flying bubka (french language)

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  • "En se vainquant on va vaincre tous" - cest une devise de ma vie, qui maide avancer toujours. Chacun de nous a beaucoup de talents que nous ne savons mme pas. La tche principale est de surmonter nos faiblesses et de nous amliorer constamment. Si vous tes prt ouvrir vos nouveaux talents, oser surmonter tous les obstacles, aller droit au but fix et votre rve, ce livre vous aidera rester sur la voie choisie et vous faire une place digne au soleil.

    Sergue Bubka

    Cher ami!Vous tenez dans vos mains un livre, que je voulais partager avec vous depuis longtemps.Cest une histoire de ma formation comme personnalit, athlte, patriote et juste une histoire dun garon qui apu raliser le rve de son enfance.Nous entendons souvent dire quon est n champion, pas fait, mais dans mon cas, je peux dire avec confiance que ce nest pas comme a. La persvrance, lauto-organisation, le dvouement total, la discipline, le travail acharn, l'adhsion inconditionnelle lobjectif, la capacit d'apprendre et de se perfectionner constamment mnent des succs et des victoires non seulement dans le sport, mais dans la vie.

  • 4 La maison paternelle! Les souvenirs delle me transportent toujours la banlieue ouvrire Vorochilovgrad (maintenant Louhansk), dans la petite maison de ma grand-mre o je suis n et ai pass mon enfance.Dans cette petite maison deux chambres avec des fentres basses toute ma famille logeait ensemble: ma grand-mre, mes parents, Vassia, mon frre an, et moi. Ma mre travaillait dans une des cliniques de notre ville. Mon pre tait un militaire et il nous levait la dure, sans indulgence. Il veillait chaque jour ce que nous nous occupions du mnage et depuis notre enfance, il nous inculquait lamour de la terre.

  • 5 Ma grand-mre a eu une vie difficile. Elle nous levait, mon frre et moi, quand les parents travaillaient. Mais malgr les difficults qu'elle rencontrait dans sa vie et qui pouvaient la rendre froide et svre, je garde souvenir d'elle comme une femme sage, raisonnable, gentille, sincre et juste.

  • 6 Contrairement mon frre, j'ai, ds mon plus jeune ge, eu une rputation de casse-cou. Un jour alors que je me promenais sans surveillance dans la cour, j'ai eu l'occasion de dcouvrir le contenu dune barrique qui se trouvait prs de la maison. Jai pu me hisser l'aide de mes mains pour regarder l'intrieur de la barrique. Cependant, ne pouvant pas me retenir, j'ai gliss l'intrieur. Heureusement, ce moment-l mon frre est sorti de la maison et a cri de toute ses forces, "Serguei se noie!". A ce cri, maman sest prcipite et m'a sauv.

  • 7 A rester tranquille, je mennuyais. Je voulais explorer tout ce qui mentourait. Cela mattirait toutes sortes d'ennuis. Une fois, jai ramp sous un bus qui tout d'un coup s'est mis en marche. Encore heureux que des adultes mait aperu et se soient mis hurler au chauffeur de stopper le bus. Une autre fois, jai dcid d'explorer une cave, en me htant jai gliss sur les marches de bton, et roul jusqu'en bas, presque cras. Une fois je voulais me cacher de maman: jai grimp un abricotier et je me suis cach dans son feuillage. Mais la branche, ne pouvant pas supporter mon poids, sest casse, et je suis tomb sur le sol directement aux pieds de ma mre. Cest cause de toutes ces choses quon m'a souvent grond

  • 8 Mon passe-temps favori tait le football. Jepassais des heures en courant aprs le ballon dansun terrain vague, puis je jouais pour notre cour,notre quartier, notre rue. J'ai eu de la chance dejouer sur un vrai terrain de football trs rarement.

  • 9 Nous avions une possibilit de nous entraner dans le gymnase presque toujours. Nous rivalisions l'un avec l'autre de dextrit et d'habilet.Jai particulirement aim grimper la corde, faire des tractions sur les barres parallles, sauter par-dessus le cheval. Et en hiver nous nous passionnions des batailles de hockey.

  • 10

    Ma premire connaissance avec un vrai sporta eu lieu dans une piscine o je suis venu pourmenregistrer la section de natation. Mais desentranements monotones dans la piscine ne m'ontpas captiv. Donc jai chang pour la section de lagymnastique, mais avec le mme rsultat.Cest grce mon ami Slava Malakhov, qui disait tous quon pouvait sauter par-dessus de notre rivireLouhan la perche ou mme facilement senvoler aupremier tage de la maison, que je me suis trouv ausecteur de saut.

  • 11

    Ctait en automne 1974 que je me suis trouv pour la premire fois lentranement des perchistes. Enchant, je regardais les gars senvoler une hauteur du premier tage de la maison. L, jai rencontr mon entraneur Vitaly Afanasievitch Petrov

  • 12

    Sans apercevoir de mon ravissement l'entraneur ma offert effectuer quelques exercices: me hisser sur les barres, courir 30 et 60 mtres, sauter en longueur. Il semblait satisfait de mes rsultats et a dit:

    Sans doute, tu deviendras perchiste!.

  • 13

    Cependant, il fallait beaucoup de temps avant des sauts la perche rels. Pendant les entranements japprenais de diffrents genres de l'athltisme, je sautais en longueur et en hauteur et participais diverses courses de relais que notre entraneur inventait sans cesse. Et alors seulement ctait la priorit de la perche. Une fois Vitaly Afanasievitch a apport une table de chevet et ma dit dy monter, de prendre appui sur une barre mtallique quon utilise pour sauter en hauteur dans la fosse de sable et de pousser cette perche improvise. Plus tard je sautais avec cet engin dabord en longueur et puis en hauteur. Mon premier rsultat tait

    2 mtres 75 centimtres.

  • 14

    Je me suis fait peu de bosses et decchymosespendant les entranements, mme une fois je me suiscass une dent jusqu' ce que jaie conu unsentiment tonnant en volant au-dessus de la barre.A la dent casse sajoutaient mes retours attards cequi semblait mettre fin mes entranements. Mesparents ont dit une voix: Assez! Cest fini! et celaaurait fini, si mon frre navait pas intercd pour moi.Il a promis aux parents de maccompagner auxentranements et, en mme temps, de commencer sentraner si l'entraneur ladmettrait.

  • 15

    Ainsi peu peu mon frre sest passionn pourles sauts. Il ne se prodiguait pas en essayantdobtenir de bons rsultats. Chaque anne il ajoutaitun mtre ses rsultats de lan dernier. Sesdiligence et persvrance lui ont permis bientt demontrer les meilleurs rsultats dans son groupe ettre le premier dans le groupe de VitalyAfanasievitch devenir Matre de sport.Il a remport la mdaille de bronze la Coupe duMonde en salle en 1985, la mdaille dargent auChampionnat de lEurope en 1986. Il tait neuvimeau Championnat du monde en 1993 avec le rsultat5,70 mtres. En 1985 il est devenu champion delURSS, en 1994 et 1996 champion de l'Ukraine.

  • 16

    En 1979, dans ma vie et celle de mon frre il y a eu un brusque changement. Notre entraineur a t invit Donetsk o on proposait de bonnes conditions pour des perchistes. Nous lavons suivi. Avec la douleur et l'anxit au cur maman nous a laiss partir et commencer la vie indpendante. Mon frre avait 18 ans et moi, je navais que 15 ans. Maman a dit: "Mon fils, part. Tu ne pourras pas vivre sans ce sport". Je me souviens de marcher le long de la plate-forme de la station, mon frre trimballait une valise avec des livres et mes choses, et Maman nous donnait des instructions finales.

  • 17

    Notre voyage ntait pas long- quatre heures seulement. Nous irions commencer vraiment une nouvelle vie adulte. Jaurais eu une autre vie si mon frre an ne lavait pas influence si considrablement, sil ne mavait pas soutenu quand nous avons dmnag Donetsk, une ville inconnue pour nous. Et si les sauts perche allaient devenir notre sport familial, cest mon frre, pas moi, qui est fondateur de notre "dynastie" sportive.

  • 18

    Peu peu, nous nous sommes habitus la vie indpendante: nous habitions un foyer, et nous prenions soin de nous-mmes. Je me levais le premier, rchauffais le petit djeuner dans la cuisine commune et me htais lcole. Mon frre cuisinait, et mon devoir tait dacheter et apporter des produits. D'abord, nous manquions de largent et nous devions conomiser. Mais ds lenfance nous nous sommes habitus la vie sans excs et nous tentions de nous tenir aux principes de besoins raisonnables. Nous faisions tout, il fallait faire des courses, cuisiner, laver le linge, repasser, ranger le logement, bref, devenir des adultes. Celles-ci taient des annes les plus difficiles pour nous deux, mais elles ont forg nos caractres.

  • 19

    A Donetsk, lcole numro 57, o je poursuivais mes tudes je me suis habitu vite une vie nouvelle, peut-tre grce aux intrts communs avec mes camarades de classe nous partagions une passion du sport quun professeur d'ducation physique a su nous inculquer. Parfois je faisais mes devoirs domicile dans le bus en allant de lcole au stade et revenant du stade chez moi.Particulirement jtais bon en sciences humanitaires lhistoire et la littrature. Le directeur de l'cole, qui nous enseignait lhistoire, ne pouvait pas comprendre pourquoi je consacrais autant de temps aux sauts. Il tait convaincu que je pourrais devenir un bon historien. Je navais que de bonnes notes dans mon brevet d'tudes secondaires.

  • 20

    Le calendrier des entrainements tait trs charg. Mais pour atteindre les rsultats souhaits il fallait non seulement travailler dur, il tait important de suivre une certaine hygine et rgime alimentaire. Nous ont appris bien un conseil du clbre Dr. Nikolai Amosov Nayez pas peur davoir faim et nous le suivons toujours srieusement.Parce que le surpoids pour un perch