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B to B Moroccan magazine dedicated to food industry and retail.

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  • La conversion en mode biologique

    De lide la ralisation

    Panure industrielleDu got et du croquant

    Champions de la distribution La croissance toujours

    au rendez-vous !

    FaconexOu ce confiseur hors pair !

    Interview La sardine est la mer ce que le

    cactus est la terre au Maroc ! Ce

    sont des ressources importantes avec

    des marchs encore vierges.

    Adnane Benbrahim, Administrateur des socitsScandimar et Inovag

    ENTREPRISE DU MOISMARCHESPROCESSRESSOURCES

    N52 15 Fvrier - 15 Mars 2013 30 DH

    FOCUSEfficacit nergtique

    Lagro-industrie a tout y gagner !

  • LInterview Adnane Benbrahim, Administrateur de Scandimar et Inovag

    FOOD MAGAZINE N 52 15 Fvrier - 15 Mars 2013 3

    La sardine est la mer ce que le cactus est la terre au Maroc ! Ce sont des ressources importantes avec des marchs encore vierges.

    Suite pages 22-23

    En passant de la transformation des produits de la mer la valorisation du cactus, Adnane Ben-brahim ajoute une corde son arc sans perdre de vue son objectif ultime : innover.

    FOOD MagazineEn 2006, vous avez fond la so-cit Scandimar Mohammadia. Racontez-nous cette exprience.

    Adnane BenbrahimCe quil faut savoir pour Scandimar, cest quentre la gestation et laccou-chement, il sest pass une anne. Concevoir un projet, le monter et le mettre en marche en une anne est une prouesse. En effet, la dci-sion dinvestissement a t prise en janvier 2006, et le 28 dcembre de la mme anne, lusine tait en produc-tion. Cest parti du fait quil existe des choses que les gens ne font pas et que jai eu envie de faire. Sauf que a sest fait dans lordre inverse ! Tout a commenc par un essai de machine de fumage en Italie. Jai donn une intention dachat du process et du Know How et jai vers un acompte alors que je navais ni terrain ni usine. Ce nest quaprs que je suis parti la recherche dun terrain. Aprs six mois de travaux, lusine tait agre et oprationnelle. Comme quoi tout peut se faire dans la rapidit quand il y a la volont. Mais il faut signaler quelque chose dimportant. A lpo-que javais prsent mon projet au gouverneur avec les quipements, les fonds requis et le march dexport que javais dnich en disant : donnez-moi un local et je cre 30 emplois dans lanne ! Il a cru en notre projet.

    Vous avez parl de quelque chose que les gens ne font pas... Etait ce suffisant pour vous lancer dans laventure ?Ctait effectivement une opportunit qui me permettait aussi de rester dans mon coeur de business qui est les produits de la mer. Je suis dans ce secteur depuis presque 30 ans main-tenant et jai touch tous les domai-nes : le poisson frais et sa valorisation, le poisson congel et sa valorisation, la farine de poisson, la conserve il ne manquait plus que le fumage !

    Comment se porte aujourdhui ce crneau et quel est son avenir ? Le mtier du fumage est une niche au Maroc mais avec un gros potentiel de dveloppement.Dans le secteur de la pche, depuis les annes 80 jusque vers 2005, il y a eu des marges extraordinaires. Malheureusement, plutt que de rinvestir ces marges en R&D pour prenniser et maintenir leur acti-vit, les professionnels ont pris ceci comme des situations de rente. Voila pourquoi nous arrivons aujourdhui au niveau de la ressource un puise-ment quasi total des pcheries. Si des professionnels rentrent dans cette industrie plutt que des businessmen, cest un mtier intressant pour le Maroc aussi bien pour le march local que celui dexport.Pour ce qui est du fumage plus prcisment, nous avons recours

    aujourdhui un procd de fumage traditionnel qui est de moins en moins utilis en Europe car il est coteux en main doeuvre. Le saumon a toujours t produit et transform en Norvge. Depuis une trentaine dannes, il a commenc tre galement trans-form au Danemark, puis dans les pays de la nouvelle Europe de lest. Rien ne nous empche de penser que dans les prochaines annes, cette transformation viendra sef-fectuer au Maroc, surtout pour les marchs proches comme lEspagne et la France. Cest dire que les indica-teurs sont encourageants. Lavenir de ce crneau est entre les mains des professionnels.

    Votre gamme de produit sest trs bien dveloppe depuis. Quelle place occupe linnovation dans votre feuille de route ?Je dirais que cest ltiquette que je me colle et que je souhaite quon me colle ! Aujourdhui, nous nous concen-trons sur linnovation pour apporter des solutions, cest notre cheval de bataille. Pour les plats cuisins par exemple, le Maroc a beaucoup de retard compar aux pays voisins, notamment la Tunisie. Nous devons apporter au consommateur des ides qui vont dans le sens de lvolution, tout en respectant nos traditions et nos habitudes culinaires.

  • LENTREPRISE DU MOIS

    Spcialise dans la fabrication de la barbe papa et du pop corn industriels, Faconex est la premire entreprise agroalimentaire du genre en Afrique et dans le Moyen-Orient. Entamant sa 5me anne dactivit, cette jeune firme convoite une place dans la cour des grands confiseurs au Maroc et ltranger.

    FaconexOu ce confiseur hors pair !

    60

    Efficacit nergtiqueLagro-industrie a tout y gagner !

    FOCUS

    24

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    RESSOURCES

    PROCESS

    Panure industrielleDu got et du croquantQue seraient les nuggets, les cordons-bleus et les btonnets de poisson sans leur texture croquante ? Lutilisation des panures ou chapelures en industrie confre aux produits alimentaires un aspect visuel ainsi que des qualits organoleptiques recherches.

    Si lun des objectifs du Plan Maroc Vert est de porter la surface des cultures biologiques 40.000 Ha dici 2020, il faut favoriser toutes les conditions pour russir cet objectif. En effet, les tudes estiment que les marchs des produits biologiques europens et amricains augmentent en moyenne de 15% par an. En outre, ces marchs se distinguent par une demande qui dpasse loffre, ce qui exige le recours aux importations, favorisant ainsi lexportation marocaine en produits bio. Sans oublier la demande du march local marocain.

    Importateur de la quasi-totalit de ses besoins nergtiques, le Maroc fait face une consommation et donc une facture croissante au fur et mesure de son dveloppement. Outre la croissance de la part des nergies renouvelables, priorit a t donne la recherche dune meilleure efficacit nergtique dans tous les secteurs, et notamment dans lindustrie.

    38

    La conversion en mode biologique De lide la ralisation

  • LINTERVIEW3 Adnane Benbrahim, Administrateur de Scandimar et dInovag

    5 Editorial

    6 Agenda

    LACTU8 Maroc16 Monde18 Tableau de bord19 Veille rglementaire20 Veille R&D

    PROCESS40 Equipements : Cuisson des produits carns (2me partie)42 Emballage : Emballages de confiserie44 Logistique : Golocalisation46 Nouveauts : Solutions Fournisseurs

    QUALITE48 QHS : Lutte contre les nuisibles

    MARCHES50 Distribution : Champions de la distribution mondiale 201352 Fiche march : La banane54 Lancements Maroc55 Lancements Monde56 Lancements : Les tendances dcryptes58 Droit de la consommation

    64 FOOD Mondain

    66 Dlices dinitis

    53 Petites annonces63 Bulletin dabonnement

    EditoN 52 15 Fvrier / 15 Mars 2013

    Lanne de tous les dfis

    2013 commence sous de mauvais auspices. Nous avons tir la sonnette dalarme maintes reprises dans cette page. Il est maintenant avr que lconomie marocaine se trouve un tournant crucial : soit elle amorce un dcollage dans sa productivit et se montre plus agressive vis--vis de lextrieur notamment, soit elle va continuer sa lente descente aux enfers avec toutes les cons-quences nfastes que lon peut imaginer. Il suf-fit de relever les indicateurs macroconomiques pour sen convaincre : dgradation de la note sou-veraine du pays par Moodys, dficit abyssal du budget de lEtat, asschement des liquidits avec comme corollaire un resserrement drastique des conditions doctroi des crdits aux entreprises, de mme, au niveau microconomique, les entre-prises ont taill dans tous les budgets considrs non essentiels : communication, participation aux manifestations, ces signes ne trompent pas. Ils annoncent des temps difficiles.Au-del de loptimisation des charges dont nous traitons un aspect dans le focus de ce mois, savoir lefficacit nergtique, il y a lieu de sin-terroger sur ce qui nous manque pour avancer et dpasser les preuves qui se profilent lhorizon immdiat. Est-ce une crise de lentreprenariat ? Est-ce une crise de confiance ? Est-ce une crise tout simplement de leadership ?De tout temps et dans toutes les socits humai-nes, les priodes de crise ont vu lmergence de leaders capables de mobiliser et dentraner dans leur sillage les forces vives dune nation. Nous avons besoin de ce leader, nous avons besoin de tous les leaders volontaires pour insuffler le cou-rage et la force ncessaire au dpassement de la crise actuelle. Le secteur de lagroalimentaire reprsente le 1er employeur et le 1er crateur de ri-chesse en France. Quen est-il chez nous ? Quand allons-nous riger en priorit absolue le dvelop-pement de ce secteur au Maroc et mettre en place les conditions ncessaires sa russite ?Alors sil y a un dfi relever en 2013, cest celui de se mobiliser tous ensemble pour uvrer ce que cette anne soit une anne de relance.

    Adel AMOR

    Directeur de publication

    Toutes nos flicitations notre charg de communication Mostafa BEN CHARFA qui vient davoir une petite fille : Hiba. Nos voeux de prompt rtablissement la ma-man et de longue vie au bb.

  • Agenda

    Directeur de publicationAdel AMOR

    a.amor@foodmagazine.ma

    Responsable administratifZohra BENMESSAOUD

    Direct : +212 22 54 47 22z.benmessaoud@foodmagazine.ma

    Responsable de la rdactionAbdelaziz MEFTAH

    Direct : +212 22 54 47 21 a.meftah@foodmagazine.ma

    Rdacteur en chef adjointFlore