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  • ENSEIGNEMENTS DE TROISIEME ANNEE DE LICENCE PHILOSOPHIE

    2015-2016

    1er semestre

    PHILOSOPHIE GENERALE – SEMESTRE 1 Lundi 14-16h Éric MARQUER, Connaissance et probabilité Que veut-on dire lorsque l’on qualifie une opinion ou un événement de « probable » ? Ce mot a-t-il dans les deux cas le même sens ? Faut-il distinguer connaissance et probabilité, ou bien y a-t-il un sens à parler de connaissance probable ? La possibilité d’une estimation des probabilités conduit-elle à nier le hasard ? Telles sont les questions que nous aborderons dans ce cours. Bibliographie Textes classiques Aristote, Topiques, Organon V, trad. J. Tricot, Paris, Vrin, 2004. Arnauld et Nicole, La logique ou l’art de penser, ed. D. Descotes, Paris, Champion, 2014. Hume, Traité de la nature humaine, trad. P. Baranger et P. Saltel, Paris, GF-Flammarion, 1995 (Livre 1, troisième partie, « De la connaissance et de la probabilité »). Hume, Enquête sur l’entendement humain, trad. M. Malherbe, Paris, Vrin, 2008, section VI. Laplace, Pierre Simon, Essai philosophique sur les probabilités (éd. De 1825), Paris, Christian Bourgois Editeur, 1986. Leibniz, L’estime des apparences, 21 manuscrits de Leibniz sur les probabilités, la théorie des jeux, l’espérance de vie, Paris, Vrin, 1995. Leibniz, Nouveaux Essais sur l’entendement humain, Paris, GF, 1993 (IV, 2 et 16). Locke, Essai sur l’entendement humain, trad. Coste, éd. P. Hamou, Paris, Le livre de Poche, 2009 (livre IV, chapitres 14 à 17). Pascal, Pensées, Fragment 233 (éd. Brunschvicg). Autres ouvrages et articles Bouveresse, L’homme probable. Robert Musil, le hasard, la moyenne et l’escargot de l’histoire, Paris, Editions de l’Eclat, 1993. Carnap, R., « The Two Concepts of Probability : The Problem of Probability », Philosophy and Phenomenological Research, Vol. 5., No. 4. (Jun., 1945), p. 513-532. Hacking, I., L’émergence de la probabilité, trad. M. Dufour, Paris, Seuil, 2002. Hacking, I., The Taming of Chance, Cambridge University Press, 1990. Musil, R., L’homme sans qualités, trad. P. Jaccottet, Paris, Seuil, 2004. Shapiro, B., Probability and certainty in Seventeenth-Century England. A Study of the Relationship between Natural Science, Religion, History, Law, and Literature, Princeton University Press, 1983. Lundi, 18h30- 20h30 Paul RATEAU, L’identité Sur quels principes la pensée s’appuie-t-elle pour juger que deux choses numériquement distinctes sont pourtant les mêmes, qu’une chose est ce qu’elle est, ne peut pas être et ne pas être en même temps ? Mais encore : qu’est-ce qui demeure exactement et qu’est-ce qui

  • change ? L’objet de ce cours est d’étudier les diverses acceptions de l’identité et les critères sur lesquels se fonde le jugement d’identité (sont-ils les mêmes dans le cas d’un corps matériel et dans le cas d’une personne ?). L’enjeu de cette notion est à la fois logique, métaphysique, moral, puisqu’il ne s’agit pas seulement des réquisits de l’énonciation ou du jugement vrai(e) (A est A ; x est identique à y), mais de ce qui fonde ce discours dans les choses mêmes, notamment au regard des personnes tenues, tout au long de leur existence, pour responsables de leurs actes. Si tout ce qui existe est soumis au devenir, si un homme peut en arriver à oublier son passé et jusqu’à son propre nom, l’identité est-elle réelle ou n’est-elle qu’une fiction, une illusion sur nous-mêmes et sur un monde auquel nous cherchons désespérément à donner ordre et unité ?

    Le cours s’appuiera notamment sur le recueil de textes édité par Stéphane Ferret, L’identité (Garnier-Flammarion, 2011). Mardi, 13h-15h Guy-Félix DUPORTAIL, L’intersubjectivité La quête d’une réponse à la question de l’intersubjectivité nous donnera l’occasion d’une confrontation entre, dans un premier temps, la problématique Hégélienne de la formation historico-dialectique d’un Esprit (Geist) et la problématique Husserlienne de la constitution orientée d’une communauté culturelle à partir d’un monde premier dont le monde culturel est l’horizon. Puis, dans un second temps (au second semestre), avec Lévinas, Kierkegaard et Habermas, nous verrons comment les critiques contemporaines de la phénoménologie de l’Esprit et de la phénoménologie transcendantale permettent de reprendre à nouveaux frais ces questions. Premier semestre : on sait que la Phénoménologie de l’Esprit fut présentée par Hegel comme la science de l’expérience de la conscience. Mais, passée la section « Raison », le cheminement de l’Esprit n’est plus celui d’une conscience individuelle, mais celui d’une expérience historique. Toutefois, le dépassement de la conscience par l’Esprit, passe par les expériences malheureuses de la conscience accédant à l’universel. Aussi, la phénoménologie de Hegel, sans être une phénoménologie de la conscience est une phénoménologie qui reste dans l’élément de la conscience. Sur ce terrain une rencontre avec la phénoménologie husserlienne de la conscience est possible, et même nécessaire. Nous l’organiserons à partir d’une lecture patiente du tome I de la Phénoménologie de l’Esprit (sections conscience de soi et raison) ainsi que des Méditations Cartésiennes de Husserl. Nous opposerons dès lors la problématique de la reconstitution dialectique d’une totalité brisée, à celle de la constitution de l’intersubjectivité à partir d’un monde premier égologique. Mardi 14h30-16h30 Florencia di Rocco, Le langage : une approche analy tique L’objectif de ce cours est de revisiter quelques propositions de la philosophie du langage, à partir du tournant wittgensteinien –souvent mécompris– jusqu’à l’école analytique anglo- saxonne (Quine, Strawson, David Lewis). Nous lirons quelques propositions analytiques en laissant apparaître en filigrane la théorie « classique » du langage –de la modernité lockéenne jusqu’à Frege- : la notion des jeux de langage, la substitution du sens par l’usage, le principe de non-clôture conceptuelle, la notion des familles de ressemblance, l’idée de schème conceptuel, l’indétermination de la traduction et la relativité des ontologies, les notions d’analyse, de réseau de concepts et de gamme conceptuelle, ainsi que les règles conversationnelles d’accommodement –de présupposés, de permissibilité et des trais saillants–. Nous montrerons comment ces différentes perspectives sur le langage –ordinaire, idéal– aboutissent à une trivialisation ou, bien au contraire, à une refondation de la métaphysique.

  • Bibliographie minimale : David Lewis, « Compter les points dans un jeu de langage », Philosophie du langage (II): sens, usage et contexte, Vrin, 2011 Gottlob Frege, « Sens et dénotation », « Concept et objet », Ecrits Logiques et philosophiques, Editions du Seuil, 1994 John Locke, Livres II et III, Essai sur l’entendement humain, Broché, 2009 Ludwig Wittgenstein, Recherches Philosophiques, Gallimard, 2014 Strawson, Analyse et métaphysique, Vrin, 1985 Willard Van Orman Quine, « Parler d’objets », « Relativité de l’ontologie » et Introduction de Sandra Laugier, Relativité de l’ontologie et autres essais, Aubier, 2008 Mercredi 11h-13h Ronan de CALAN, Théories critiques de la littératur e: A partir de la fin du XIXe siècle, la littérature, qui détenait encore le monopole de la représentation synthétique du monde social et de la psychologie individuelle, rencontre ses plus grands concurrents dans les sciences humaines élevées à l'état positif: l'histoire tout d'abord, mais aussi la sociologie, la psychologie et particulièrement la psychanalyse. Non seulement ces disciplines isolent la littérature, influent sur elle, mais elles s'en emparent comme d'un objet de science. Naissent alors les premières théories critiques de la littérature: critiques au sens où elles interrogent les conditions historiques, sociales, psychologiques de possibilité de la littérature, de ses formes, de ses thèmes, etc. Critiques aussi dans la mesure où elles ne se satisfont pas des critères purement internes fournis par la littérature elle-même pour l'évaluation des œuvres littéraires, que ceux-ci soient de nature poétique, rhétorique, esthétique, etc. On tentera donc de dresser une généalogie et un panorama de ces théories critiques de la littérature et de leurs principales problématiques, du tout premier XXe siècle à nos jours. Bibliographie indicative: G. Lanson, Essais de méthode, de critique et d'histoire littéraire (1900 et sq.), Hachette Freud, S., [1924].1985. « Petit abrégé de psychanalyse ». In : Résultats, idées, problèmes II. Paris : PUF. Freud, S.,[1908]. 1985. « Le créateur littéraire et la fantaisie ». In : L’inquiétante étrangeté et autres essais. Paris : Gallimard. Freud, S., [1917]. 1985. « Une difficulté de la psychanalyse ». In : L’inquiétante étrangeté et autres essais. Paris : Gallimard. Freud, S., [1907]. 1986. Le délire et les rêves dans la Gradiva de W.Jensen. Paris : Gallimard. 20 Freud, S., [1909]. 1973. « Le roman familial des névrosés ». In : Névrose, psychose et perversion. Paris : PUF. G. Lukacs: La théorie du roman (1920), Tel Gallimard W. Benjamin, Baudelaire (1940), La Fabrique. Th. Adorno, Notes sur la littérature (1930 et sq.), Champs, Flammarion. J.-P. Sartre, Qu'est-ce que la littérature? (1947), Gallimard; Baudelaire (1946), Gallimard; Mallarmé (1951), Gallimard; L'idiot de la famille (1971-1973), Gallimard. G. Dumézil, Du mythe au roman, PUR, 1970 M. Robert, Roma