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  • DOSSIER DE PRESSE

    Contact : Laury-Anne BELLESSA - Chargée des relations média bellessa@carefrance.org - 01 53 19 89 92 Mars 2014

  • CARE France, association de solidarité internationale

    lance une campagne en faveur d’une plus grande représentation politique des femmes

    et le respect de leurs droits.

    Les enjeux sont importants en ce mois d’élections municipales en France et alors que la Commission de la condition

    de la femme de l’ONU se réunit.

    Faisal Khan / CARE

  • SOMMAiRE

    COmmunIqué DE SynthèSE 4

    POuRquOI CEttE CamPagnE ? 5 Les femmes, actrices du changement Les chiffres parlent d’eux-mêmes

    LES DISPOSItIfS DE La CamPagnE : unE mObILISatIOn CItOyEnnE 6 Deux temps forts Un site dédié Mobilisation citoyenne : un message adressé aux maires de France

    COmmEnt agIR POuR LES DROItS DES fEmmES ? 8 L’implication des hommes, un point essentiel

    hIStOIRES DE fEmmES 9 Bangladesh : un groupe de femmes participe à la gouvernance locale Pérou : une femme, chef d’entreprise investie dans le développement local

    LES EnjEux PhaRES POuR LES fEmmES 10 L’accès à la propriété pour les femmes La création d’opportunités économiques L’accès à l’éducation

    quI SOmmES-nOuS ? 13

  • En cette période électorale, on aurait pu penser que l’introduction du genre dans le débat public marque une avancée positive des consciences sur la construction du masculin et du féminin. Mais la prise de recul nécessaire, lorsqu’on aborde un sujet touchant à l’essence même de nos sociétés, n’a malheureusement pas eu lieu. La polémique, influencée par des intérêts partisans, a ainsi totalement déformé l’intérêt de ce débat. il est pourtant indispensable de s’interroger sur l’influence de nos stéréotypes aussi bien dans la sphère privée que publique.

    Comment expliquer que quatorze ans après l’adoption du principe de parité, les femmes ne représentent toujours que 14% des maires français ? Marianne serait-elle la seule femme à pouvoir franchir les portes des mairies françaises ?

    Mais que la France se rassure - ou plutôt s’interroge - car le constat est le même à l’échelle mondiale. Ainsi en 2013, seuls 8 chefs d’État, 13 chefs de gouvernement et 21 % des parlementaires étaient des femmes. Absentes des instances dirigeantes, les femmes ont peu d’opportunités de participer aux décisions qui affectent leur vie et celle de leurs communautés. Pourtant, au-delà du respect du principe d’égalité, la participation des femmes dans les instances de décisions a un impact indéniable. Des recherches sur les conseils municipaux en inde ont par exemple révélé qu’un nombre plus élevé de projets liés à l’eau potable (+62%) ont été mis en place grâce à une forte présence féminine en leur sein. De même, les pays où les femmes sont mieux représentées dans les parlements signent davantage de traités en faveur de la protection de l’environnement.

    il est vrai que plus en plus de pays reconnaissent des droits égaux aux femmes et aux hommes. Pourtant, à l’heure où la Commission de la condition de la femme de l’ONU se réunit, les inégalités persistent dans les faits en raison de normes transmises de génération en génération. Une évolution structurelle est bien sûr essentielle. Mais, au-delà, il faut aussi renforcer la « capacité d’agir » des femmes, développer leurs connaissances, compétences et leadership. Cela passe aussi bien par un accès à l’éducation – aujourd’hui une fille sur cinq qui entre à l’école primaire ne va toujours pas au bout de sa scolarité – que par le développement d’opportunités économiques qui permettent aux femmes de s’affirmer et d’être entendues par leur communauté. Les chiffres le prouvent. Une étude menée dans 60 villages nigériens, en 2004, révèle que 45 des 260 postes de conseillers municipaux étaient occupés par des femmes, membres d’associations d’épargne et de crédit qui avaient créé leurs propres activités génératrices de revenus. En 2011, elles étaient 140 élues.

    S’il faut avoir conscience du long chemin qui reste à parcourir en termes d’égalité des genres, il n’y a donc rien d’utopique dans ce souhait. Le point essentiel pour une évolution durable de la place des femmes est une implication globale de la société. Les hommes notamment sont des alliés indispensables. il ne faut pas considérer les femmes et les hommes comme des groupes opposés dont le gain de pouvoir pour l’un implique une perte pour l’autre, mais favoriser des relations de soutiens mutuels. Et ce sont sur ces questions que des débats sur le genre peuvent et doivent être utiles.

    COMMUNiqUÉ DE SyNthèSE

    unE fEmmE maIRE, VOuS tROuVEZ quE Ça faIt mauVaIS gEnRE ?

    19 femmes françaises influentes, toutes membres du Cercle femmes de l’Ong CaRE france, ont signé cette tribune publiée vendredi 14 mars dans le quotidien Libération :

    Florence ARthAUD – navigatrice, Anne de BLiGNiERES – co présidente de Financi’Elles et responsable de la promotion des femmes au sein du Groupe Caisse des Dépôts, Cecilia BONStROM - directrice artistique de Zadig&Voltaire, Cyrielle CLAiR – actrice et administratrice de CARE France, Agnès CROMBACK - administratrice de CARE France, Loraine DONNEDiEU DE VABRES-tRANiE - avocate à la Cour, Diaa ELyAACOUBi - présidente Esprits d’Entreprises, irène FRAiN – écrivaine, Bénédicte GUEUGNiER – directrice de la Fondation financière de l’Echiquier, Elisabeth GUiGOU - présidente de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, Françoise hERitiER – anthropologue africaniste, Valérie hOFFENBERG - conseillère de Paris et directrice de V conférences, Nathalie d’ORNANO, Morgane MiEL – journaliste, Marella MOREtti POZZO Di BORGO, Arielle de ROthSChiLD – présidente de CARE France, Eve RUGGiERi – journaliste, Agnès tOURAiNE – Présidente d’Act iii Consultants, Sophie VERNAy - déléguée générale de Financi’Elles et présidente du Cercle des praticiens Rh de la Finance.

    CARE France - dossier de presse - mars 2014 4

  • POURqUOi CEttE CAMPAGNE ?

    En ce mois d’élections municipales et alors que la Commission de la condition de la femme de l’Onu se réunit, CaRE france interpelle les français sur le long chemin qu’il reste à parcourir en matière de

    représentation des femmes dans les instances de pouvoir.

    LES ChiFFRES PARLENt D’EUx-MêMES

    Sources : Secrétaire général Nations Unies, institut de statistiques de l’UNESCO, USAiD

    L’exemple français démontre que l’égalité en droits et les lois - notamment celle sur la parité - sont nécessaires mais ne suffisent pas à changer durablement les pratiques.

    La France est loin d’être une exception. A l’échelle mondiale, les femmes sont sous-représentées au sein des fonctions élues : en 2013, seuls 8 chefs d’État, 13 chefs de gouvernement et 20,9 % des parlementaires nationaux étaient des femmes.

    Comme l’énonce la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies en 2011 : « Quelle que soit la région du monde considérée, les femmes restent largement absentes de la sphère politique, souvent en raison de lois, de pratiques et de stéréotypes sexistes discriminatoires, et parce qu’elles ont un faible niveau d’éducation, qu’elles n’ont pas accès aux soins de santé et qu’elles sont beaucoup plus touchées que les hommes par la pauvreté. »

    Dans de nombreux pays, aussi bien dans la sphère publique que privée, des plus hautes instances jusqu’à la cellule familiale, les femmes continuent donc de rencontrer de nombreux obstacles pour participer aux décisions qui affectent leur vie.

    C’est pourquoi CARE souhaite mettre en avant le rôle que les femmes peuvent jouer à tous les niveaux de la société et l’importance de les soutenir.

    LES FEMMES, ACtRiCES DU ChANGEMENt

    Le respect du droit des femmes est l’une des clés de la mise en place de modèles de bonne gouvernance en vue d’un développement durable et équitable.

    Le travail de CARE sur le terrain a démontré le rôle capital que les femmes jouent dans l’amélioration des conditions de vie des communautés les plus pauvres. Les femmes sont ainsi un formidable levier de développement car soucieuses de l’alimentation, de la santé et de l’éducation de leur famille, les femmes s’investissent sans compter pour le bien être de leurs proches lorsqu’on leur en donne l’opportunité. 

    il est donc primordial qu’elles puissent s’exprimer et participer aux décisions prises par leur famille et leur communauté.

    Les histoires de femmes dans ce dossier illustrent ce que les femmes sont capables de réaliser si on leur en donne la chance.

    Les femmes ne constituent que 20,9% des parlementaires mondiaux.

    Les femmes gagnent 10% des revenus mondiaux alors qu’elles sont à l’origine des 2/3 des heures travaillées dans le monde.

    1 fille sur 5 qui entre à l’école primaire ne va pas jusqu’au bout de sa scolarité.

    1 fille sur 7 est mariée avant ses 15 ans dans les pays en développement.

    Les pays où les femmes sont mieux représentées dans les parlements signent plus de traités en faveur de la protection de l’environnement.

    Lorsque les femmes gagnent de l’argent, elles en réinvestissent

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