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  • MINES ParisTech

    MINES ParisTech est membre fondateur de ParisTech.

    ParisTech, pôle d’excellence sur la scène internationale, rassemble 13 des plus grandes écoles d’ingénieurs et de management de la région parisienne : AgroParisTech, Arts et Métiers ParisTech, Chimie ParisTech, École des Ponts ParisTech, École Polytechnique, ENSAE ParisTech, ENSTA ParisTech, ESPCI ParisTech, HEC Paris, Institut d’Optique, MINES ParisTech, Telecom ParisTech

    FORMATIONS D’EXCELLENCE 143 ingénieurs civils diplômés par an 196 diplômés des 13 Mastères spécialisés à temps plein 22 ingénieurs du corps des Mines 118 docteurs 200 stagiaires en formation continue 1 réseau de 220 000 anciens

    RECHERCHE EN LIEN AVEC L’ENTREPRISE 15 centres de recherche dans 5 domaines

    ■ Sciences de la terre et de l’environnement ; ■ Énergétique et génie des procédés ; ■ Mécanique et matériaux ; ■ Mathématiques et systèmes ; ■ Économie, management, société.

    30 M€ de contrats de recherche par an 1ère école d’ingénieurs française pour le volume de recherche contractuelle 200 partenaires industriels 14 chaires d’enseignement et de recherche 118 thèses et 400 publications par an Prix Nobel : G. Charpak – Physique 1992, M. Allais – Économie 1988

    INTERNATIONALE ET ENTREPRENEURIALE Membre fondateur de ParisTech et du Groupe des Écoles des Mines 100 universités partenaires dans le monde 30 entreprises créées ces dernières années Nouvelles disciplines inventées à l’École : « Géostatistique », « Morphologie mathématique »… 37 % d’étudiants de nationalité étrangère (tous cycles confondus) 50 nationalités représentées

    www.mines-paristech.fr

    Photos : MINES ParisTech et CONTEXTES

    Les sites de MINES ParisTech Paris

    Évry

    Fontainebleau

    Sophia Antipolis

    b‰ timents Mines Paristech couverture

    L’hôtel de Vendôme

    MINES ParisTech (École des mines de Paris) est installée dans l’hôtel de Vendôme dont l’élégante façade du XVIIIe siècle est toujours visible côté jardin. Cette belle demeure est élevée en 1707 sur les plans de l’architecte Alexandre Le Blond – qui a travaillé ultérieurement pour Pierre le Grand à Saint-Pétersbourg – sur un terrain appartenant aux Chartreux et situé en bordure de leur couvent.

    En 1714, les Chartreux louent l’hôtel, à vie, à Marie-Anne de Bourbon-Condé, duchesse de Vendôme. Elle demande à Le Blond de l’agrandir, ce qu’il fi t en prolongeant la façade de trois fenêtres sur chaque côté. Après la mort de la duchesse, diff érents locataires se succèdent jusqu’à la Révolution ; la maison est alors vendue comme bien national à un proprié- taire privé.

    En 1816, l’École des mines, de retour de Pesey en Savoie, s’installe comme locataire en cohabitant avec les propriétaires. Si l’administration souhaite acquérir la totalité du bien dès 1823, ce projet ne sera réalisé qu’en 1837.

    Une fois l’achat fait par l’État, l’architecte Duquesney conduit des travaux d’agrandissement de 1840 à 1852, assez lentement pour des raisons fi nan- cières et des problèmes d’organisation : l’École doit continuer à fonctionner normalement.

    Ces travaux consistent à faire disparaître la cour et les remises de l’hôtel et à lui adjoindre deux ailes rectangulaires.

    Le percement du boulevard Saint-Michel, en 1860, remet en cause les travaux réalisés : une partie des deux ailes récentes doit être démolie pour laisser passer la nouvelle voie, plus large que l’ancienne rue (la rue d’Enfer). En contrepartie, l’ensemble est prolongé le long du jardin du Luxembourg par une aile supplémentaire où sont installés les laboratoires. Commencés en 1861, les travaux se terminent en 1866 et donnent aux bâtiments leur physionomie actuelle.

    Les travaux ultérieurs seront essentiellement des gains de surface obtenus par la couverture des cours et divers aménagements intérieurs.

    MINES ParisTech

    Une école Un musée Une bibliothèque

    Formation Recherche

    Patrimoine

    Innovation

    Industrie Palaiseau

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  • bib musŽ ehisto La bibliothèque

    La création de la bibliothèque remonte offi ciellement à juillet 1794, à l’arrêté du Comité de salut public indiquant que l’Agence des mines de la République mise en place doit comporter un laboratoire d’essai, un cabinet de minéralogie et une bibliothèque.

    Par le biais des confi scations révolutionnaires, dont font partie les ouvrages provenant de la bibliothèque du métal- lurgiste Dietrich, maire de Strasbourg, on réunit rapidement un ensemble très complet sur l’art des mines et de la métallurgie, ce qui explique l’importance du fonds du XVIIIe siècle.

    En 1802, lors de l’installation de l’École sur les sites miniers et métallurgiques de Pesey et de Geislautern, la plupart des ouvrages demeurent à Paris. En Savoie, une petite bibliothèque est constituée ; ses ouvrages, à la chute de l’Empire, sont répartis entre l’École des mines de Paris et celle de Saint-Étienne, nouvellement créée.

    En 1816, lorsque l’École emménage défi nitivement dans l’Hôtel de Vendôme, la bibliothèque prend possession de salles au rez-de-chaussée. Elle s’étend progres- sivement dans l’aile édifi ée en 1840 puis dans une belle salle de lecture construite en 1926 sur une partie de la cour, inaugurée par le maréchal Foch, lors de la remise de la Croix de guerre, à l’École.

    La dernière grande extension de la bibliothèque à Paris a lieu en 1989 ; un stockage souterrain, qui off re cinq kilomètres de rayonnages est réalisé sous la cour pavée.

    L’achat systématique des grandes collec- tions de périodiques et des ouvrages nécessaires aux enseignants et aux élèves permet, tout au long du XIXe siècle, la constitution d’un fonds scientifi que très complet, orienté vers les domaines suivants : géologie, chimie, mines et métallurgie.

    Ce fonds a été régulièrement complété par le dépôt des œuvres des professeurs

    et ingénieurs des mines, en particulier tout ce qui touche à l’élaboration de la première Carte géologique de France. À remarquer aussi, les Journaux et Mémoires de voyages de MM. les Élèves, qui dressent un panorama très diversifi é de l’indus- trie métallurgique et minière en France et en Europe au XIXe siècle. Le fonds s’enrichit encore au début du XXe siècle de dons et legs d’ouvrages de géologie, minéralogie et métallurgie des XVIe et XVIIe siècles, provenant d’anciens élèves ou enseignants bibliophiles.

    Depuis quelques années, la bibliothèque patrimoniale se tourne résolument vers le support numérique, afi n de mettre en valeur et de rendre accessible ce fonds exceptionnel.

    En tant que pôle associé de la Bibliothèque nationale de France, la bibliothèque joue un rôle de diff usion auprès de spécialistes du monde entier ; en tant qu’espace de recherche, elle s’enrichit de contenus divers et importants pour les chercheurs, en même temps qu’elle valorise leurs publications ; enfi n, en tant que lieu de rayonnement cultu- rel, elle mêle sciences humaines et techniques…

    Le musée de minéralogie

    À la création de l’École Royale des Mines en 1783, Balthazar Georges Sage y dépose ses collections. Puis l’arrêté du Comité de salut public de juillet 1794 institue offi ciellement la collection de minéralogie. Le musée, objet d’enseignement, devient lié à l’inventaire des ressources minières. Le cabinet de minéralogie doit « contenir toutes les produc- tions du globe et toutes les productions de la République, rangées suivant l’ordre des localités ». Cette collection, dite « départementale », existe toujours en l’état.

    En 1795, René-Just Hauÿ en est nommé le premier conservateur. Enrichissant les découvertes de Jean-Baptiste Romé de l’Isle, il édite son Traité de minéralogie en 1801 et devient ainsi le père de la miné- ralogie et de la cristallographie modernes. Professeur dans les grands établissements de recherche et d’enseignement sous la Révolution et l’Empire, il forme tous les minéralogistes français et étrangers du début du XIXe siècle.

    En août 1815, les collections s’installent défi nitivement à l’hôtel de Vendôme, dont elles occupent actuellement le premier étage. Ce magnifi que ensemble de pièces en enfi lade représente environ mille mètres carrés, meublés de deux cent cinquante vitrines et deux mille quatre cents tiroirs réalisés en chêne massif de Hongrie, chef-d’œuvre de l’ébénisterie du XIXe siècle. De nos jours ouvert au public, le musée connaît un succès croissant.

    On peut en apprécier la richesse sous trois angles, scientifi que, esthé- tique et pédagogique.

    En dehors de leur contexte traditionnel, les sciences minéralogiques émergent dans diverses disciplines : la cosmominéralogie, les nanoma- tériaux, le monde médical et celui du vivant. Ainsi la NASA a demandé des minéraux-étalons pour les prochaines expéditions martiennes et l’hôpital Necker de Paris des oxalates de calcium à des fi ns de compa- raison clinique de calculs humains.

    Les minéraux, surtout lorsqu’ils sont bien cristallisés, comptent parmi les chefs-d’œuvre de la nature, au même titre que les fl eurs et les coquillages. Le musée qui dispose de quelques-unes des plus belles pierres jamais découvertes – vivianite d’Anloua du Cameroun – et d’