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Fluotournage

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    ds le Moyen-Age pour fabri-quer des pots en tain. Les tours chariot mcanique avec desoutils-molettes apparaissentdans les annes 1930 suivis desmachines assistance hydrau-lique au milieu des annes 1950puis des tours copier gabaritvers 1960 avant la mise au pointdes commandes numriques apprentissage.Reste longtemps manuelledonc difficilement reproductiblevoire un peu "mystrieuse", cettetechnique de formage excluaitles sries importantes ce qui ena limit les dveloppements in-dustriels. Situe entre le marte-lage en chaudronnerie pour despices unitaires et l'emboutissa-ge qui vise les grandes sries,elle permet d'obtenir des picescreuses symtrie axiale essen-tiellement en aluminium. Cemtal prsente une bonne apti-tude au repoussage tout commele cuivre, mais l'acier et l'inoxsont aussi employs. L'crouis-sage du mtal sous la pressionde la molette amliore la rsis-tance mcanique des picesqu'on peut alors concevoir plusfines et plus lgres, proccupa-tion des concepteurs de bureauxd'tudes notamment dans l'au-tomobile et l'aronautique : leclbre "nez" du Concorde estform par repoussage. L'autreintrt du procd est la simplifi-cation des outillages : le cot dumandrin de forme obtenu partournage dpasse rarement les

    quelques milliers de francscontrairement aux matrices

    d'emboutissage en deuxparties qui doivent treusines dans la masse. Enfin comme le rappelaitGilbert Desbordes, prsi-dent du syndicat des en-treprises de repoussage(et par ailleurs dirigeantdes Ets Desbordes Orly)lors d'une rcente conf-rence au Cetim : si lerepoussage s'avre tou-jours comptitif pour les

    Effectu sur un tour, le re-poussage consiste dfor-mer progressivement un flan de tle gnralement circu-laire, de quelques diximes quelques dizaines de millimtresd'paisseur, pour lui faire pou-ser la forme d'un mandrin sousla pression d'une molette en plu-sieurs passes. La mise au pointdes tours repousser automati-

    ss t longueet difficile : lespremires ma-chines com-mande nu-mriquesont exp-rimentes

    ds 1968 par le constructeur al-lemand Leifeld (devenu Leico)mais il faut attendre le dbut desannes 1980 pour la mise aupoint des commandes par ap-prentissage ou "play-back" qui sesont gnralises chez tous lesconstructeurs de machines. Jusqu'alors le repoussage taitrest une opration "traditionnel-le" confie d'habiles tourneursavec des outils main de formesdiverses (brunissoirs, cuillres,lissoirs, crochets, pinces bor-der) hrits des tours re-

    pousser em-ploys

    Les techniques de repoussage et de fluotournage

    Repoussage

    Ces techniques particulires de formage de picescreuses partir d'un flan de tle repouss par une molettesur un mandrin de forme connaissent un regain d'intrt.Elles sont d'intressantes alternatives l'emboutissagepour des fabrications qui vont de la pice unitaire aux s-ries d'un millier de pices. Le repoussage est devenu re-productible depuis la mise au point des tours programmspar apprentissage et pilots par CNC. Une dizaine deconstructeurs spcialiss proposent des machines re-pousser et fluotourner. Les applications concernent lessecteurs de l'clairage et du luminaire, de l'lectro-mna-ger, de la ventilation et de la filtration, et pour le fluotour-nage l'armement et de l'aronautique Des machines par-ticulires fabriquent des poulies et des jantes sans aucunusinage ou des bouteilles mtalliques par rtreint chaud.Enfin les grandes machines border forment des fonds decuves de plusieurs mtres de diamtre.

    Metal Industries dcembre 1999 http://www.metal-industries.com

    Photo GENTHIAL

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    Metal Industries dcembre 1999 http://www.metal-industries.com

    Repoussage

    En repoussage, les mouve-ments complexes et les ef-forts exercs sur la molettesont constamment variables,tout comme le comportementmcanique et la gomtriedu flan de tle (croquis).L'opration qui s'effectue enplusieurs passes de caract-ristiques toutes diffrentes nepeut tre modlise et on secontente d'enregistrer lesmouvements dfinis parl'oprateur qui excute unepremire pice. Les trajec-toires sont ensuite "optimi-ses" par la commande nu-mrique pour obtenir unepice de bonne qualit sansdchirure ni plis qui sera en-suite reproduite. Des recherches notamment menes en Allemagne et l'En-sam de Paris en 1993, sur la simulation numrique du pro-cd pour l'tude d'une commande "adaptative" n'ont puaboutir. Elles visaient programmer la machine directement partir des donnes gomtriques de la pice dfinie en CAO. Le constructeur hollandais M &M fait tat d'un brevet sur une technique de "contrle adaptatif" ou de "contrle adaptablepar ordinateur" selon les notices mais donne peu d'explications techniques sur ce qu'il considre comme une partie de sonsavoir-faire. Ses documents indiquent que le TrackTronic System corrige automatiquement les carts de jeu entre le man-drin et la molette par suite de l'chauffement des outils ou l'effet ressort du mandrin et que cette fonction peut tre arr-te temporairement et remplace par un "contrle de position . Quoi qu'il en soit, la programmation s'effectue toujours par apprentissage et on juge la qualit du travail sur les rsultats,c'est dire sur le fini de la pice. Les tours TrackTronic, notamment le modle TT 350 souvent expos, permettent de formerdes pices minces et trs prcises comme des rflecteurs d'clairage obtenus directement avec leurs facettes incrustes surdes mandrins sculpts. De son ct, Leico qui a tudi tous les aspects de l'automatisation du procd, rappelait en conclusion de son ouvrage diten 1994, que la "rgulation adaptative" en tait ses dbuts et qu'elle avait dj t ralise sur des tours fluotourner. Il

    s'agit dtudes mens en col-laboration avec un institutallemand de recherche avecdes capteurs placs sur lestrois molettes pour quili-brer lectroniquement lespousses convergentes deset obtenir des pices amin-cies extrmement prcises.

    Commande par apprentissage ou "adaptative" ?

    Les mouvements complexes et les pressions variables imprimes lamolette pour dformer le flan en plusieurs passes implique de mmo-riser l'opration et d'effectuer la programmation par apprentissage. (doc Cetim/Gimef)

    Tour repousser Track Tronic deM&M pilot par ordinateur quiassure une excellente prcision dereproductibilit mme pour despices de quelques diximes de mil-limtres dpaisseur, par exemplepour des rflecteurs (Photo M&M)

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    plus rcemment par des mo-teurs lectriques vis billes.

    Un formageimpossible modliser

    Pendant les passes successivesdu repoussage du flan, les d-placements du chariot et les ef-forts exercs par la molette va-rient chaque instant et l'opra-tion ne peut tre modlise,contrairement d'autres tech-niques de dformation. Le for-geage et l'emboutissage ont eneffet bnfici des R&D en si-mulation numrique par les m-thodes de calcul aux lmentsfinis et ces procds sont dsor-mais assists par des logicielsspcifiques de simulation (voirle dossier de "Mtal Industries"dans les n 44 et 45 de d-cembre 1998 et de janvier1999). Le repoussage est par principerserv aux pices de rvolutionmais la CNC permet de traiterdes pices qui ne sont pas sy-mtrie axiale (par exemple deforme ellipsodale) fait observerGilbert Desbordes qui rappellepar ailleurs que la commandeadaptative qui se proposait deraliser des pices repoussesde faon compltement automa-tique partir des donnes de laCAO n'a pas encore tenu sespromesses (encadr 1 en pageprcdente)En repoussage, la difficult estd'viter la formation de plis surla pice ou des dchirures. Pen-dant l'opration, on soutient leflan en rotation par une "contre-molette" ou un disque, parfoisappel "serre-flan" par analogie celui des presses d'emboutissa-ge, qui compense les effortsexercs par la molette et "lisse"les plis forms la priphrie duflan. Il faut aussi choisir des mtauxqui prsentent de bonnes apti-tudes mcaniques au fluage, no-tamment l'aluminium et ses al-

    petites sries quel que soit letype de machine utilise, il l'estdevenu galement pour lesmoyennes et grandes sries de-puis l'apparition de la comman-de numrique par apprentis-sage .

    La CNC "rejoue" lesmouvementsenregistrs

    Il a fallu attendre 1982 pour queLeifeld, mette au point cettecommande par apprentissageou "play-back" combine laCNC. Une technique de pro-grammation galement tudie l'poque par les deux construc-teurs franais Termoz Industrieet Rondolotti. Elle procde,comme pour la programmationdes robots poly-articuls desoudage et de peinture, par"l'enregistrement" des gestes del'oprateur : le repousseur rali-se une premire pice et lesmouvements et les efforts va-riables qu'il imprime aux outils-molettes pendant les diffrentespasses sont lectroniquementmmoriss. Ils sont ensuite"ajusts" avant d'tre fidlementreproduits ou "rejous" (play)par la CNC de la machine. Le chariot porte-molette est en-tran selon deux axes d'inclinai-son variable mais proche de45, par des asservissementshydrauliques, servomoteurshydrauliques et vis billes, ou

    Les techniques de repoussage et de fluotournage (suite)

    Repoussage Metal Industries dcembre 1999 http://www.metal-industries.com

    Technique ancestrale, le repoussageest connu au 16me sicle pourconfectionner des vases et des pichets.Les tours repousser manuels utili-sent ensuite des outils molettesmanuvrs par de grands leviersarticuls pour augmenter l'effortmanuel exerc par l'oprateur. Aprsles tours assistance hydraulique,sont apparus ceux commande parapprentissage. Chez Desbordes, untour Denn que l'oprateur program-me l'aide d'un "joystick" sur lepupitre de commande de la CNC.(docs Ets Desbordes)

  • d'excellentes aptitudes au for-mage, suivi des aciers d'embou-tissage (XC, XES, FePO6). Lecuivre ncessite des prcautionsselon la gomtrie de la pice ettrois alliages (l'aluminium 5754,le laiton, et linox ferritique) im-pliquent d'adapter la gamme defabrication. Enfin l'Inconel, l'inoxaustnitique et le titane ne sontpas repoussables froid. Les r-sultats de ces essais sont rca-pituls dans le guide techniqueco-dit en 1993 par le Cetim etle Gimef (Groupement franaisdes industries transformatricesde mtaux en feuilles). L'ouvra-ge donne galement les for-mules plus ou moins complexespour calculer le diamtre du flanen fonction de celui de la picefinale qui fait partie du savoir-faire du repousseur.Les plus puissants tours de re-poussage froid admettent desflans de tle jusqu' 5 mtres dediamtre et pour des paisseursde tle de 20 mm d'acier.

    Repoussage etfluotournage

    On a parfois tendance confondre les deux procds. Enrepoussage, l'paisseur du flanreste "pratiquement" constanteet la perte d'paisseur entre leflan initial et la pice va de 10% 20% selon la nature du mtalet la forme de la pice. Aucontraire, dans la technique voi-sine du fluotournage (appeleaussi fluoprojection) on procdeen une seule passe en exerantune forte pression qui fait fluerle mtal sur le mandrin : l'pais-seur diminue alors fortement.Les deux oprations s'effectuentsur la mme machine en modi-fiant le rglage d'avance du cha-riot. En revanche, le fluotournage cy-lindrique ncessite des ma-chines spcifiques qui, partird'bauches cylindriques prala-blement embouties et enfilessur un long mandrin, affinentl'paisseur en une seule passesous la pression concentriquede deux ou trois molettes. Larduction d'paisseur qui peutatteindre 90 % permet d'obte-

    liages qui constituent prs de80% des pices repousses.Enfin l'opration est facilite parune lubrification : le repousseurtraditionnel utilisait du suif pourfaire glisser ses outils manuelset les tours actuels procdent

    par pulvrisation de brouillardd'huile.Les paisseurs repousses d-pendent du type de machine. Entravail manuel et tempratureambiante, on forme sans probl-me des flans d'paisseur 0,5

    3 mm et jusqu' 6,5 mm pourl'aluminium ; avec un tour cha-riot hydraulique (ou un systmede rchauffement du mtal) onrepousse des pices de plu-sieurs millimtres ; au-del des25 mm, il faut de puissantesmachines.Le Cetim a tudi l'aptitude aurepoussage des tles par desessais de caractrisation sur unmandrin tronconique "normalis"de pente 40 pour des flans de300 mm de diamtre et de1,2 mm d'paisseur avec diff-rentes avances par tour et enplusieurs passes. L'aluminiumpur (1050 A) vient en tte avec

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    Repoussage

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    Les deux procds font l'objet des deux normes DIN 8584-T4 pour le (repoussage ou formage par "traction-compres-sion" et 8583-T2 pour le fluotournage ou formage par"compression".

    * Le repoussage est un formage progressif en plusieurspasses qui "plaquent" la pice sur un mandrin en rotation.Le mtal subit des tractions-compressions mais l'paisseurne varie pratiquement pas (10 % environ). La trajectoire dela molette varie au cours des passes ce qui explique la dif-ficult de piloter ces mouvements par une CNC classique :on procde par leur mmorisation lors de la ralisationd'une premire pice. * Le fluotournage regroupe la fluoprojection ralise sur lamme machine que le repoussage mais en une seule passepar compression et fluage du mtal; ce qui entrane alorsune forte variation d'paisseur. * Le fluotournage cylindrique requiert une machine spcia-le deux ou trois molettes qui exercent une pousseconcentrique pour amincir une bauche emboutie et placesur un mandrin. L'application typique est la fabrication dedouilles d'obus, de corps de vrins et en gnral de piceslongues.

    Bien distinguer repoussageet fluotournage

    Le repoussage et le fluotournage peuvent s'effectuer sur la mmemachine partir de flans alors que le fluotournage cylindriquerequiert une machine spciale qui amincit des bauches de picesembouties. (Doc Leico/Verlag Moderne Industrie)

    Les techniques de repoussage etde fluotournage permettent d'ob-tenir des pices diversifies allantdes simples formes expanses entle fine aux couronnes depignonnerie pour botes devitesses jusqu'aux aux roues enaluminium. (doc Leico).

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    notamment pour la confectiondes poulies pour l'industrie au-tomobile. Nous examineronssuccessivement les caractris-tiques de leurs machines.Pionnier et numro un mondialde cette technique Leico (Servi-ce lecteur 912001) a rachetvoici une dizaine d'annes leconstructeur amricain AutoSpin et plus rcemment l'activitfluotournage de son compatrioteB-Ko. Cre Ahlen en West-phalie au dpart pour des activi-ts de tonnellerie voici plus d'unsicle, Leico a construit ses pre-miers tours repousser en1945. Avec 200 personnes, elleralise actuellement un CA d'en-viron 200 MF et construit unecinquantaine de machines paran et des lignes de fabricationcompltes notamment pour despices d'automobile. Directeur de Leico France et bonconnaisseur du march, Hart-mut Bttgen estime que leparc franais des machines derepoussage CNC ou pilotespar ordinateur ne dpasse pas lasoixantaine de machines dont32 tours Leico "play-back" CNC . Le constructeur alle-mand propose une gamme detours PNC "play back" compltepar des machines de fluotourna-ge notamment ddies la fabri-cation des poulies et des picesde botes de vitesse pour l'auto-mobile appeles "centres defluotournage" FFC. Ces machinessont installes en France notam-ment chez un quipementier au-tomobile spcialis dans la fabri-cation des poulies qui disposede 25 machines Leico dont lamoiti CNC.A l'EMO, Leico a prsent untour PNC 109 de construction"monobloc" qui regroupe surune embase centrale le tour pro-prement dit et tous ses organesannexes dont l'unit hydrau-lique, les armoires lectriques etla CNC et il n'est plus ncessairede prvoir des fondations sp-

    nir des pices longues. Les prin-cipaux constructeurs de tours repousser Denn, Leico, M&M, etsurtout l'allemand WF dont c'estla spcialit, proposent aussi cesmachines de fluotournage cylin-drique qui servent en particulierdans le secteur de l'armement fabriquer des douilles d'obus etdes corps d'engins balistiques.Leur exportation vers des pays"sensibles" fait l'objet decontrles et d'autorisation duministre de la Dfense.

    Les techniques du repoussageet du fluotournage sont normali-ses DIN comme le rappelleLeico dans son petit ouvrage p-dagogique bien illustr publi en1994. (encadr 2 en page prc-dente)Ces procds, mi-cheminentre la chaudronnerie et l'em-boutissage, ont tout d'abordtrouv leurs applications pour leformage de pices minces en al-liages lgers pour l'clairage oul'lectronique (capotages, rflec-teurs de luminaires) l'lectrom-nager (casseroles, poles) l'a-raulique (pices de filtration etde ventilation) la chaudronnerie(fonds bombs de rservoirs,

    cuves de btonnires et de p-trins) sans oublier l'orfvrerie,berceau traditionnel du procd(vases, bibelots, seaux cham-pagne)Les machines CNC permettentdsormais d'obtenir conomi-quement et avec une qualitconstante, des pices en acierou en inox pour l'automobile(jantes, enjoliveurs, poulies)sur des machines spciales defluotournage tout comme dansl'aronautique et l'armement(nez d'aronefs, coiffes et corpsde missiles, douilles de muni-tions) Au lieu de travailler par expan-sion de la tle on peut aussi pro-cder par compression et rali-ser un rtreint. On forme ainsi, partir de tubes, des bouteilles degaz et des extincteurs (encadr3 ci-contre) D'autres installations axe verti-cal galbent aussi froid et chaud de grandes picescomme des fonds de cuve et derservoirs de fortes paisseurs(45 mm). Ces spectaculairesmachines border restent laspcialit de constructeurs ita-liens dont le pionnier Boldrini etde l'allemand Schleifstein.D'autres constructeurs propo-sent des dtoureuses qui sontdes machines verticales de re-prise des pices formes paremboutissage (encadr 4).

    Une demi-douzainede constructeurs

    spcialiss

    Les constructeurs de tours re-pousser ou fluotourner pr-sents en France se comptent surles doigts des deux mains : lepionnier allemand Leico, le hol-landais M&M, l'espagnol Denn,et deux italiens Zani et Nova Si-dera, sans oublier RondolottiMaintenance, seul franais. L'al-lemand WF est reprsent maisil construit surtout des installa-tions spciales de fluotournage

    Les techniques de repoussage et de fluotournage (suite)

    Repoussage Metal Industries dcembre 1999 http://www.metal-industries.com

    Le tour repousser PNC 109 de Leico regroupe sur une embase desurface au sol rduite le tour et ses organes annexes comme le groupehydraulique et les armoires lectriques. (Photo LEICO)

    Exemples de pices dorfvrerie,de luminaire, de ventilation,etc obtenues par repoussage(Doc. DENN)

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    ciales de formage. S'y ajoutentdes lignes de fabrication decharpente notamment pour lesconstructeurs de pylnes Les tours repousser TrackTro-nic TT pilots "par ordinateur" et" commande adaptative" sontproposs en six modles de ca-pacit 700 mm 1600 mm avecdes pousses de 10 100 kNpour former des flans d'pais-seur 3 mm en aluminium, 2 mmen acier et d'un millimtre en

    ciales. Le PNC 109 admet desflans de 1050 mm de diamtreavec une distance d'entrepointesde 1500 mm. La puissance dumoteur de broche de 30 kW etl'unit hydraulique de 15 kWpermettent de repousser desflans de 8 mm d'aluminium, de6 mm d'acier et de 5 mm d'inox. Cette conception "monobloc"concerne les six premires ma-chines de la gamme PNC quiadmet des flans de 700 mm dediamtre (PNC 106) jusqu'1200 mm (PNC 111) La gammeest complte par trois autresmachines de plus grande capa-cit jusqu' 5000 mm et lespaisseurs de flans vont ainsi de1 10 mm pour l'inox, de 2 15 mm pour l'acier et de 3 20 mm pour l'aluminium. Le PNC 109 est vendue 2,5 MFet la vritable nouveaut est laprsentation du PNC 106, ma-chine "d'entre de gamme" (decapacit 700 mm avec un mo-teur de broche de 11 kW et uneunit hydraulique de 7,5 kW)propos au prix de 1,2 MF quipermet aux petits ateliers de re-poussage d'accder aux ma-chines CNC.Comme pour la plupart destours de repoussage, la gammePNC est propose avec plu-sieurs quipements et acces-soires complmentaires : cen-treur de flan, couteau de rogna-ge, une ou deux units d'usina-ge, une unit de lubrification parprojection, un porte-molette flot-tant pour certaines pices enaluminium minces comme lesrflecteurs Enfin, ils peuventtre desservis par des systmesde chargement-dchargementdes pices. Le constructeur allemand pour-suit ses R&D pour automatiserses procds. Voici quelquesannes, nous avons prsent lesystme flexible de repousssageLeico 2000 en 5 axes pour pilo-ter non seulement les dplace-ments classiques du chariotporte-molettes mais aussi sonpositionnement angulaire ettous ses rglages pris en comp-te simultanment par la CNC rappelle M. Bttgen. Ce systmeflexible pour la fabrication de

    prototypes varis et de sries depices diversifies est installdans une demi-douzaine d'en-treprises d'Allemagne et d'Au-triche.

    M&M piloteses machines"par ordinateur"

    Depuis quelques annes, leconstructeur hollandais M&M(Service-lecteur 912002) se

    pose en challenger de Leico.Cette entreprise de 90 per-sonnes cre voici une trentained'annes porte le nom des deuxfrres Mass : Hans dirige le sitede production prs d'Utretcht enHollande, et Fred la socit com-merciale installe Cham enSuisse. L'entreprise construitdes machines repousser, fluotourner, tirer, border et rtreindre, horizontales et verti-cales, et des installations sp-

    Metal Industries dcembre 1999 http://www.metal-industries.com

    Repoussage

    Au lieu de travailler parexpansion de la tle, onpeut procder par com-pression locale et rali-ser des rtreints sur desmachines spciales derepoussage ou de fluo-tournage. On forme ainsi des cols de rcipients partir d'une prforme cylindrique en aluminium ex-trude froid sans le support d'un mandrin. Desvases sont galement repousss sur des mandrinsqui doivent tre retractables ou en deux ou plu-sieurs parties pour permettre le "dmoulage". Une application particulire est la fabrication desbouteilles de gaz sous pression sur des machinesde fluotournage qui ralisent un rtreint chaud etla "fermeture" du fond partir de tubes de fortepaisseur en acier ou en alliages d'aluminium. Cesbouteilles servent conditionner des gaz pour l'in-dustrie, pour la plonge ou le secteur mdical maison fabrique aussi des extincteurs. Cette techniqueest notamment mise en oeuvre en France chez unfabricant de bouteilles mtalliques, avec des toursspciaux Leico EN 300 et EN 500 et une nouvellemachine construite par Denn.Le tube, coup la longueur, est plac sur un man-drin de forme hmisphrique. L'extrmit formerest prchauffe dans un four annexe ou l'aided'une rampe gaz ou d'un systme inductionplac sur la machine. La dformation s'effectue pardes passes successives de la molette qui rtractepeu a peu le mtal et vient fermer le fond dontl'paisseur varie. La partie qui recoit le bouchon estobtenue par raccordement chaud d'une baguesur le fond bomb ainsi mis en forme. Leico in-dique que l'opration ncessite une vitesse de rota-tion leve (1200 tr/min) et qu'on chasse lesoxydes qui se concentrent dans la zone bombe l'aide d'un chalumeau en bout du tour. Sa flammepermet d'obtenir la temprature de soudage nces-saire la soudure dite "de forge". D'autresconstructeurs de machines fluotourner dont l'alle-mand HDM propose aussi des machines pour for-mer les bouteilles.

    Des bouteilles de gaz partir de tubes

    Docs DENN

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    CNC sont en service en Francenotamment chez des sous-trai-tants en rgion parisienne donttrois chez Destombes et un80 FC install au dbut de l'an-ne 1999 chez Repoussage &Industrie.A l'EMO, Denn a prsent unnouveau "centre de repoussage"Kenn-80 5 axes pour des ca-pacits de 800 mm et des pais-seurs de flans jusqu' 1,5 mmd'acier et 2,5 mm d'aluminium. La machine comporte deux cha-riots dont un chariot auxiliairevertical qui porte une tourelle in-dexable six positions, conceptdj mis en oeuvre par Zani. Ces

    deux chariots peuvent tra-vailler ensemble pour

    faire du repous-sage et

    dou-

    inox, mais d'autres machinestraitent des flans jusqu' 2,6 mde diamtre en 15 mm d'pais-seur. Ces machines TT cotentde 1,5 3 MF et Claude Rolling,responsable de M&M France, in-dique qu'une dizaine sont enservice en France. Le constructeur nerlandais d-veloppe aussi depuis trois ansdes tours verticaux VFM (Verti-cal Forming Machine) de capaci-t de 100 mm 800 mm dj li-vrs une vingtaine d'exem-plaires notamment dans l'auto-mobile et pour la fabricationd'ustensiles culinaires. La dis-position verticale facilite le char-

    gement-dchargement despices, notamment dans leslignes de production. Un filmvido prsent lors d'exposi-tions montre une machine VFMdans une ligne de production quiproduit 800000 tambours defreins de camions par an dansune filiale amricaine du groupeLucas. Des machines verticales border et profiler VXM com-pltent la gamme de M&M quiprvoit de doubler la capacit deproduction de son usine hollan-daise.

    Des tours motorisation

    "tout lectrique"

    Denn (Industrias Puigjaner)(Service-lecteur 912003) estune entreprise familiale de 50personnes implante depuis1885 l'ouest de Barcelone. Di-rige par Edouard Puigjaner, elleest spcialise dans les tech-niques de dformation des tles,des tubes et des profils. Elleconstruit une centaine de tours repousser par an et des ma-chines border et dtourer

    ainsi que des installations sp-ciales pour fabriquer des pouliesou rtreindre chaud des bou-teilles de gaz 85 % de la pro-duction est exporte.Sa gamme de tours repousserTorc est motorisation "toutlectrique" par moteurs et vis billes sur les deux axes, alorsque la plupart des autresconstructeurs, Leico en tte,conservent un pilotage servo-hydraulique pour l'axe X quiexerce la pousse transversalesur la molette. La commandenumrique est une CNC Sie-mens ce qui facilite maintenancedes machines en service dans lemonde par un rseau de tl-as-sistance tlphonique. Jacques-Henri Pautre, agentfranais du constructeur espa-gnol, indique que 12 tours

    Les techniques de repoussage et de fluotournage (suite)

    Repoussage Metal Industries dcembre 1999 http://www.metal-industries.com

    Les tours TAL de Zani compor-tent une tourelle annexe au des-sus du mandrin pour mettre enoeuvre des outils qui ralisent desoprations annexes pour obtenirdes pices termines (doc Zani)

    A l'EMO, Denn a prsent unnouveau "centre de repoussage"Kenn-80 5 axes qui comportedeux chariots qui peuvent tra-vailler ensemble pour faire durepoussage et doubler la produc-tion, soit sparment, l'un pourle repoussage l'autre pour rali-ser des oprations annexes dedtourage, marquage, bordage(Photos DENN)

    Photos DENN

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    bler la production, soit spar-ment, l'un pour le repoussagel'autre pour raliser des opra-tions annexes de dtourage,marquage, bordage Ce quipermet de raliser des picesentirement termines dans d-montage explique Jacques-Henri Pautre qui prcise que lamachine a t dveloppe encollaboration avec Mannes-mann-Indramat qui a quip lesservomoteurs d'axes et fourni laCNC 5 axes avec liaison parfibres optiques. La programma-tion directe en CNC peut s'effec-tuer hors ligne sur un PC ext-rieur avec un programme deCAO spcifique.Les quatre premiers centres derepoussage Kenn-80 sont desti-ns au march italien tandisqu'un nouveau modle Kenn-20de petite capacit s'adresse auxmarchs des petites pices deprcision, de l'orfvrerie et pourla confection d'objets publici-taires.L'italien Zani (Service-lecteur912004) reprsent par SodimmIndustries est surtout connupour ses presses mais l'activitrepoussage de cette entreprisefamiliale de 52 personnes repr-sente quelque 10 % de son CA.Elle propose une gamme de sixmodles de tours TAL de capaci-t 600 mm 3000 mm pour re-pousser des flans d'aluminium

    de 5 20 mm d'paisseur. Nous sommes surtout connuspour nos tours en version sp-ciale TAP qui produisent engrande sries des ustensiles decuisine : huit sont chez Tefal Rumilly rappelle Ennio Zaffaro-ni, dirigeant de Zani rencontrau 13 me Congrs international"Dcoupage-emboutissage" or-ganis par le Gimef en juin der-nier Paris. Le constructeur at le premier concevoir desmachines tourelle indexableporte-outils sur un chariot an-nexe plac au dessus du man-drin, concept inspir des toursd'usinage. La CNC fonction "replay" per-met la programmation par unpalpage direct du profil du man-drin qui gnre directement lecode ISO standard de la forme,ou par auto-apprentissage l'ai-de d'un joystik ou encore parl'option CAD-CAM (sur PC oudirectement par la CNC) avec unoutil d'aide graphique appel"user friendly". En cas de faus-se manoeuvre, il vite les colli-sions entre l'outil et le mandrinet permet d'utiliser plusieursmolettes et les outils annexesinstalls sur la tourelleindexable explique le construc-teur. M. Zaffaroni indique que 17 ma-chines CNC sont en service enFrance dont un TAL 450 chezMad'InFrance qui produit desjantes alu d'automobiles Mont-

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    Repoussage

    Dans l'industrie,on associe sou-vent au repoussa-ge des oprationsannexes de d-tourage, bordageet profilage ou dertreint pour for-mer des gorges.Certaines peuventtre directementexcutes sur letour repoussergrce des outilsmonts sur deschariots annexesindpendants deceux qui portentles molettes deformage. Les toursvoluent ainsi vers de vritables "centres de repoussage-formage" quips de systmes de changement de moletteset de chargement-dchargement des pices.Les machines border et former les fonds axe vertical

    sont la spcialit de constructeurs italiens dont Boldrini quia mis au point et brevet en 1959 cette technique ralise froid ou chaud selon les paisseurs. L'entreprise milanaisequi construit par ailleurs des presses des rouleuses-cro-queuses de tles et des cintreuses de profils a prsent l'EMO une machine border 25 HY 6000 reprsentative desa gamme ; elle met en forme des fonds cylindriques de 6m de diamtre elliptiques de 4 m de diamtre pour destles d'paisseur 25 mm. Les plus puissants modles Boldri-ni qui travaillent froid sans trous au centre atteignent 8mtres et galbent des paisseurs jusqu' 50 mm. A chaudon peut former des diamtres de 5,2 m en 250 mm. Boldri-ni a prsent Euro-Blech 98 un projet d'installation roboti-se Ribopress avec une CNC 7 axes avec cran graphiqueCCP (Computerized Control Panel).Trois autres constructeurs transalpins construisent des "bor-datrici" Faccin, Parmigiani et Galdabini qui vient de faire icil'objet d'un - reportage (voir "Mtal Industries" de no-vembre dernier). L'allemand Schleifstein s'est aussi spciali-s dans les grandes machines pour de fortes paisseurs.Quelques entreprises franaises de sous-traitance sont qui-pes de ces machines notamment la bien nomme Siff (So-cit industrielle de formage des fonds) dans l'Isre, soci-t-soeur de repoussage Vitamtal Rieux-la-Pape qui ex-posaient au Midest sur un stand commun.Les dtoureuses sont de machines de reprise de taille plusmodeste installes par exemple en sortie des presses d'em-boutissage pour la finition et le faonnage des pices. Desconstructeurs de tours repousser les proposent en compl-ment de leurs gamme (Denn, HDM, Rondolotti, WF) ainsique l'allemand Matec/Mawe et les italiens Lucas et surtoutOmera (reprsent par Indutechno en complment destours de Nova Sidera)

    Des machines border et dtourer, faonner

    Photo BOLDRINI

    Photo SCHLEIFENBAUM & STEINMETZ

    La premire machine NovaSidera installe en France, vientd'tre installe chez Brez, sous-traitant Langeac en Haute-Loire (Photos NOVA SIDERA)

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    mis au point cette technologied'apprentissage pour les be-soins de l'Education nationale audbut des annes 1980.

    Former des pouliesen 18 secondes

    sans faireun seul copeau

    Dans le domaine particulier desinstallations de fluotournage ontrouve surtout les deux spcia-listes d'outre-Rhin Leico et WFreprsent par Dufour (Servicelecteur 912007) Levallois-Per-ret. Cette entreprise d'une cen-taine de personnes, cr voici 25ans non loin du fief de Leico enWestphalie, est connue pour sagamme complte de machinesverticales (et quelques modleshorizontaux) pour la fabricationdes jantes et surtout des pouliesdont elle est devenue un spcia-liste dans l'industrie automobile. Guy Despointes chez Dufour in-dique que ces impression-nantes machines, dont certainespeuvent coter plusieurs mil-lions de francs, fabriquent despoulies multigorges qui peuventaussi tre crantes et qui sontobtenues directement par for-mage en 18 secondes sans faireun seul copeau . D'autres ma-chines WF produisent des"cloches" (tambours d'em-brayages pour les botes de vi-tesse automatiques. Le repous-sage apporte alors d'importantsgains de matire par rapport auxpices usines. Ces dernires annes, plusieursinstallations pour la fabricationdes poulies ont t installes parWF dans le monde entier chezles quipementiers de l'automo-bile pour rpondre les nouveauxbesoins en pignonnerie a la suitede la gnralisation les groupesde climatisation sur les nou-velles voitures.Harmutt Bttgen rappelle de sonct que Leico a dvelopp destours DW pour le fluotournagedes poulies aux Etats-Unis voici

    ceau-les-Mines ainsi que plu-sieurs machines en sous-traitan-ce notamment dans le groupelyonnais Gabis.Plus rcemment venu sur cemarch, Nova Sidera reprsen-te par Indutechno (Service-lecteur 912005) est une entre-prise cre par des repousseursau dbut des annes 1990 prsd'Asti "dans une table" (lieuhautement plus mythique en cecontexte de la Nativit que le fa-meux "garage" de deux clbresinformaticiens de Palo Alto !).L'entreprise italienne s'est dve-loppe : elle compte dsormais30 personnes, construit 35 ma-chines par an et projette d'instal-ler une nouvelle usine de3000 m2. Sa gamme comporte les mo-dles Orion ( commande hy-draulique) Galileo et Giotto (apprentissage) et trois CNC(Magellano, Vega et Antars)

    pour des capacitsde 600 mm 2100mm. Les CNC sont

    des Siemens 800 qui intgrentun PC.Pierre Bassi, responsable deNova Sidera chez Indutechno,indique que la premire machinedu constructeur installe enFrance, une Giotto 400 Mille-nium, vient d'tre installe chezBrez, sous-traitant Langeac enHaute-Loire.

    Rondolottiseul franais en lice

    Aprs la disparition du lyonnaisTermoz Industrie, Rondolotti(Service-lecteur 912006) restele seul constructeur franais. Lanouvelle socit RondolottiMaintenance (7 personnes Choisy-le-Roi) construit destours apprentissage, des ma-chines border et des installa-tions spciales. Elle fabriqueaussi des outillages pour le re-poussage et assure la mainte-

    nance et la reconstruction (re-trofit) de ses anciens tours. Ellea install une dizaine de tours"play back" dont deux au Canadapour la fabrication de luminaires,un autre chez Forma, construc-teur d'quipements de cuisinepour collectivits de Logny-au-Perche D'autres sont en servi-ce chez des industriels commel'Air Liquide et ThomsonLa version actuelle Robot CNA 3 commande numrique "detroisime gnration" a t dve-loppe partir des circuits lec-troniques rapides DSP (DigitalSignal Processor) tudis avecTantale, une socit spcialisedans l'lectronique numrique.Le tour Robot CNA 883 de800 mm de capacit est venduenviron 2,5 MF avec tous sesquipements. L'aspect le plus intressant desmachines de Rondolotti est l'in-terface graphique de la com-mande en langage clair avec desmenus conversationnels qui rap-pelle que le constructeur avait

    Les techniques de repoussage et de fluotournage (suite)

    Repoussage Metal Industries dcembre 1999 http://www.metal-industries.com

    La commande numrique Robot CNA de "3me gnra-tion" mise au point par Rondolotti utilise un joystick quifacilite le pilotage intuitif lors de la ralisation de la pre-mire pice par apprentissage. Cette commande quipe icile tour CNA 883 de 800 mm de capacit. (Doc Rondolotti)

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    nagure des procds mcon-nus, retrouvent leur comptiti-vit face l'emboutissage. Lesbureaux d'tudes commencent mieux connatre ces tech-niques de fabrication en petitessries pour les intgrer dansleurs projets de conception depices. Le mot d'ordre "Pensezau repoussage !" reste toutefoisd'actualit comme le rappellentles plaquettes des profession-nels et comme l'affichait Gen-thial, sous-traitant lyonnais surson stand du Midest. En France, une cinquantainede sous-traitants spcialissemploient environ 700 per-sonnes et ralisent un CA glo-bal de 350 MF (encadr 4 ci-dessous) La qualit des fabrications restel'une des proccupations desprofessionnels du repoussagequi avec le Gimef, le Cetim, desindustriels notamment du sec-teur aronautique et des ensei-gnants, ont constitu une com-mission de normalisation ausein de l'UNM (Union de norma-

    quatre ou cinq ans en collabora-tion avec General Motors qui ainstall dans ses diffrentesusines une trentaine de ma-chines.

    Des constructeursnon reprsentsdans l'Hexagone

    Concluons ce tour d'horizon parles autres constructeurs non re-prsents en France. Le japonaisNihon Spindle construit unegamme complte de tours dontdes modles "play back" et CNC Variforma mais, notreconnaissance, n'est pas repr-sent en Europe. Des constructeurs europensn'ont pas d'agent en Francemais exposent rgulirementleurs matriels Euro-Blech ouaux EMO. C'est le cas de HDM,une PME allemande de 20 per-sonnes de Ahlen, la ville deLeico, qui construit une douzai-ne de tours de repoussage paran, essentiellement des modlesde petites et de moyenne capaci-t gabarit et CNC et des ma-chines de fluotournage ainsi quedes dtoureuses-faonneusesverticales. Le constructeur ita-lien Gamec a galement prsen-t l'EMO un tour David 601 desa gamme CNC.

    Connu en France par ses cin-treuses de profils, Comac(Service-lecteur 912008) estune socit d'une trentaine depersonnes Villanova d'Asti quia dvelopp une activit de di-versification en repoussage,comme le rappelait Euro-Blech98 Mme Rosolen qui dirige l'en-treprise : nous avons eu l'op-portunit de racheter unconstructeur de tours repous-ser et nous dveloppons unegamme de tours manuels, hy-drauliques et CNC que nousconstruisons en une dizaine

    d'exemplaires chaque anne .Les capacits vont de 500 2000 mm pour des paisseursde flans de 0,2 10 mm.

    Au Midest : Pensezau repoussage !

    Depuis quelques annes, le re-poussage et le fluotournage,

    Metal Industries dcembre 1999 http://www.metal-industries.com

    Repoussage

    Un exemple de machine verticalede fluotournage pour pour lefabrication des poulies construitepar WF (Photos WF)

    Les capacits des tours Comacvont de 500 2000 mm pour despaisseurs de flans de 0,2 10 mm. (Photo COMAC)

    En France, selon Gilbert Des-bordes, prsident du syndicatdes entreprises de repoussa-ge, une cinquantaine de sous-traitants sont spcialiss danscette technique dont quelquesuns taient prsents au Mi-dest. En tte, avec 165 personnes etun CA d'environ 100 MF deCA, le groupe lyonnais Gabis,leader europen, qui ras-semble les trois socits Boni-tempo, Erbis et Gabialex et quia rcemment absorb FTR unePME de Sassenage. Prsid

    par Jean Agns, le groupe dis-pose d'importants moyens enrepoussage et en formage avecdes tours de plusieurs marques

    et de capacits varies : Leico, M&M, Rondolotti, Termoz Industrie, Zani Viennent ensuite une vingtaine de PME de dix trente personnes comme Genthial (19 per-sonnes Chassieu) bien quip d'une vingtaine machines de repoussage et de fluotournagede Leico (et B-Ko) dont 6 CNC. Les socits Forme, Vitamtal et SIFF sont aussi implantesen Rhne-Alpes. On compte plusieurs entreprises en rgion parisienne comme Desbordes (14 personnes Orly qui dispose de 3 tours CNC Denn) Repoussage & Industrie Noisy-le-Sec, Vial Chelles et Guithon Paris (spcialis dans les travaux d'orfvrerie) On recense enfin de nombreux prestataires de services et des artisans-repousseurs, le plussouvent quips de tours manuels. La profession apparat ainsi assez disperse.

    Une cinquantaine d'entreprises de sous-traitance

    Prsident du Syndicat des entreprises de repoussage, GilbertDesbordes prsente des pices caractristiques sur son stand auMidest dont une pice double cne qui combine des oprations derepoussage et de fluotournage (Photo C.G. pour Mtal Industries)

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    par ce mtier, ce qui pose unproblme de prennit pournotre profession dplore GuyDesbordes. Il rappelle que la commandepar apprentissage avait t d-veloppe en France pour m-moriser et tenter de "conser-ver" une part du "savoir-faire"particulier des tourneurs-re-pousseurs. Dhabiles "artisans"qui savent interprter la dfor-mation du flan et couter lecrissement du mtal pour ma-noeuvrer les molettes avecprcision. La spectaculaireclosion de la pice qui formesa corolle de mtal tourbillon-nante sous la pousse de ou-tillages apparait toujours, auxyeux du profane, comme uneopration singulirement "ma-gique".

    Claude Gel

    lisation de la mcanique). Ils ontrdig en commun une "recom-mandation sur les tolrances di-mensionnelles et de planit despices repousses" en coursd'homologation l'Afnor pourservir de base une futurenorme franaise. Autre proccupation, la forma-tion. Elle reste assure en Fran-ce par un unique tablissementd'enseignement technique, leLyce Condorcet de Montreuil.Le Pr. Michel Leguerreau formedes techniciens spcialiss etdispose depuis 1988 d'un tourLeico PNC 75 apprentissageet de machines hydrauliquesRondolotti. Les lves sem-blent toutefois moins attirs

    Les techniques de repoussage et de fluotournage (suite)

    Repoussage Metal Industries dcembre 1999 http://www.metal-industries.com

    "Repoussage et fluotournage"par Manfred Runge, Verlag Mo-derne Industrie, 1994 ouvragede 72 pages dit par Leico/Lei-feld-France"Le repoussage de l'aluminium etde ses alliages" expos de Gil-bert Desbordes la Journe th-matique "Utilisez l'aluminium" or-ganise au Cetim le 3 novembre1999. "Le repoussage : du bureaud'tudes la ralisation" guideco-dit en 1993 par le Cetim etle Gimef. Disponible au servicedes publications du Cetim. Tl :03 44 67 33 06 (Prix : 299,62 F)

    Pour en savoir plus

    Constructeurs de tours repousseret fluotourner

    Comac (I) 912008Denn (E)/Edimate 912003Leico (D)/Leifeld-France 912001M & M Sheet Metal Forming Machinery (NL) 912002Nova Sidera (I)/Indutechno 912005Rondolotti Maintenance (F) 912006WF (D)/Dufour et Cie 912007Zani Metal Forming Machines (I)/Sodim Industries 912004

    Constructeurs de machinesde fluotournage cylindriques etpour la fabrication des poulies

    Denn (E)/Edimate 912003Leico (D)/Leifeld France 912001M&M (NL) 912002WF (D)/Dufour Pre et Fils et Cie 912007

    Constructeurs de machines border Boldrini (I) 912009Faccin (I) 912010Galdabini (I)/Daniel Gargaillo 912011Schleifenbaum & Steinmetz (D) 912012

    Constructeurs de machines faonner, dtourer

    Denn (E)/Edimate 912003Galdabini (I)/Daniel Gargaillo 912011Omera (I) 912013Nova Sidera/ Indutechno 912005Rondolotti Maintenance (F) 912006WF (D)/Dufour et Cie 912004

    Le repoussage, opration "magique"? Le stand commun aux socitsVitametal et SIFF au Midest tait anim par un prestidigitateur-magicien. Comme le montre les pices exposes, SIFF fabriquer et bor-der des grands fond de cuves jusqu' 4 mtres de diamtre. (photoC.G pour Mtal Industries)

    Exemple de pices techniquesobtenus par repoussage par legroupe de sous-traitance Gabis :jonctions de cbles HT en cuivre,pices de machines textiles(Photos GABIS)

    Source CETIM INFOR-MATION Fvrier 1999