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  • Mardi 18 janvier – 20h Mercredi 19 janvier – 20h

    chamber Orchestra of europe Bernard haitink

    Ludwig van Beethoven

    Ces concerts sont diffusés en direct sur les sites Internet www.citedelamusiquelive.tv et www.arteliveweb.com. Ils y resteront disponibles gratuitement pendant 4 mois.

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    Mardi 18 janvier – 20h

    Ludwig van Beethoven Ouverture de Fidelio Symphonie n° 8

    entracte

    Symphonie n° 5

    Chamber Orchestra of Europe Bernard Haitink, direction

    Fin du concert vers 21h40.

  • 4

    La phase héroïque de Beethoven est souvent interprétée comme une réaction à la prise de conscience de sa surdité, qui a abouti au testament rédigé à Heiligenstadt. Représentée tout d’abord par la Troisième Symphonie « Eroica », elle embrasse aussi la Cinquième Symphonie, esquissée dès 1803, et même l’opéra Fidelio, dont la première version, portant le titre Leonore, remonte à 1804-1805 – deux œuvres qui concluent sur une victoire de la lumière, en ut majeur.

    La Cinquième comme la Huitième font partie de paires de symphonies, composées ensemble et complémentaires : la Cinquième est contemporaine de la Pastorale, la Huitième de la vaste Septième. Très tôt la Cinquième, symphonie-drame qui avance plus loin encore dans la lignée de l’Eroica, a été considérée par les romantiques, sous l’influence de E. T. A. Hoffmann, comme l’expression la plus haute du sublime et le paradigme du romantisme en musique. Dans le compte rendu, devenu célèbre, qu’il en fit en 1810 pour l’Allgemeine musikalische Zeitung de Leipzig, Hoffmann loue la puissance de cette musique capable d’ouvrir « le royaume de l’immense et de l’incommensurable ».

    Néanmoins, le concert au cours duquel elle fut créée, en compagnie de la Sixième, le 22 décembre 1808, fut un échec. Peut-être est-ce le souvenir de cet insuccès qui a motivé l’orientation moins « avant-gardiste » de la Septième et de la Huitième, figurant parmi les symphonies les plus radieuses et détendues de Beethoven. La Huitième Symphonie effectue un retour au modèle classique. Bien qu’elle soit née lors du second grand moment de crise dans la vie personnelle de Beethoven, en 1812, lorsqu’il renonce à celle qu’il désigne comme l’« immortelle bien-aimée », elle ne reflète en rien les circonstances dans lesquelles elle a vu le jour. Par là, elle se donne comme le pendant de la Deuxième Symphonie, contemporaine du testament d’Heiligenstadt.

    Ludwig van Beethoven (1770-1827) Fidelio, ouverture en mi majeur

    Composition : mai 1814.

    Création : le 26 mai 1814 au Kärnthnerthor Theater à Vienne.

    Publication : 1822, Breitkopf & Härtel, Leipzig.

    Durée : environ 6 minutes.

    Seul opéra de Beethoven, Fidelio, sur un livret allemand d’après la Léonore du Français Bouilly, met en scène une héroïne féminine, Leonore, qui allie l’espérance à un courage exemplaire, et se travestit sous le nom de Fidelio pour sauver son mari, prisonnier politique. Fidelio unit ainsi la thématique de la fidélité conjugale à celle de l’opposition à la tyrannie, dans une allégorie politique aboutissant au triomphe du bien sur le mal. L’opéra, dont la genèse fut longue, a existé en trois versions et a suscité quatre ouvertures.

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    MARDi 18 jANViER

    L’ouverture de Fidelio fut écrite immédiatement avant la création de la troisième version de l’opéra, en mai 1814. De même que les personnages principaux de l’opéra sont plus des types idéologiques que des caractères, l’ouverture de Fidelio se présente comme une page symphonique dont la substance dramatique apparaît épurée et universalisée. Au contraire des ouvertures Leonore qui la précèdent, elle ne cite pas d’élément thématique de l’opéra et ne fait donc pas référence directe au drame. De forme simple (allegro de sonate concis précédé d’une introduction reprise à la fin), plutôt que de renvoyer aux personnages, elle installe un ton de grandeur et de vigueur héroïque, et une dynamique, qui va de l’ombre à la lumière dans l’adagio introductif et rayonne dans la tonalité lumineuse de mi majeur, celle de l’aria d’espérance de Leonore (« Komm, Hoffnung », acte i, n° 9).

    Symphonie n° 8 en fa majeur op. 93

    Allegro vivace e con brio

    Allegretto scherzando

    Tempo di menuetto

    Allegro vivace

    Composition : 1811-1812 (terminée en octobre 1812 à Linz).

    Création : le 27 février 1814, avec la Septième Symphonie, Grande salle de la Redoute, Vienne.

    Publication : 1817, Steiner, Vienne (partition).

    Durée : environ 25 minutes.

    Beethoven passe l’été 1812 en Bohême, dans les villes d’eaux de Teplitz et de Karlsbad (actuelles Teplice et Karlovy Vary). C’est à Teplitz, d’où il écrit sa lettre fameuse à l’« immortelle bien-aimée », qu’il compose pour l’essentiel la Huitième Symphonie, dans la suite immédiate de la Septième.

    La symphonie se distingue par son choix de simplicité et sa durée d’ensemble qui revient aux proportions classiques de la Première Symphonie. Seul le finale apporte un peu d’extravagance, contrastant avec le déroulement très sage des trois premiers mouvements. Plus modeste, elle présente aussi un intéressant traitement soliste des instruments.

    L’Allegro vivace e con brio offre une structure de forme sonate nettement délimitée, avec un premier thème bon enfant, mélodique plus que rythmique, et un deuxième thème léger, en syncopes, sur un accompagnement non legato du basson. Le développement est construit sur un grand crescendo par paliers, avec la réexposition pour climax.

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    Vient ensuite, non un mouvement lent, mais un divertissement, Allegretto scherzando, d’une grâce légère, un peu désuète, avec des touches d’humour renvoyant à l’esprit de Haydn. Sans trompettes ni timbales, il met en vis-à-vis les deux groupes des vents et des cordes, et montre une écriture plus intime, quasiment de chambre, caractérisée par son dialogue entre instruments. La forme est simple : binaire ABA’B’, l’écriture, ciselée dans l’articulation, non legato quasiment d’un bout à l’autre, dans une pulsation démultipliée de doubles et triples croches en 2/4.

    La Huitième est la seule à posséder un vrai menuet. Celui-ci s’ouvre forte sur un motif de brouhaha très marqué, évoquant le décor joyeux et animé d’une foire. De caractère rustique, un peu pesant, avec des ponctuations de trompettes et timbales, il retient par sa mise en valeur des instruments : le basson soliste, qui fait une brève apparition dans la deuxième partie du menuet, et surtout les deux cors et la clarinette solo dans le trio, sur un accompagnement en triolets pizzicato des violoncelles.

    L’Allegro vivace couronne avec énergie cette oeuvre plus discrète et renoue avec le finale de la Deuxième Symphonie : de forme rondo-sonate comme celui-ci, il présente de même une dilatation de la coda-développement terminale, qui fait presque la moitié du mouvement. Petit grain de fantaisie : après l’énonciation du premier thème, pianissimo, aux cordes, un ut dièse ff marque sa reprise au tutti. Cet élément étranger trouvera sa légitimation dans la réexposition du deuxième thème en ré bémol majeur et sera complètement résolu dans la coda.

    Symphonie n° 5 en ut mineur op. 67

    Allegro con brio

    Andante con moto

    Allegro

    Allegro

    Composition : 1804-1808.

    Dédiée au Prince Lobkowitz et au Comte Razoumovski.

    Création : le 22 décembre 1808 au Theater an der Wien sous la direction de Beethoven.

    Publication : avril 1809, Breitkopf & Härtel, Leipzig (parties).

    Durée : environ 32 minutes.

    Esquissée dès 1803, dans la foulée de l’Eroica, la Cinquième Symphonie fut surtout composée en 1807, pour répondre à une commande du comte Oppersdorff, dans une période d’intense activité créatrice qui vit naître notamment l’ouverture Coriolan, autre partition héroïque en ut mineur.

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    Ce qui frappe dans la symphonie, c’est avant tout sa conception globale : unifiée, notamment par le retour d’un même motif, et unitaire (l’œuvre est pensée à l’échelle du tout) ; ensuite, comme dans l’Eroica, sa structure est dirigée vers le finale. Soutenue par l’enchaînement des deux derniers mouvements, cette trajectoire s’accompagne d’une progression d’ut mineur à ut majeur qui prend la dimension spirituelle d’un cheminement des ténèbres vers la lumière.

    L’Allegro con brio foudroie, tant par sa grandeur tragique inouïe, d’une portée universelle, que par l’étonnante ampleur de ses gestes. il s’ouvre avec la cellule rythmique célébrissime de trois brèves-une longue, sur laquelle est construit le mouvement entier. Beethoven tire ici la leçon du finale de la Symphonie n° 103 « Roulement de timbales » de Haydn. Annoncé par une transformation intervallique de cette cellule, le deuxième thème en semble issu lui aussi.

    Le mouvement lent est en la bémol majeur, comme déjà dans la Sonate pour piano en ut mineur « Path

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