univers, elle pouvait esprer dcouvrir les lois propres la nature et la socit humaine. On en vint croire que, grce l'usage judicieux de la raison, s'ouvrait la perspective d'un progrs perptuel dans le domaine de la connaissance, des ralisations techniques et des valeurs morales. Dans le sillage de la philosophie de Locke, les penseurs du XVIIIe sicle considraient, la diffrence de Descartes, que la connaissance, loin d'tre inne, procdait uniquement de l'exprience et de l'observation guides par la raison. Ils affirmaient que l'ducation avait le pouvoir de rendre les hommes meilleurs et mme d'amliorer la nature humaine. La recherche de la vrit devait se poursuivre dornavant par l'observation de la nature plutt que par l'tude de sources autorises telles qu'Aristote et la Bible. S'ils voyaient dans l'glise, et en particulier dans l'glise catholique romaine, la principale force qui avait tenu l'esprit humain dans l'esclavage par le pass, la plupart des penseurs des Lumires ne renoncrent pas compltement la religion. Ils adoptrent plutt une forme de disme, acceptant l'existence de Dieu et d'un au-del, mais rejetrent les arcanes de la thologie chrtienne. Plus qu'un ensemble d'ides dtermines, les Lumires impliquaient une attitude, une mthode de pense. Selon Emmanuel Kant, le mot d'ordre du sicle devait tre ose savoir: il apparut le dsir de rexaminer et de remettre en question toutes les ides et valeurs reues, d'explorer de nouvelles ides dans des directions diffrentes. Ds lors, les incohrences et les contradictions furent nombreuses dans les crits des penseurs du XVIIIe sicle. Ceux-ci n'taient pas tous philosophes proprement parler ; ils taient des vulgarisateurs qui s'engageaient diffuser des ides nouvelles. Ils aimaient se qualifier de parti de l'humanit et, pour s'attirer la faveur de l'opinion publique, ils crivaient des pamphlets, des tracts anonymes et rdigeaient des articles pour des revues et des journaux frachement crs. La France constituait le centre de ce mouvement philosophique, dont un des premiers reprsentants fut le philosophe politique et juriste Charles de Montesquieu. Aprs des uvres satiriques sur les revers de la civilisation occidentale, il publia son tude monumentale, De l'esprit des lois (1748). Denis Diderot, qui tait l'auteur de quantit de pamphlets philosophiques, entama la publication de l'Encyclopdie (1751-1766). Cette uvre, laquelle collaborrent de nombreux philosophes, tait conue la fois comme une somme de toutes les connaissances et comme une arme polmique. Le plus influent et le plus reprsentatif des crivains franais fut Voltaire. Auteur dramatique et pote ses dbuts, il devint clbre pour ses nombreux pam

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