abeaucé, leshabitantsneveulentplusdelarn 12 · là de «révolution »,etregrettant qu’un statut...

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Jeudi 2 février 2017Ouest-FranceBretagne6

Fillon : Goulard invoque la séparation des pouvoirsFrançois Goulard, le président (LesRépublicains) du conseil départe-mental du Morbihan, suit, bien sûr,de près les évolutions de l’affaireFillon. Pour lui, il y a, à travers cetteenquête, une violation de la sépara-tion des pouvoirs. Il s’en explique :« Si François Fillon avait tué pèreet mère, l’intervention de la Justicene souffrirait aucune critique. Maisil s’agit, pour l’essentiel, de l’utilisa-tion des crédits que l’Assemblée

nationale met à disposition desdéputés pour rémunérer des colla-borateurs. Juger de l’effectivité deleur travail doit-il être soumis à l’ap-préciation des juges ? Il est permisd’en douter, au regard de ce prin-cipe essentiel qu’est la séparationdes pouvoirs. » François Goulardajoute cet argument à sa prise de po-sition : « La Cour des comptes neconsidère pas que ces dépensesrelèvent de sa juridiction. »

6,8 km de plus à quatre voies entre Rennes et Angers

Avec 6,8 km, la section à 2 X 2 voies,entre Retiers et Martigné-Ferchaud,au sud de l’Ille-et-Vilaine, est la pluslongue mise en service depuis le dé-but de l’aménagement de l’axe Bre-tagne-Anjou. Cette nouvelle portiona été inaugurée mardi (photo). Les

travaux avaient débuté en juin 2013.Les automobilistes roulent désor-mais sur une 2 x 2 voies depuis larocade de Rennes jusqu’au nord deMartigné-Ferchaud, soit sur 38 kilo-mètres en continu.

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eC’est la vitesse atteinte par un traind’essais sur l’ensemble de la nou-velle ligne à grande vitesse entre Le

Mans et Rennes. Cette vitesse correspond à la vitesse commer-ciale, 320 km/h, augmentée de 10 %. C’est une nouvelle étapefranchie pour obtenir l’autorisation de mise en exploitation com-merciale. Les essais vont se poursuivre jusqu’à la fin du mois àConnerré et la Milesse, près du Mans, Sablé-sur-Sarthe et Laval.

352 km/h

Langues régionales : des avis contrastésLa Fédération culturelle Kevre Breizh salue le travail des députés.L’UDB, en revanche, dénonce une manœuvre politique.

Mardi soir, à l’Assemblée nationale,les députés ont adopté, en premièrelecture, et à la quasi-unanimité (68pour et 3 contre), une proposition deloi visant à promouvoir les languesrégionales (notre édition d’hier).

Tangi Louarn, porte-parole de laFédération des associations cultu-relles bretonnes « salue le travail dela députée Annie Le Houérou (rap-porteur du texte) et de toutes celleset ceux qui ont contribué aux évolu-tions récentes dans un système ja-cobin archaïque et conservateur. »

Tout en considérant qu’il n’y a paslà de « révolution », et regrettantqu’un statut ne soit toujours pas ac-cordé à l’enseignement bilingue im-

mersif, Kevre Breizh considère que« cette proposition de loi confortedes progrès souvent mis en œuvresur le terrain et vise à les renfor-cer ».

L’Union démocratique bretonnepose, en revanche, deux questionstrès critiques : « À l’approche desélections législatives, comment depas penser à une manœuvre élec-torale ? » Et, « pourquoi ne pas avoirproposé (ce texte) au début de la lé-gislature ? »

« Nous demandons des actes surle terrain, pas des effets de mancheà l’Assemblée nationale » ajoutel’UDB.

A Beaucé, les habitants ne veulent plus de la RN 12C’est le dernier bourg breton, à l’est de l’Ille-et-Vilaine, encore traversé par une route nationale.Un projet de déviation est en cours mais les habitants s’impatientent.

À Beaucé, près de Fougères en Ille-et-Vilaine, pour se rendre à la mairie,à l’école ou encore pour acheter sonpain il faut emprunter une route na-tionale.

La RN12, qui relie aujourd’hui Fou-gères à Alençon (Orne) traverse eneffet le centre-bourg. Le problèmec’est qu’elle voit passer aujourd’hui10 300 véhicules par jour dont 1 300poids lourds. Et selon des estima-tions de la direction régionale del’environnement, de l’aménagementet du logement de Bretagne (Dreal)le trafic pourrait atteindre les 13 700véhicules d’ici 2044.

Pas avant 2024…

Dix fois plus de voitures que d’habi-tants, la situation est depuis plusieursannées insupportable. L’État estconscient du problème. « Le projetconcernant la déviation de Beaucéest prioritaire. Il a été inscrit aucontrat de plan État-Région 2015-2020 », rapporte Pierre-AlexandrePoivre, responsable de la divisionmaîtrise d’ouvrage intermodale de laDreal.

Depuis le 30 janvier, le projet esten phase de concertation publique.

Sur place, quatre scénarios sont pré-sentés aux habitants. Une décisionfinale sur le tracé qui permettra auxautomobilistes de contourner la com-mune devrait être présentée avantl’été. Mais il n’y a pas de quoi s’em-baller pour autant. « Un projet rou-tier requiert un processus très long,avertit Pierre-Alexandre Poivre. Lestravaux ne devraient pas débuteravant 2021-2022 et la mise en ser-vice sera effective au plus tôt en2024. »

En attendant, les habitantscraignent pour leur sécurité. « Il fau-drait améliorer les passages proté-gés. C’est dingue d’avoir des diffi-cultés pour sortir de chez soi », râleun riverain.

Contrairement aux statistiques ana-lysées par les services de la Drealqui juge cette portion de route « peuaccidentogène », ceux qui la fré-quentent régulièrement font étatd’une dangerosité quotidienne. Enmémoire, une série d’accidents sur-venus en avril 2016, dont l’un avaitcoûté la vie à un automobiliste. Plusrécemment, une mère de famille etses deux enfants ont été renverséspar une voiture alors qu’ils se ren-daient à l’école.

« C’est un vrai problème. À plu-sieurs reprises nous avons évité ledrame, il faut que le projet de dévia-tion aboutisse au plus vite », lâcheJean-Louis Lagrée, maire de Beaucé.

Seulement l’enjeu sécuritaire n’est

pas le seul point du dossier. « Leprojet va engager le territoire pourdes décennies, il sera impossiblede faire machine arrière », insistePierre-Alexandre Poivre.

Les différentes options présentéesaux habitants ces derniers jours de-vraient coûter entre 15 et 30 millionsd’euros. Les élus locaux sont diviséssur le choix à faire. Et si le chantierdémarre, il entraînera des aménage-ments fonciers. Les agriculteurs s’eninquiètent. Les négociations s’an-noncent rudes. Pour que le derniercentre-bourg breton puisse vivre se-reinement, il faudra patienter.

Charles DROUILLY.

À Beaucé (Ille-et-Vilaine), le centre-bourg est traversé par une route Nationale. Un cas unique en Bretagne.

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Morbihan Ille-et-Vilaine

Rennes

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20 km

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RN 12

Forough Salami soutiendra Benoît HamonForough Salami-Dadkhah, vice-prési-dente PS de la Région Bretagne (encharge de l’Europe et de l’internatio-nal) a voté Manuel Valls au secondtour de la primaire de gauche. Ellefait aujourd’hui « le choix de la cohé-rence et de la loyauté » en soutenantBenoît Hamon, « car il est l’hommequi a été choisi au terme d’un pro-

cessus démocratique dont j’ai ac-cepté les règles. » L’élue brestoiseattend désormais du candidat dési-gné par la primaire qu’il « trouve lesmots justes pour que ce rassemble-ment, que nécessite l’élection pré-sidentielle, s’effectue sur les basesles plus larges possible. »

L’orgue du Likès : de Quimper à PlouhinecDepuis dix ans, l’orgue du Likès,l’établissement d’enseignement privéde Quimper, ne fait plus entendre denotes. Et pour cause : il est entière-ment démonté depuis qu’il a fallufaire de la place pour installer un nou-veau self. Pourtant, une nouvelle viese dessine pour lui. Il devrait prendrela direction de l’église de Plouhinec(Morbihan), pas très loin de Lorient,où une association se mobilise pourjustement trouver un orgue. L’égliseNotre-Dame-de-Grâce en possédait

un, mais c’était il y a bien longtemps.Il fut détruit par les bombardementslors de la Seconde Guerre mondiale.Une convention vient donc d’être si-gnée entre Le Likès et Plouhinec. Lacommune a acheté l’orgue pour uneuro symbolique. Pour autant, il fau-dra encore réunir une somme esti-mée à 600 000 € pour transporterles milliers de pièces de l’orgue, le re-monter à Plouhinec et l’accorder. Lamairie a sollicité la Fondation du pa-trimoine qui s’est montrée intéressée.

Des dispositifs bretons contre l’illettrismeL’illetrisme concerne 3 % des jeunesBretons, alors que la moyenne natio-nale s’établit à 3,6 %. Il n’empêche, laRégion au titre de ses compétencesen matière de formation, l’État, despartenaires sociaux et des associa-tions, se sont mobilisés pour mettreen place des outils originaux afin defaire reculer l’illettrisme. Par exemple,le parcours « compétences clefs, »,

qui prévoit un volet contre l’illettrisme,a été suivi, en 2015, par plus d’un mil-lier d’adultes. Plus de 1 800 jeunesont suivi une « prestation préparatoireà l’insertion ». Et 600 personnes, quipréparent leur insertion profession-nelle, ont bénéficié d’un dispositifvisant à acquérir ou à retrouver cessavoirs de base.

La Bretagne en bref

Loger en Cité-U pour des courts séjoursLe Crous propose aux étudiants et apprentis des formulesd’hébergement plus courtes, sans conditions de ressources.

Après le casse-tête de la recherched’un logement en septembre, les étu-diants et leurs parents se retrouventsouvent confrontés à une autre pro-blématique : où se loger pour effec-tuer un stage, passer un concours,travailler pour un job d’été ?

Dès février, et surtout à partir dumois d’avril, les Cités universitairesse vident de leurs locataires, offrantdes chambres disponibles dans leparc géré par le Centre régional desœuvres universitaires et scolaires(Crous).

« Afin de faciliter la mobilité desjeunes, nous leur proposons desformules d’hébergement en courtet moyen séjours », explique leCrous. Si l’on veut, par exemple, pas-ser deux nuits à Rennes pour lesépreuves d’un concours, il suffit deréserver une chambre pour seule-ment 15 € la nuit (avec le wifi gratuitet un kit linge). Le tarif est dégressifen fonction de la durée. Un séjour dedeux mois, par exemple, est facturé279 € par mois (240 € pour un étu-

diant boursier)En Bretagne, le Crous possède des

résidences à Rennes, Brest, Quim-per, Lannion, Saint-Brieuc, Lorientet Vannes. « Cette formule existedéjà depuis plusieurs années, pré-cise encore le Crous, mais les étu-diants et leurs familles ne pensentpas faire appel à nous. »

Cet hébergement à tarif imbattableest pourtant réservé aux étudiants etapprentis (sans conditions de res-sources, à la différence du logementà l’année), aux enseignants-cher-cheurs, aux personnels de l’Éduca-tion nationale ainsi qu’aux groupes.Pas question de s’ouvrir à des tou-ristes de passage, pour ne pas faireconcurrence aux professionnels del’hôtellerie.

Olivier BERREZAI.

Pour réserver une chambre ou unstudio, se connecter au site du Crous,au plus tard 48 heures à l’avance :www.crous-rennes.fr

Le Crous propose des chambres et des studios pour de courts séjours.

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À Merdrignac, 700 camions chaque jour devant chez eux

Reportage

Mardi, 14 h, à Merdrignac. Ce n’estpas l’heure de pointe dans l’Avenuedu Mené. Pourtant, un cortège decamions défile sur cette route dépar-tementale.

En bordure d’avenue, à la fenêtrede sa maison, un riverain se désoledu spectacle. « Chaque jour, ce sontdes centaines de camions qui cir-culent devant chez moi ». Le pro-blème ne date pas d’hier. « La routea été ouverte en 1981. Mais au dé-but, il y avait nettement moins decirculation, explique le riverain. Au-jourd’hui, en venant de Loudéac,

de Rennes ou du Morbihan, c’estla seule route pour rejoindre laRN12. C’est aussi l’axe empruntépar les transporteurs de bovinspour rejoindre l’abattoir de Ker-mené à Collinée. »

Un danger omniprésent

Aux abords d’une école, d’un lotisse-ment et d’un parc des sports, un teltrafic interpelle. Il y a cinq ans l’amé-nagement de la route a été modifié.La chaussée a été rétrécie et des ra-

lentisseurs ont été installés. Pour ap-porter de la sécurité.Mais le bât blesse… Un habitant rap-pelle que « la situation ne s’est pasaméliorée. Bien au contraire. Lescamions freinent pour pouvoir secroiser. Et mettent les gaz pour re-partir. En passant sur les ralentis-seurs, leur remorque claque sur lachaussée. Et cela tout au long de lajournée. »

Une centaine de mètres plus loin,dans le bas de la rue, même constat.

Pour Robert Prigent, le danger estomniprésent. Il évoque le passaged’un camion monté sur le trottoir de-vant sa maison pour croiser plus faci-lement un autre camion. « J’ai fait unbond en arrière ». Il pointe aussi dudoigt le vacarme occasionné par lepassage de bétaillères devant chezlui à 22 h. « On dirait le tonnerre ouun avion ! »

Les riverains s’accordent à dire queles nuisances sont multiples. « Pournous rassurer, on devait nous faireune belle avenue où les camionsse fondraient dans le paysage, iro-nisent-ils. C’est le bruit, le danger etles odeurs liées à la perte de fumierqui se fondent au paysage ! »

« Cela fait 25 ans qu’on se bat »,témoigne Germain Doublet. Au-jourd’hui le seul espoir des riverainsrepose sur l’aménagement prévu dela RN164 sur le secteur de Merdri-gnac. « Il faudrait intégrer à ces tra-vaux le contournement de l’Avenuedu Mené. Sinon ce sera fini pourtoujours. » Le pari n’est pas gagné :une route est gérée par le départe-ment, l’autre par l’État.

Isabelle SIGOURA.

Voitures et camions se croisent au ras des maisons.

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Côtes-d’Armor

Morbihan

Saint-Brieuc

Manche

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LoudéacRN 164

RN 12

Merdrignac

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